Francesco Cavalli

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Francesco Cavalli
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Francesco Cavalli

Biographie
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Voir et modifier les données sur Wikidata (à 73 ans)
VeniseVoir et modifier les données sur Wikidata
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Œuvres réputées
Il Giasone, Artemisia (d), Egisto, La CalistoVoir et modifier les données sur Wikidata

Francesco Cavalli, de son vrai nom Pier Francesco Caletti-Bruni (né le à Crema, dans la province de Crémone, en Lombardie - mort le à Venise) fut un compositeur et organiste italien. Il avait pris pour pseudonyme le nom d'un noble vénitien qui était son mécène.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il devint chanteur à la basilique Saint-Marc de Venise en 1616, puis second organiste en 1639, premier organiste en 1665 et enfin maître de chapelle en 1668 à la tête de la Cappella Marciana. Malgré cette longue carrière de musicien d'église, il est surtout connu pour ses opéras.

Il commença à écrire pour la scène lyrique en 1639 (Le Nozze di Teti e di Peleo), et acquit très vite une renommée telle qu'il fut invité à Paris en 1660 pour y produire l'opéra Xerse. Il revint d'ailleurs à Paris en 1662, montant la représentation de son Ercole amante au Louvre, cette œuvre ayant été écrite à l'occasion du mariage de Louis XIV. Il mourut à Venise.

En 2014, Olivier Lexa signe la première biographie complète du compositeur[1], parue aux éditions Actes Sud.

Œuvre et influence[modifier | modifier le code]

Cavalli est probablement le compositeur le plus important de sa génération en ce qui concerne l'opéra public, genre musical alors en plein développement. Contrairement à Claudio Monteverdi qui dispose pour ses premières œuvres d'orchestres très fournis en toutes sortes d'instruments, Cavalli utilise dans ses opéras un orchestre à cordes avec basse continue très réduit afin de s'adapter aux moyens limités des opéras publics.

Cavalli a émaillé sa musique d'airs mélodieux et utilisé pour ses livrets des personnages-types populaires à l'époque. Ses opéras se caractérisent par des effets dramatiques forts, une grande facilité musicale et un humour burlesque qui a caractérisé l'opéra italien jusqu'à la mort d'Alessandro Scarlatti. Les opéras de Cavalli fournissent le seul exemple d'un développement continu d'un compositeur dans ce genre du début à la fin du 17ème siècle à Venise, seuls quelques opéras par d'autres, comme Monteverdi et Antonio Cesti, nous étant parvenus. Le développement est particulièrement intéressant pour les chercheurs parce que l'opéra était encore un genre nouveau lorsque Cavalli a commencé à travailler, et était devenu un spectacle public populaire à la fin de sa carrière.

Cavalli a écrit quarante et un opéras, dont vingt-sept nous sont parvenus, conservées dans la Biblioteca Nazionale Marciana (Bibliothèque nationale de Saint-Marc) de Venise.

En plus des opéras, Cavalli a composé la musique du Magnificat dans le grand style vénitien polyphonique, des antiennes mariales et une messe de Requiem en huit parties, probablement destinée à ses propres funérailles, ainsi qu'un peu de musique instrumentale.

Liste des compositions[modifier | modifier le code]

Opéras[modifier | modifier le code]

  • Le nozze di Teti e di Peleo (1639)
  • La Dafne (1640)
  • La Didone (1641)
  • L'Amore innamorato (1642, musique perdue)
  • La virtù de' strali d'Amore (1642)
  • L'Egisto (1643)
  • L'Ormindo (1644)
  • La Doriclea (1645)
  • Il Titone (1645, musique perdue)
  • Il Giasone (, c'est le plus populaire de ses opéras)
  • L'Euripo (1649, musique perdue)
  • L'Orimonte (1650)
  • L'Oristeo (1651), recréé en 2016 au Théâtre national de Marseille.
  • La Rosinda (1651)
  • La Calisto (1652)
  • L'Eritrea (1652)
  • Il Delio (La Veremonda, l'amazzone di Aragona) (1652)
  • L'Orione (1653)
  • Il Ciro (1654)
  • L'Hipermestra (L'Ipermestra) (1654)
  • Xerse (1655)
  • L'Erismena (1655)
  • La Statira (Statira principessa di Persia) (18 janvier 1655)
  • L'Artemisia (1657)
  • Impermnestra (12 juin 1658)
  • L'Antioco (1659, musique perdue)
  • Il rapimento d'Helena (Elena (en)) (1659)
  • L'Ercole (Ercole amante) (7 février 1662)
  • Scipione affricano (1664)
  • Mutio Scevola (Muzio Scevola) (1665)
  • Il Pompeo Magno (1666)
  • L'Eliogabalo (1667)
  • Coriolano (1669, musique perdue)
  • Massenzio (1673, musique perdue)

Œuvres sacrées[modifier | modifier le code]

  • Vespro della beata Vergine (1656)
  • Antiennes à la Vierge (1656)
  • Missa pro defunctis per octo vocibus (1675)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]