Maison de la culture de Bourges

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Maison de la Culture de Bourges
MCB
Description de cette image, également commentée ci-après
La Maison de la Culture vue de face, en mars 2011.
Type Salle de spectacle
Théâtre
Lieu Bourges
Coordonnées 47° 04′ 45″ nord, 2° 23′ 57″ est
Architecte(s) Marcel Pinon
Inauguration 1963
Direction Olivier Atlan
Site web www.mcbourges.com

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Maison de la culture de Bourges

La Maison de la Culture de Bourges (également connue sous l'acronyme MCB) est un établissement culturel situé à Bourges, dans le département du Cher. Inaugurée en 1963, elle est une des premières Maisons de la Culture voulues par André Malraux, alors ministre des Affaires culturelles. La MCB est devenu un EPCC en juin 2010. Elle était jusqu'alors gérée par une association.

Elle propose depuis son ouverture des spectacles de théâtre et de danse, des concerts ainsi qu'une programmation de cinéma. Elle dispose de deux salles de spectacle, d'une salle de cinéma, d'une salle d'exposition ainsi que d'un restaurant. Depuis septembre 2009, les salles de spectacle et leurs activités ont été transférées vers d'autres salles en vue d'une rénovation complète du bâtiment, mais face aux complications techniques et aux surcout, le projet est abandonné à la faveur de la construction d'un nouveau bâtiment.

En 1977, Alain Meilland et Daniel Colling créent le festival de chansons Le Printemps de Bourges qui sera, jusqu'en 1982 produit par la Maison de la Culture. De 2005 à 2007, la Maison de la Culture de Bourges a accueilli le Festival international des scénaristes.

Histoire[modifier | modifier le code]

La construction du bâtiment qui accueille aujourd'hui la Maison de la Culture remonte à l'entre-deux-guerres. Destiné à devenir salle des fêtes, il a été édifié par l'architecte de la ville de Bourges, Marcel Pinon. Il prévoit pour l'aménagement intérieur plusieurs salles de spectacle ainsi que des lieux destinés à l'accueil du public. Le bâtiment est orné à l'extérieur de fresques du sculpteur François Popineau. Le projet original de Pinon prévoyait un complexe beaucoup plus vaste mais les travaux furent stoppés par l'invasion de la France par les Allemands en 1940.

Dans les années soixante, Raymond Boisdé, maire de Bourges, décide de reconfigurer l'intérieur du bâtiment. Sont alors créées deux salles de spectacle : le Grand théâtre (d'une capacité maximale de 916 places, 779 après les rénovations qui débuteront fin 2011) et le Petit théâtre (d'une capacité de 350 places, 297 après les rénovations)[1]. Des salles d'exposition et une discothèque sont aussi aménagées. Un centre dramatique national dirigé par Gabriel Monnet s'installe dans les murs de l'édifice.

C'est à la même époque qu'André Malraux, alors ministre des Affaires culturelles, souhaite développer un concept apparu dans les années trente, celui des maisons de la culture. Malraux étant un ami de Boisdé, Bourges et sa salle des fêtes sont choisies pour accueillir l'une d'elles.

La Maison de la Culture est d'abord inaugurée le 12 octobre 1963, puis une deuxième inauguration a lieu le 18 avril 1964 en présence d'André Malraux[1]. Une dernière a lieu en 1965, en présence du général de Gaulle[1].

En 1994, le bâtiment est classé monument historique.

Restructuration[modifier | modifier le code]

À gauche, les locaux inoccupés de l'ancienne école de la musique.
Façade actuelle de la maison de la culture, condamnée pour le moment

L'établissement manquant de modernité, des projets de rénovation ont été mis en place. Une restructuration en profondeur était prévue, et depuis septembre 2009, l'activité des salles de spectacles a été transférée vers l'Auditorium, le théâtre Jacques-Cœur et le Hublot. Les travaux prévoyaient un agrandissement du centre grâce aux locaux inoccupés de l'ancienne école de la Musique, qui avait été déménagée vers un bâtiment neuf en 2007[2]. Les travaux prévoient un rehaussement de la toiture, un remplacement de la charpente et la démolition de certaines parties. Le but est de moderniser les deux salles de théâtre, mal entretenues, avec une amélioration de l'acoustique notamment. Le restaurant devrait se situer au rez-de-chaussée et l'administration devrait s'installer dans les locaux inoccupés dans l'ancienne école de la Musique avec les salles destinées à l'accueil des artistes[3].

Les travaux, dont le coût initial était estimé à 12,7 millions d'euros, seront confiés au groupe INGÉROP[4],[5]. Toutefois, un conflit concernant la prise en charge de probables surcoûts a menacé le projet. Ces surcoûts atteindraient au minimum trois millions d'euros[6]. La mairie annonce avec plus de précisions la répartition de la charge des coûts en février 2011. Au total, le coût des travaux se chiffre à 19 millions d'euros réparties entre la ville de Bourges (29,1 %), l'État avec la DRAC (24,1 %), le département (22 %), le FEDER de l'Union européenne (12,4 %) et la région Centre-Val de Loire (12,4 %)[3].

Les travaux ont commencé en février 2012[7] : l'arrière du bâtiment est abattu et la façade protégée car classée au patrimoine historique. Les travaux sont cela-dit interrompus en septembre en raison de la découverte de vestiges de thermes gallo-romains nécessitant des fouilles archéologiques. Face à ces nouveaux retards, entrainant de nouveaux surcouts, la ville de Bourges décide en juillet 2013 d'abandonner le site, et de construire un nouveau bâtiment à Séraucourt[8].

Direction[modifier | modifier le code]

  • Gabriel Monnet (1963 - 1969)
  • Max Croce (1969 - 1972)
  • Yves Robault (1972 - 1974)
  • Jean-Christophe Dechico (1975 - 1981)
  • Henri Massadau (1982 - 1998)
  • Gilbert Fillinger (1998 - 2005)
  • Pierre-François Roussillon (2005 - 2010)
  • Olivier Atlan (depuis 2011)

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]