Romain Gary

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Romain Gary

Nom de naissance Roman Kacew
Autres noms Émile Ajar, Shatan Bogat, Fosco Sinibaldi
Activités diplomate, écrivain, cinéaste
Naissance
Vilnius[1], Empire russe
Décès (à 66 ans)
Paris, France
Langue d'écriture français, anglais
Genres roman
Distinctions Prix Goncourt (1956 et 1975)

Œuvres principales

Romain Gary, de son vrai nom Roman Kacew (prononcer : katsef, russe : Кацев), est un diplomate et romancier français, de langue française et de langue anglaise, né le à Vilna[1] (gouvernement de Wilna, Empire russe)[2], Wilno (Pologne) après la Grande Guerre, aujourd’hui Vilnius[1] (Lituanie) et mort le (à 66 ans) à Paris.

Important écrivain français de la seconde moitié du XXe siècle, il est le seul à avoir reçu le prix Goncourt à deux reprises dans sa vie ; la première sous son nom de plume habituel en 1956 et la seconde, en 1975, sous l’identité d’emprunt d’Émile Ajar.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine et jeunesse[modifier | modifier le code]

Roman Kacew, d’origine juive ashkénaze, est le fils de Arieh Leib Kacew et de Mina Owczyńska[3]. Kacew est le second mari de la mère de Roman. Alors que Roman est encore enfant, son père participe à la Première Guerre mondiale. Après un bref séjour au domicile conjugal, au no 16 de la Wielka Pohulanka à Wilno, celui-ci quitte son épouse en 1925 pour aller vivre avec une autre femme, avec qui il aura deux enfants, Valentina et Pavel (tous les quatre meurent durant la Seconde Guerre mondiale). Roman est élevé par sa mère. Après avoir divorcé en 1926, elle connaît des problèmes financiers, car elle ne dispose plus des revenus du magasin de fourrures de son mari. Or, son petit atelier de chapeaux ne lui rapporte que très peu d'argent. Elle vit alors quelque temps chez ses parents à Święciany (Švenčionys), puis s’installe avec son fils dans sa famille à Varsovie (Pologne), qu’ils quittent en 1928 pour la France.

Roman Kacew arrive avec sa mère à Nice, à l'âge de 14 ans, dans un climat d’antisémitisme et de xénophobie croissant dans la France des années 1930[4]. Sa mère finit par prendre la direction d'un hôtel respectable, la pension Mermonts. Romain fait des études moyennes au lycée de Nice : s'il se distingue essentiellement par des prix de composition française, obtenus en 1931 et 1932, « dans les autres matières, excepté l'allemand qu'il parle et écrit très correctement, il est médiocre »[5].

Ses débuts[modifier | modifier le code]

Après avoir commencé des études de droit à Aix-en-Provence en octobre 1933, Romain Kacew monte à Paris l'année suivante pour les poursuivre, probablement grâce à l'aide financière que lui apporte son père à l'occasion de leur rencontre à Varsovie durant l'été 1934[6]. Il obtient péniblement sa licence en juillet 1938, tout en suivant parallèlement une Préparation militaire supérieure au Fort de Montrouge : « En attendant son incorporation dans l'armée française, Gary, au terme de médiocres études, bûchait sa procédure. »[7]. Il révise au petit jour et passe l'essentiel de son temps à écrire. C'est à cette époque qu'il publie ses premières nouvelles dans Gringoire, un hebdomadaire qui s'oriente ensuite à l'extrême-droite : « Gary renonça courageusement aux généreuses rétributions (...) quand le journal afficha des idées fascistes et antisémites. Il écrivit à la rédaction une lettre pour dire en substance : « je ne mange pas de ce pain-là »[8]. » En 1937, plusieurs éditeurs refusent son premier roman, Le Vin des morts.

Le soldat[modifier | modifier le code]

Naturalisé Français en juillet 1935, il est appelé en novembre 1938 au service militaire dans l'aviation à Salon-de-Provence. Il doit attendre un mois avant de pouvoir gagner l'école de l'air d'Avord. Au terme de sa formation, il passe l'examen de sortie de l'école en mars 1939, mais se retrouve l'un des deux élèves de la promotion à avoir échoué, probablement en raison de sa naturalisation trop récente. Il doit se contenter du grade de sergent[9]. En août 1939, il devient instructeur de tir à l'école de l'air d'Avord et suit son école à Bordeaux-Mérignac où elle se replie fin août. En février 1940, il obtient une permission pour se rendre à Nice, au chevet de sa mère atteinte d'un cancer de l'estomac. C'est la dernière fois que Romain voit sa mère: elle meurt en février 1941[10]. Le 20 juin 1940, il s'évade de Bordeaux-Mérignac en avion jusqu'à Alger, se rend en car à Casablanca d'où un cargo britannique l'emmène à Glasgow. Il s'engage aussitôt dans les Forces aériennes françaises libres (FAFL). Il sert au Moyen-Orient, en Libye, et à Koufra en février 1941, en Abyssinie puis en Syrie où il contracte le typhus. Après sa convalescence, il sert dans la défense côtière de la Palestine où il participe à l'attaque d'un sous-marin.

En février 1943, il est rattaché en Grande-Bretagne au Groupe de bombardement Lorraine. C'est durant cette période que Romain Kacew choisit le nom de Gary (signifiant « brûle ! » en russe) qui deviendra son pseudonyme et qui fut le nom d’actrice de sa mère[11]. Il est affecté à la destruction des bases de lancement des V1. Le lieutenant Gary se distingue particulièrement le 25 janvier 1944 alors qu'il commande une formation de six appareils. Il est blessé, son pilote Arnaud Langer[12] est aveuglé, mais il guide ce dernier, le dirige, réussit le bombardement, et ramène son escadrille à sa base. Il effectue sur le front de l'Ouest plus de 25 missions, totalisant plus de 65 heures de vol de guerre. Il est fait compagnon de la Libération et nommé capitaine de réserve à la fin de la guerre[13].

Le diplomate[modifier | modifier le code]

Après la fin des hostilités, il entame une carrière de diplomate au service de la France. À ce titre, il séjourne en Bulgarie (1946-1947), à Paris (1948-1949), en Suisse (1950-1951), à New York (à la Mission permanente de la France auprès des Nations unies (1951-1954), à Londres (1955) puis en qualité de consul général de France à Los Angeles de 1956 à 1960[14]. De retour à Paris, il demeure sans affectation jusqu'à sa mise en disponibilité du ministère des Affaires étrangères en 1961.

Carrière littéraire[modifier | modifier le code]

En janvier 1945, Romain Gary voit son premier roman, Éducation européenne, publié par les éditions Calmann-Lévy ; il est distingué par le prix des Critiques. Mais c'est avec Les Racines du ciel qui est récompensé du prix Goncourt 1956 que sa notoriété d'écrivain grandit auprès du public. À partir de la publication de La Promesse de l'aube, en 1960, il se consacre de plus en plus à son activité d'écrivain, également sous divers pseudonymes dont l'ultime et le plus connu, Émile Ajar, marque la fin de sa carrière et ses quatre derniers romans avant sa mort. Fait unique, il obtient pour La Vie devant soi un second prix Goncourt en 1975 déclenchant à la fin des années 1970 l'« L'affaire Émile Ajar ».

Dès l’immédiat après-guerre, la figure littéraire du rescapé de la Shoah hante l’œuvre romanesque de Romain Gary : c’est Tulipe, dans le récit éponyme (1946), qui au sortir de Buchenwald s’installe dans le « nouveau monde » de Harlem ; c’est Vanderputte, dans Le Grand vestiaire (1948), qui a dénoncé un réseau de Résistants ; c’est le Compagnon de la Libération Jacques Rainier dans Les Couleurs du jour (1952) qui voit l’idéal de la France Libre se déliter et s’engage comme volontaire en Corée ; c’est Morel, dans Les Racines du ciel (1956) qui a survécu à l’expérience concentrationnaire en imaginant des troupeaux d’éléphants battre la savane. Entre 1946 et 1956, Romain Gary interroge et expérimente, à travers l’existence de ces quatre personnages, différentes attitudes post-Shoah. Tous quatre mourront, laissant penser qu’il est impossible de vivre après Auschwitz. Ce n'est qu'avec l'œuvre d'Emile Ajar qu'une réponse viendra sublimer ses premiers écrits : « celle d'un altruisme désintéressé, d'une banalité du bien qui contraste avec la banalité du mal d'un Eichmann[15]

Romain Gary et la mort[modifier | modifier le code]

En 1978, lors d'un entretien avec la journaliste Caroline Monney[16], lorsque celle-ci lui pose la question : « Vieillir ? », Romain Gary répond : « Catastrophe. Mais ça ne m'arrivera pas. Jamais. J'imagine que ce doit être une chose atroce, mais comme moi, je suis incapable de vieillir, j'ai fait un pacte avec ce monsieur là-haut, vous connaissez ? J'ai fait un pacte avec lui aux termes duquel je ne vieillirai jamais »[17].

Romain Gary se suicide le 2 décembre 1980 en se tirant une balle dans la bouche[18]. Il laisse une lettre dans laquelle est notamment écrit  : « Aucun rapport avec Jean Seberg » (l'actrice s'est elle-même suicidée le 30 août 1979)[19].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Parmi les amours de jeunesse de Roman Kacew, on peut citer Christel Söderlund, une jeune journaliste suédoise qu'il rencontre à Nice en juillet 1937. Jeune mère de famille, mariée, elle suit Romain à Paris et envisage de divorcer, mais décide après quelques mois de rentrer en Suède retrouver son mari[20].

Il tombe ensuite amoureux d'Ilona Gesmay, une jeune juive hongroise de quatre ans son aînée, qui inspirera l'auteur de La Promesse de l'aube, de La nuit sera calme et d'Europa. Sa famille lui ayant coupé les vivres, elle décide de rentrer à Budapest en mars 1940; elle survivra à la guerre, mais deviendra schizophrène et ne reverra jamais Romain[21].

En avril 1945, Roman Kacew épouse la femme de lettres britannique Lesley Blanch rencontrée l'année précédente, mais l'amour d'Ilona continue à le hanter[22]. En 1959, il fait la connaissance de l’actrice américaine Jean Seberg dont il tombe amoureux et avec qui il entame une liaison. En 1963, il divorce pour se marier avec Jean Seberg. Leur fils, Alexandre Diego Gary, naît cette même année. Il tournera ses deux films avec Jean Seberg comme actrice principale. Ils se séparent en 1968.

L'affaire Émile Ajar[modifier | modifier le code]

Après la disparition de Romain Gary, on apprend que, sous le pseudonyme d’Émile Ajar, il est également l'auteur de quatre romans dont la paternité avait été attribuée à un proche parent, Paul Pavlowitch, son petit cousin. C’est lui qui a assumé le rôle d’Ajar auprès de la presse (notamment auprès de Yvonne Baby dans Le Monde et de l'hebdomadaire Le Point qui retrouve « Ajar » dans le Lot et publie deux semaines durant en 1973 des articles et une interview littéraire de Paul Pavlowitch par Jacques Bouzerand, à la veille du prix Goncourt). Romain Gary a déjà envoyé en 1930 des manuscrits à la NRF sous les pseudonymes de François Mermont (du nom de l’hôtel-pension à Nice dont sa mère est gérante) ou de Lucien Brûlard (voir plus loin) qui ne sont cependant pas acceptés.

Romain Gary est ainsi le seul écrivain à avoir jamais été, par volonté de mystification ambiguë (Gary et Ajar signifient respectivement brûle ! et la braise en russe ; des phrases de l'un sont dans l'autre), récompensé deux fois par le prix Goncourt, la première fois sous son nom courant, pour Les Racines du ciel, en 1956 et la seconde fois sous le pseudonyme d’Émile Ajar, pour La Vie devant soi, en 1975.

La mystification Ajar/Gary ne serait pas passée inaperçue de tous. Dans son roman autobiographique Le Père adopté, Didier van Cauwelaert rapporte qu'une étudiante de la Faculté de lettres de Nice, qu'il nomme Hélène, aurait préparé, deux ans avant la révélation publique, un mémoire soutenant, au grand désarroi de ses professeurs, que Gary et Ajar étaient une seule et même personne[23].

Ajoutons qu'Ajar et Gary ne furent pas ses seuls pseudonymes puisqu'il est aussi l'auteur d'un polar politique, sous le nom de Shatan Bogat Les Têtes de Stéphanie, et d'une allégorie satirique signée Fosco Sinibaldi (les lettres s, i et n masquant les g, a et r de Gar-ibaldi) L'Homme à la colombe.

Renommée et postérité[modifier | modifier le code]

Plaque en mémoire de Romain Gary apposée sur son domicile parisien au no 108 de la rue du Bac

Plusieurs de ses livres ont été adaptés au cinéma, notamment Clair de femme (1979) par Costa-Gavras, avec Yves Montand et Romy Schneider dans les rôles principaux, et La Vie devant soi (1977) par Moshé Mizrahi, qui remporta l'Oscar du meilleur film en langue étrangère, et dans le rôle de Madame Rosa, Simone Signoret remporta le César de la meilleure actrice. En 1958, l'Américain John Huston a réalisé Les Racines du ciel avec Trevor Howard, Errol Flynn, Juliette Gréco, Orson Welles. C'est Romain Gary qui en écrivit le scénario. Il a également réalisé deux films pour lesquels il tint en même temps le rôle de réalisateur et celui de scénariste. Cette partie de son œuvre n'a guère connu de succès.

En 2007-2008, La Vie devant soi est adaptée au théâtre par Xavier Jaillard dans une mise en scène de Didier Long et remporte trois Molières (Meilleure adaptation théâtrale, meilleure comédienne, meilleure production théâtrale). En 2007-2008, Christophe Malavoy incarne Romain Gary au théâtre dans Gary/Ajar.

Le nom de Romain Gary a été donné à une promotion de l'École nationale d'administration (2003-2005), de l'institut d'études politiques de Lille (2013) et de l'Institut d'études politiques de Strasbourg (2001-2002), en 2006 à la place Romain-Gary dans le 15e arrondissement de Paris et à la bibliothèque patrimoniale de Nice.

À l'étranger, l'Institut français de Jérusalem porte également le nom de Romain Gary.

Décorations[modifier | modifier le code]

Œuvre[modifier | modifier le code]

Écrits[modifier | modifier le code]

Sous le nom de Romain Kacew 
Sous le nom de Romain Gary 
Sous le pseudonyme de Fosco Sinibaldi
Sous le pseudonyme de Shatan Bogat
Sous le pseudonyme d’Émile Ajar

Films[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Il utilise dans ses écrits l'orthographe polonaise Wilno
  2. Selon le critique Tadeusz Kowzan, il serait en réalité né à Moscou
  3. Myriam Anissimov, Romain Gary, Le Caméléon, Folio, 2006, première partie.
  4. Myriam Anissimov, Romain Gary, Le Caméléon, Folio, 2006, deuxième partie.
  5. Myriam Anissimov, Romain Gary, Le Caméléon, Folio, 2006, deuxième partie, p. 131 ; Gary a été directement intégré en classe de 4e à son arrivée en France. Il reconnaît lui-même les difficultés qu'il a rencontrées lors de ses études secondaires et le manque d'intérêt qu'il éprouve pour les études supérieures, faites essentiellement pour répondre aux désirs de sa mère, dans son roman La Promesse de l'aube.
  6. Myriam Anissimov, Romain Gary, Le Caméléon, Folio, 2006, deuxième partie, p. 140.
  7. Myriam Anissimov, Romain Gary, Le Caméléon, Folio, 2006, deuxième partie, p. 150.
  8. Romain Gary, Le Caméléon de Myriam Anissimov, Folio, 2006, deuxième partie, p. 147 ; entretien avec René Agid, recueilli par Variety Moszinsky. Les recherches de Myriam Anissimov sur l'hebdomadaire Gringoire sont par ailleurs très complètes ; voir notamment p. 145-147. En 1935, le journal payait 1 000 francs la page, alors que Gary recevait moins de 300 francs mensuels de sa mère.
  9. Myriam Anissimov, Romain Gary, Le Caméléon, Folio, 2006, deuxième partie, p. 170-172.
  10. Prévenu par une lettre de son ami René Agid, Romain, alors en Afrique, ne pourra se rendre à l'enterrement.
  11. Entretien avec Caroline Monney, Romain Gary, L’affaire homme, Folio, 2005, p. 300.
  12. Lui aussi Compagnon de la Libération
  13. a et b Romain Gary sur le site de l'Ordre de la Libération
  14. Kerwin Spire, « Romain Gary, écrivain diplomate », in Laurence Badel et al. (dir.), Écrivains et diplomates : l'invention d'une tradition XIXe-XXIe siècles, Armand Colin, Paris, 2012, p. 363-377.
  15. .
    Kerwin SPIRE "Comment vivre après Auschwitz ? Romain Gary et l'écriture de l'après (1946-1956)", Diasporas no 22, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, octobre 2013, p. 216-225
     »
  16. Caroline Monney, « Vingt questions à Romain Gary », dossier ajouté à Charge d'âme, éd. Jules Tallandier, février 1978
  17. Romain Gary, L'Affaire homme, « Vingt questions à Romain Gary », Gallimard, coll. « Folio », F8, 2006
  18. Mireille Sacotte, Mireille Sacotte commente la promesse de l'aube de Romain Gary, éd. Gallimard, 2006, p. 223
  19. Romain Gary se tire une balle dans la tête le 2 décembre 1980, laissant la note suivante :
    « Jour J.
    Aucun rapport avec Jean Seberg. Les fervents du cœur brisé sont priés de s’adresser ailleurs.
    On peut mettre cela évidemment sur le compte d’une dépression nerveuse. Mais alors il faut admettre que celle-ci dure depuis que j’ai l’âge d’homme et m’aura permis de mener à bien mon œuvre littéraire. Alors, pourquoi ? Peut-être faut-il chercher la réponse dans le titre de mon ouvrage autobiographique : « La nuit sera calme » et dans les derniers mots de mon dernier roman : « Car on ne saurait mieux dire ».
    Je me suis enfin exprimé entièrement. »
    cité par D. Bona, Romain Gary, Paris, Mercure de France-Lacombe, 1987, p. 397-398.
  20. Myriam Anissimov, Romain Gary, Le Caméléon, Folio, 2006, deuxième partie, p. 152-160.
  21. Myriam Anissimov, Romain Gary, Le Caméléon, Folio, 2006, deuxième partie, p. 161-169.
  22. « Si jamais on la retrouve, évidemment elle vivra avec nous. » annonça Romain à Lesley (cité dans Myriam Anissimov, Romain Gary, Le Caméléon, Folio, 2006, deuxième partie, p. 162)
  23. Didier Van Cauwelaert, Le Père adopté, Albin Michel, 2007, p. 272-273

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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