Robert de Turlande

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Robert de Turlande
Image illustrative de l’article Robert de Turlande
Statue dans le réfectoire
de l'abbaye Saint-André de Lavaudieu.
Saint, fondateur
Naissance v 1001
Paulhenc, royaume de France
Décès  
à La Chaise-Dieu, royaume de France
Ordre religieux Ordre de Saint-Benoît
Vénéré à la Chaise-Dieu
Canonisation en 1070
par le pape Alexandre II
Vénéré par Église catholique
Fête 17 avril

Saint Robert de Turlande ou saint Robert de la Chaise-Dieu est un saint catholique français, à l'origine de l'abbaye de la Chaise-Dieu. Il est né vers 1001 à Paulhenc dans le Cantal, et mort à La Chaise-Dieu le . Saint catholique, il est fêté le 17 avril.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Géraud, seigneur de Turlande et apparenté aux Montclard, famille de la région de Mauriac, par sa mère Raingarde, elle-même sœur de l'évêque Rencon, le Turlande était une châtellenie relevant à l'époque de la vicomté de Carlat et donc en arrière fief de l'abbaye d'Aurillac.

Robert de Turlande naît vers 1001, cadet d'une famille nombreuse. Il est placé sous la direction des chanoines de Brioude en 1018.

Il devient chanoine en 1026 et est ordonné prêtre. Il fait élever un hôpital pour les pauvres et les pèlerins qui affluent à la basilique Saint-Julien. Insatisfait de la vie des chanoines, il songe à quitter le chapitre de Saint-Julien et il entreprend un voyage au Mont Cassin pour y étudier la règle de saint Benoît et faire mûrir ses projets.

Le , en compagnie de deux chevaliers pénitents, Étienne de Chaliers et Dalmas, il s'installe et prend possession du territoire environnant une chapelle ruinée appelée Casota et située dans une clairière de la forêt livradoise près de la Dore et de la Senouire. L'emplacement de la future Casa Dei était un lieu élevé (1 088 m), au climat rude, infertile, battu par les neiges une longue partie de l'année.

Petit homme « maigre et grêle de forme » familier de la maladie, Robert de Turlande avait un attrait prononcé pour la vie érémitique joint à un indissociable goût de l'action. Il se distinguait par une immense charité, une grande faculté de pénétration, la bonté et le don de la parole.

En 1050, les travaux d'édification du monastère sont terminés. Cautionné par Rencon, l'évêque de Clermont, Robert obtient du roi Henri Ier en 1052 un diplôme de protection qui place les supérieurs de l'abbaye de la Chaise-Dieu sous l'abri de la justice royale.

Jusqu'en 1067, Robert de Turlande fait preuve d'une activité inlassable et crée dans le Massif central, qu'il parcourt de long en large, de nombreuses fondations : en tout, une cinquantaine de foyers de prière et d'apostolat.

Il meurt à la Chaise-Dieu le .

À l'annonce de sa mort, les pèlerins accourent en foule pour vénérer sa dépouille. Ils sont si nombreux que les funérailles ne peuvent avoir lieu que le 24 avril. Très rapidement, il est célébré par l'Église comme un saint et est canonisé par le pape Alexandre II qui, en 1070, ordonne la célébration de sa fête le 24 avril[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Édouard de Dienne, « Saint Robert de Turlande, fondateur de la Chaise-Dieu », Revue de Haute-Auvergne, t. 8,‎ , p. 324-328.
  • Marcellin Boudet, « Saint-Robert de Turlande. Ses origines et sa famille d'après les cartulaires », Bulletin historique et scientifique de l'Auvergne,‎ , p. 47-72, 82-116.

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Liens externes[modifier | modifier le code]