Michael Haydn

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Michael Haydn
Description de cette image, également commentée ci-après

Michael Haydn vers 1805.

Naissance
Rohrau
Drapeau de l'Autriche Archiduché d'Autriche
Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Décès (à 68 ans)
Salzbourg
Drapeau de l'Autriche Empire d'Autriche
Activité principale compositeur, organiste
Lieux d'activité Salzbourg
Maîtres Georg Reutter
Élèves Carl Maria von Weber, Anton Diabelli
Conjoint Maria Magdalena Lipp
Famille Joseph Haydn

Michael Haydn est un compositeur autrichien, né le à Rohrau (Autriche) et décédé le à Salzbourg. Il est le frère cadet de Joseph Haydn (17321809).

Biographie[modifier | modifier le code]

Johann Michael Haydn est né en 1737 dans le village de Rohrau sur la Leitha en Basse-Autriche, près de la frontière hongroise. Son père Mathias Haydn était charron et sa mère Maria, née Keller, cuisinière au palais du comte von Harrach.

Comme son frère ainé, Joseph Haydn, il reçoit une éducation musicale dans la maîtrise de la cathédrale Saint-Étienne de Vienne, dirigée par Georg Reutter. Il étudie également le violon et l’orgue. Il complète ensuite son éducation au séminaire jésuite.

Après avoir occupé divers emplois de maître de chapelle, il finit par être nommé, en 1763, maître de concert (« Konzertmeister », c'est-à-dire premier violon, également chargé de diriger l'orchestre) et compositeur à la cour de Colloredo, prince-archevêque de Salzbourg. En 1777, il devient organiste de la cathédrale de Salzbourg et aura notamment pour élèves Carl Maria von Weber et Anton Diabelli.

Le 17 août 1768, il épouse la chanteuse Maria Magdalena Lipp (1745–1827) avec qui il eut une fille Aloisia Josefa, morte en bas-âge.

Maria Magdalena tint le rôle de la Miséricorde dans la cantate Die Schuldigkeit des ersten Gebotes, puis celui de Tamiri dans Il re pastore, deux œuvres de jeunesse de Wolfgang Amadeus Mozart. En effet, très admirateur des frères Haydn, ses aînés de vingt ans, Mozart a beaucoup étudié leurs compositions et s'en est inspiré à maintes reprises. Mozart a demandé à son père, qui jalousait Michael Haydn, de lui envoyer les nouvelles compositions de son collègue de Salzbourg, spécialement tout ce qui relevait du contrepoint et de l'orgue. À sa mort, l'Archevêque de Salzbourg fit des obsèques solennelles au cadet des Haydn.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Ses œuvres comportent plus de huit cents compositions, essentiellement religieuses. Dans ce total distinguons les 150 compositions instrumentales, dont 41 symphonies. C’était un homme timide et réservé qui fuyait les éloges du public, ce qui explique en partie pourquoi il a pu tomber dans un relatif oubli. Cependant, ses contemporains parlaient de lui comme d’un artiste qui, particulièrement pour la musique sacrée, pouvait être situé au tout premier rang.

On relèvera notamment son superbe et solennel Requiem de 1771 chanté avec orchestre à Salzbourg, tandis que parmi le public se trouvaient Mozart père et fils. Il est indubitable que le Requiem de Mozart, composé en 1791, s'inspire par sa texture orchestrale, ses harmonies, ses équilibres architecturaux, aussi bien du Requiem de Michael Haydn créé vingt ans plus tôt que de celui d'Antonio Rosetti (daté de 1776).

Musique instrumentale et de chambre[modifier | modifier le code]

  • 1.1 Symphonies (43)
  • 1.2 Concertos (12)
  • 1.3 Sérénades, cassations, nocturnes, divertimenti (21)
  • 1.4 Autre forme orchestrale (1)
  • 1.5 Ballets (3)
  • 1.6 Danses, Menuets (20)
  • 1.7 Marches (15)
  • 1.8 Quintettes (5)
  • 1.9 Quatuors(19)
  • 1.10 Sonates en trio (10)
  • 1.11 Sonates en duo (4)
  • 1.12 Sonates (2)
  • 1.13 Compositions pour clavier (19)
  • 1.14 Orchestration inconnue (1)

Musique vocale sacrée[modifier | modifier le code]

  • 2.1 Antiennes(47)
  • 2.2 Cantates (5)
  • 2.3 Cantiques (65)
  • 2.4 Graduels (130)
  • 2.5 Hymnes (16)
  • 2.6 Messes (47)
  • 2.7 Motets (7)
  • 2.8 Offertoires (65)
  • 2.9 Oratorios (7)
  • 2.10 Psaumes (19)
  • 2.11 Requiem (3)
  • 2.12 Autres (42)

Musique vocale profane[modifier | modifier le code]

  • 3.1 Arias (8)
  • 3.2 Canons (65)
  • 3.3 Cantates (14)
  • 3.4 Lieder (97)
  • 3.5 Opéras (1)
  • 3.6 Sérénades (1)
  • 3.7 Singspiels (11)
  • 3.8 Chansons (46)

Symphonies[modifier | modifier le code]

Catalogues[modifier | modifier le code]

Les symphonies de Michael Haydn ont été classées et numérotées dans différents catalogues. Le catalogue Perger datant de 1907, de la musique instrumentale de Michael Haydn, utilise des nombres de 1 à 52. Le catalogue de Sherman de 1982 liste 41 symphonies authentiques plus quatre qui ont été attribuées à tort à Haydn. Le catalogue Sherman & Donley de 1993 ne fait aucune référence à la numérotation antérieure de Sherman et comprend quelques symphonies éventuellement antérieures à celle étiquetée nº 1 par Sherman.

Cependant, la numérotation de Sherman de 1982, avec quelques retouches, a été généralement utilisée par les labels de disques. Ces retouches découlent des éléments suivants:

  • a) de nouvelles données suggèrent des datations légèrement différentes, affectant les symphonies appartenant aux groupes suivants: {4, 5, 6, 7, 8, 9, 10}, {16, 17} et {22, 23}
  • b) la découverte de quatre symphonies que l'on pense avoir été écrites en 1758, peut-être après l'œuvre identifiée comme Symphonie nº 1 par Sherman en 1982, mais certainement avant la Symphonie en ut majeur de 1761, - qui est identifiée sous le nº 2 dans les deux catalogue de Perger et de Sherman de 1982. Ces quatre symphonies portent donc le numéro 1 suivi de la lettre A, B, C ou D.

Les numéros MH font référence au catalogue Sherman de 1993.

Plusieurs des symphonies de Michael ont d'abord été attribuées à son frère Joseph Haydn. Quelques autres symphonies ont été attribuées à Mozart.

Liste[modifier | modifier le code]

Opéra et musique pour la scène[modifier | modifier le code]

  • Rebekka als Braut, MH 76 (Perger [47])
  • Der Traum, Pantomime en deux actes, MH 84 (Perger 133)
  • Der Bassgeiger zu Wörgl, MH 205, 1773–75
  • Zaïre, Musique pour la tragédie de Voltaire, MH 255 (Perger 13)
  • Andromeda und Perseus, Opera seria en deux actes, MH 438 (Perger 25), 1787

Musique sacrée[modifier | modifier le code]

  • Missa in honorem Sanctissimae Trinitatis, MH 1
  • Missa Sanctae Cyrilli et Methodii, MH 13
  • Missa Beatissimae Virginis Mariae, MH 15
  • Missa in honorem Sancti Josephi, MH 16
  • Missa Sancti Gabrielis, MH 17
  • Te Deum, MH 28
  • Messe C-Dur, MH 42
  • Missa Sancti Francisci Seraphici (1a), MH 43
  • Messe C-Dur, MH 44 (Perger deest)
  • Missa Sanctae Crucis, MH 56
  • Missa dolorum Beatae Virginis Mariae, MH 57 (= identique à MH 552)
  • Missa Sancti Raphaelis, MH 87
  • Missa Sancti Nicolai Tolentini, MH 109/MH 154
  • Missa Sancti Francisci Seraphici (1b), MH 119
  • Missa pro defuncto Archiepiscopo Sigismundo (« Schrattenbach-Requiem »), en ut mineur, MH 155
  • Missa Sancti Joannis Nepomuceni, MH 182
  • Missa Sancti Hieronymi, Oboenmesse, MH 254
  • Missa Sancti Aloysii, MH 257
  • Missa in Honorem St. Ruperti (Jubiläumsmesse) en ut majeur, MH 322
  • Sancti Dei MH 328
  • Missa Hispanica (Missa a due cori), MH 422
  • Missa in honorem Sancti Gotthardi (Missa Admontis), MH 530
  • Missa in honorem Sanctae Ursulae (Chiemseemesse), MH 546
  • Missa pro Quadragesima, MH 551
  • Missa Quadragesimalis, MH 552 (a-Moll)
  • Missa Tempore Quadragesimae et Adventus, MH 553
  • Missa pro defunctis, Requiem in c-Moll, MH 559 (Perger deest) / scripsit Georg Pasterwitz (1730-1803)!
  • Deutsches Hochamt « Hier liegt vor deiner Majestät », MH 536
  • Deutsches Hochamt « Hier liegt vor deiner Majestät » (« Haydn-Messe »), MH 560
  • Deutsches Hochamt, MH 602
  • Deutsches Hochamt, MH 642
  • Missa sub titulo Sanctae Theresiae, MH 797 (MH 796 sans la fugue du Gloria)
  • Te Deum, MH 800
  • Missa sub titulo Sancti Francisci Seraphici, MH 826
  • Missa sub titulo Sancti Leopoldi in festo Innocentium, MH 837
  • Missa pro defunctis, Requiem en si bémol majeur (inachevée), MH 838
  • Antiphonarium ad usum chori Rothensis, de 1791

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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