Laudate Mariam

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Le Laudate Mariam est un cantique la Vierge Marie, datant de la fin du XIXe siècle.

Historique[modifier | modifier le code]

L’auteur du cantique Laudate Mariam est l’abbé Hippolyte Boutin (1849-1946). Les paroles sont en français, ponctuées par un refrain en latin « Laudate, laudate, laudate Mariam » : « Louez, louez, louez Marie ».

Ce cantique est signalé en 1901 comme « connu dans la France entière »[1]. Il reste aujourd’hui utilisé lors des processions du culte marial en France.

Il est souvent employé comme un symbole du pèlerinage de Lourdes. Zola l’évoque ainsi dans son roman Trois villes, où il est entonné dans le train ramenant les pèlerins chez eux[2]. Joris-Karl Huysmans parle en 1906 dans Les foules de Lourdes des Ave Maria et des Laudate Mariam comme d’éléments d’une « indescriptible cacophonie », qui deviennent « obsédante importunité » à force d’être chantés à tue-tête[3].

De nos jours encore, ce cantique est mis en avant par Richard Dawkins dans The Root of All Evil? pour caractériser la dévotion de la procession mariale au sanctuaire de Lourdes[4].

Interprétations et variantes[modifier | modifier le code]

Paroles[modifier | modifier le code]

Refrain

Laudate, laudate, laudate Mariam. (bis)

1. O Vierge Marie,
Entends près de Dieu
Ton peuple qui prie :
Exauce ses vœux.

2. Unis aux saints Anges
Devant ton autel
Reçois nos louanges,
O Reine du Ciel.

3. Ton âme très pure
Est sainte en naissant.
De toute souillure
Le Ciel la défend.

4. Le Verbe adorable
Fait homme pour nous
De toi, Vierge aimable,
Veut naître humble et doux.
  
5. Et Dieu te couronne
Devant les élus,
Ton trône rayonne
Auprès de Jésus.
  
6. O Reine bénie
Qu’au sein des splendeurs
Après cette vie
Te chantent nos cœurs.

abbé Hippolyte Boutin Harmonisé par Joseph Samson (musicien)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Polybiblion : revue bibliographique universelle, Société bibliographique (France), Henri Stein, volume 92, 1901, p. 82.
  2. icône Wikisource Émile Zola, Les Trois Villes : Lourdes, Charpentier et Fasquelle, (lire en ligne), Cinquième journée, « Chapitre IV », p. 549 :

    « La scène avait duré longtemps, et comme on passait à toute vapeur devant Riscle, elle tapa de nouveau dans ses mains, donnant le signal pour qu’on chantât le Laudate, laudate Mariam… »

  3. Claude Barthe, Les romanciers et le catholicisme : Huysmans, romancier "liturgique", Éditions de Paris, (ISBN 2-85162-107-6), p. 45
  4. Résumé de The Root of All Evil?
  5. Chants de pèlerinage à Notre Dame

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Laudate Mariam », dans La dévotion réparatrice au Cœur immaculé de Marie : Pourquoi et comment ?, Paris, Ed. Téqui, 2004, page 94 (ISBN 2740311575 et 9782740311578).