Déodat de Séverac

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Déodat de Séverac
Description de cette image, également commentée ci-après

Déodat de Séverac.
Dessin de Jean Diffre.

Naissance
Saint-Félix-Lauragais, Drapeau de la France France
Décès (à 48 ans)
Céret, Drapeau de la France France
Activité principale compositeur
Maîtres Vincent d'Indy, Albéric Magnard, Alexandre Guilmant

Marie-Joseph-Alexandre Déodat de Séverac, né à Saint-Félix-Lauragais (Haute-Garonne) le et mort à Céret (Pyrénées-Orientales) le , est un compositeur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille de la noblesse, fils du peintre Gilbert de Séverac, Déodat de Séverac fait ses études à Toulouse, puis à la Schola Cantorum de Paris, où il devient l'élève de Vincent d'Indy et d'Albéric Magnard. Il y prend des leçons d'orgue avec Alexandre Guilmant et devient l'assistant d'Isaac Albéniz. Très attaché à ses origines, il se fixe à Céret (Pyrénées-Orientales) à partir de 1910, région qui attire par la suite un certain nombre d'artistes tels que Manolo Hugué, qu'il avait rencontré à Paris. Il fut en relation avec certaines individualités du milieu occultiste français[1].

En 1900, il écrit des poèmes symphoniques sur les saisons. Il met en mélodies des poésies de Baudelaire et de Verlaine ainsi que des vers occitans et compose sa musique chorale avec des arrangements de textes en catalan. Il écrit deux opéras, Le Cœur du moulin, créé à l'Opéra-Comique de Paris le 8 décembre 1909, et Héliogabale, créé aux Arènes de Béziers en 1910 avec l'introduction de la cobla catalane, groupe d'instruments jouant des tibles et des tenoras (hautbois traditionnels catalans de différentes tailles). Sa musique pour piano, au style très personnel, est souvent imagée et colorée, comme dans le Chant de la Terre, qui décrit une idylle rustique, ou les morceaux En Languedoc et Baigneuses au soleil. La suite Cerdaña, son chef-d'œuvre, illustre son amour pour le terroir catalan.

Déodat de Séverac fut le chantre d'une musique régionale et soutint, en 1907, une thèse sur La Centralisation et les petites chapelles. Claude Debussy dira que « sa musique sent bon »[2].

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Décédé à Ceret il est inhumé dans son village natal à Saint-Felix-Lauragais. Le 14 septembre 1924 un buste en bronze, fait par son ami Joseph Lamasson, a été inauguré au pied des remparts.

Principales œuvres[modifier | modifier le code]

Fichier audio
En vacances, Où l'on entend une vieille boîte à musique
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Musique sacrée
  • Tantum Ergo
Œuvres pour piano
Musique pour le théâtre
Mélodies
  • Plusieurs recueils, dont À l'aube dans la montagne (1906) et Flors d'Occitania (1912)
Chants

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Les pianistes Aldo Ciccolini et François-Michel Rignol ont enregistré l'intégrale des œuvres pour piano de Déodat de Séverac.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. S. Lévy Journal inédit de Ricardo Viñes, thèse de Doctorat, 1987, publiée Aux amateurs de livres, Paris. Voir également Déodat de Severac la musique et les lettres, correspondance rassemblée et annotée par Pierre Guillot, éditions Mardaga, 2000. En particulier dans cette dernière référence pp. 30 et 210.
  2. Larousse de la Musique, Déodat de Séverac, tome II, p. 350 (1957)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]