Expulsion des Juifs

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L’expulsion des Juifs est l’un des éléments les plus caractéristiques de leur histoire, leurs exodes en masse ayant « rarement » été le fruit de leurs décisions propres.

Débutant aux premiers temps de leur histoire et participant à la création de la diaspora juive, les expulsions deviennent au Moyen Âge l’une des mesures anti-juives les plus fréquentes, dont les motivations sont autant théologiques, qu’économiques et politiques. Selon Raul Hilberg, l’expulsion des Juifs est l’étape suivant logiquement les diverses politiques d’ostracisation des Juifs et précédant la mesure ultime, à savoir leur tentative d'extermination.

Carte datée des diverses expulsions des Juifs au Moyen Âge ainsi que les routes prises par les exilés

Sommaire

Expulsion d'Angleterre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des Juifs en Angleterre.

Expulsion de 1290[modifier | modifier le code]

En 1290, édit du roi Édouard Ier d'Angleterre, tous les juifs (environ 16 000 personnes) sont expulsés.

Expulsions d'Allemagne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des Juifs en Allemagne.

Interdiction de 1348[modifier | modifier le code]

Interdiction de 1510[modifier | modifier le code]

Interdiction de 1551[modifier | modifier le code]

IIIe Reich[modifier | modifier le code]

En Allemagne avant la Seconde Guerre mondiale, les mesures antisémites incitent les Juifs au départ. Ceux qui peuvent émigrent vers plusieurs pays, dont les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Palestine.

Expulsion d'Algérie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des Juifs en Algérie.

Expulsion d'Autriche[modifier | modifier le code]

Interdiction de 1421[modifier | modifier le code]

Interdiction de 1698[modifier | modifier le code]

En 1698, l'empereur Léopold Ier du Saint-Empire bannit les Juifs de Vienne.

Expulsion du Brésil[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des Juifs au Brésil.

Un certain nombre de Juifs hollandais avaient émigré à Pernambouc, au Brésil, sous domination hollandaise de 1630 à 1654[1] et durent quitter ce pays quand les Portugais en reprirent le contrôle et y rétablirent l'Inquisition. Certains s'établissent alors aux Antilles françaises et il est dit que la capitale de la Guadeloupe, Pointe-à-Pitre, doit son nom à un Juif hollandais, appelé Peter ou Pitre selon la transcription en français[2]. Toutefois, les Juifs quittent les Antilles françaises quand ils en sont expulsés en 1683, expulsion confirmée par le Code Noir en 1685, dont le premier article enjoint « tous nos officiers de chasser de nos dites îles tous les Juifs qui y ont établi leur résidence, auxquels, comme aux ennemis déclarés du nom chrétien, nous commandons d'en sortir dans trois mois à compter du jour de la publication des présentes »[3].

Au XVIIIe siècle, des Juifs reviennent en Martinique, où ils ne sont que tolérés jusqu'à la Révolution. Ils sont souvent les correspondants commerciaux des entrepreneurs bordelais comme la famille Gradis[4].

Expulsion de Crimée[modifier | modifier le code]

Expulsion de 1016[modifier | modifier le code]

Expulsion de 1350[modifier | modifier le code]

Expulsion d'Égypte[modifier | modifier le code]

Expulsions de France[modifier | modifier le code]

  • Le premier édit, celui de Childebert Ier, fils de Clovis, est publié en 533[réf. nécessaire] parce que les juifs refusent de se convertir au christianisme, alors que les mariages mixtes avec des juifs sont interdits sous peine d’excommunication des chrétiens ou de mort pour les juifs.
  • Le deuxième édit date de 633, par Dagobert qui faute d’avoir pu convaincre les juifs de la rue de la Cité à Paris (ancienne rue de la Juiverie) de se convertir, finit par les expulser.
  • La troisième expulsion est signée de Philippe Auguste en 1182. Caisses vides, jalousie des commerçants chrétiens : en 1181, en plein Sabbath, arrestation des juifs de Paris, dépouillés de leur or et de leurs effets personnels ; libération en échange d’une forte rançon et l’année suivante, saisie de leurs biens immobiliers remis aux commerçants non-juifs et expulsion.

Au fil des ans, les juifs seront rappelés par les rois (à cause des caisses vides) et expulsés à nouveau, maintenus en état de soumission, avec des interdits, des humiliations et des massacres. Même ceux du Comté de Toulouse devront trouver refuge en Provence, époque où les Cathares (chrétiens), eux, seront exterminés.

  • La quatrième expulsion de France est celle de Louis IX (dit Saint Louis) en 1254 : des Talmuds sont saisis par le pouvoir royal et brûlés en 1242. Engagé dans la 7ème croisade, le roi est fait prisonnier en 1250 en Égypte. À la nouvelle, les Juifs sont pris pour cible. Massacres et expulsion. Certains préféreront retourner à Jérusalem, plutôt que d’être rappelés par le pouvoir.
  • En 1240, c’est l’expulsion des juifs de Bretagne.
  • Entre 1292 et 1306 spoliation systématique des biens juifs, ponctuée d’arrestations, de taxes spécifiques, de saisies et ventes de biens, avec obligation de rachats pour se voir ensuite signifier une nouvelle expulsion. Et pour quitter le royaume, il faut encore payer. Bien que rappelés en 1315, peu reviennent.
  • En 1322, sixième expulsion de tous les juifs de France, du Languedoc et de Bourgogne. Ceux du Languedoc croient trouver refuge en Aragon où ils subissent les persécutions de 1391. Bûchers, procès, massacres et spoliations.
  • En 1394, c’est la septième mesure d'expulsion, l’Édit d’expulsion définitif. Il reste une poignée de juifs. Les caisses sont vides. La fiscalité s’alourdit. Famine, épidémie, misère, émeutes. Les bébés juifs sont enlevés pour être convertis de force. Le roi donne 45 jours aux Juifs pour quitter les lieux après avoir vendu leurs biens. Certains partent pour la Savoie, l’Allemagne, les États du Pape et Jérusalem.
  • Bretagne et Provence étant rattachés au royaume, viennent les 8ème et 9ème expulsions en 1491 et 1501. Direction Jérusalem et l’Afrique du Nord pour les Sarfati (Français), les Narboni et les Elbaz (de Béziers), et 1615, la 10ème expulsion, purement formelle est sans effet, puisqu’il ne reste qu’un seul Juif au royaume de France, le médecin de la cour de Marie de Médicis. Les juifs reviendront après le rattachement de l’Alsace et la Lorraine en 1648 (Traité de Westphalie).
  • En 1683 et 1724, respectivement Louis XIV et Louis XV expulsent les Juifs des Antilles et de Louisiane, signant les 11ème et 12ème expulsions.


Expulsion par Philippe le Bel[modifier | modifier le code]

Expulsion par Charles VI en 1394[modifier | modifier le code]

Édit de 1394.

Expulsion de Provence en 1498-1501[modifier | modifier le code]

Expulsion des îles françaises d'Amérique par Louis XIV en 1683[modifier | modifier le code]

Expulsion des juifs par une ordonnance de 1683, mesures limitées aux Îles françaises dans le Code noir.

Expulsion d'Irak[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des Juifs en Irak.

Expulsion d'Italie ou des États pontificaux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des Juifs en Italie.

Expulsion de Sicile en 1492[modifier | modifier le code]

La Sicile relevant de la couronne d'Espagne, c'est une conséquence de l'édit d'expulsion des Juifs d'Espagne.

Expulsion de Naples en 1541[modifier | modifier le code]

Expulsion de Rome en 1569[modifier | modifier le code]

Expulsion de Rome en 1593[modifier | modifier le code]

Expulsions de Hongrie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des Juifs en Hongrie.

Interdiction de 1349[modifier | modifier le code]

Interdiction rapidement rapportée.

Interdiction de 1360[modifier | modifier le code]

En 1360, après une tentative de conversion forcée, édit du roi Louis Ier de Hongrie. Les Juifs expulsés s'établissent en Autriche, Moravie et Pologne.

Expulsion de Lituanie[modifier | modifier le code]

Interdiction de 1445[modifier | modifier le code]

Interdiction de 1495[modifier | modifier le code]

Expulsions de la péninsule ibérique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Expulsion des Juifs d'Espagne.

Expulsion par les rois wisigoths[modifier | modifier le code]

Expulsion d'Espagne de 1492[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Décret de l'Alhambra.

En 1492, Isabelle Ire de Castille et Ferdinand II d'Aragon, prennent le Décret de l'Alhambra qui expulse tous les Juifs d'Espagne. Sur 200 000 personnes, on estime qu'environ 50 000 acceptent de se convertir au catholicisme, et 150 000 doivent s'exiler. Le sultan Bayezid II les autorise à s'établir dans l'Empire ottoman. Beaucoup s'établissent en Afrique du Nord.

Cette expulsion entraina celle des juifs de Sicile et de Sardaigne en 1492, qui étaient sous souveraineté de l'Espagne[5], puis celle de l'Italie du Sud en 1505, à la suite de l'annexion du Royaume de Naples.

Expulsion de Palestine ou d'Israël[modifier | modifier le code]

Déportation à Babylone en - 597[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Exil à Babylone.

Selon le livre de Jérémie, la déportation des Judéens s'est faite en trois fois (Jérémie 52,28-30). La première au temps de Joaquin (597 av. J.-C.), à la suite de la défaite du Royaume de Juda face à Nabuchodonosor II ; le Temple de Jérusalem est alors partiellement dépouillé et la majorité des citoyens emmenés. Onze ans plus tard, en 587 av. J.-C., après une révolte contre l'empire sous le règne de Sédécias, la ville est entièrement rasée et une nouvelle déportation, moins importante, s'ensuit. Finalement, Jérémie fait état d'un troisième exil cinq ans plus tard, soit en 581 av. J.-C..

Cette mesure est levée par l'empereur Cyrus II libère les Juifs après la prise de Cyrus II avec la permission de reconstruire le Temple de Jérusalem (538 av. J.-C.). Leur pays devient la province perse de Judée.

Expulsion de Jérusalem et de la Judée en 135[modifier | modifier le code]

En 135, Julius Severius, lieutenant de l'empereur Hadrien expulsant tous les Juifs de Jérusalem qui est rebaptisée Aelia Capitolina et de l'ensemble de la Chôra, c'est-à-dire d'une grande partie de la Judée. Les juifs émigrent pour la plus part en Galilée. Les juifs ne peuvent pas revenir dans la cité sous peine de mort, sauf un jour par an, où ils ont le droit de venir se lamenter sur les ruines du Temple détruit. La province romaine de Judée est rattachée à celle de Syrie qui prend le nom de Provincia Syria-Palestina. Bien que certaines familles riches alliées des Romains aient été autorisées à revenir sous Antonin le Pieux, cette interdiction est maintenue au moins jusqu'à la conquête musulmane.

Jérusalem en 1948[modifier | modifier le code]

Les Juifs installés dans la vieille ville de Jérusalem en 1948 furent chassés par la ligue arabe lors de la proclamation d'indépendance de l'Etat d'Israël.

Expulsion de la Bande de Gaza en 1982[modifier | modifier le code]

Les Juifs installés dans des colonies en territoire occupé (Sinaï (1982), Bande de Gaza (2006)) sont expulsés par l'armée israélienne à la suite de la décision prise par le gouvernement d'Israël.

Expulsion de Pologne[modifier | modifier le code]

Silésie 1159[modifier | modifier le code]

Silésie 1494[modifier | modifier le code]

En Pologne, une cinquantaine de milliers d'entre eux furent expulsés en 1950[réf. nécessaire].

Expulsion de mars 1968[modifier | modifier le code]

Des dizaines de milliers de citoyens juifs polonais en en mars 1968 par le gouvernement soviétique qui les avait contraint à quitter le pays. Les services des forces de l’ordre communistes avaient confisqué les passeports polonais de ressortissants juifs polonais en échange d’un aller simple vers l’extérieur.

Expulsion du Portugal[modifier | modifier le code]

Expulsion du Portugal par décret du 5 décembre 1496

Expulsion de Russie et d'URSS[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En même temps que les personnes déplacées, de nombreux Juifs ne purent rejoindre leurs maisons après la guerre.

Expulsion des autres pays arabes et des pays musulmans[modifier | modifier le code]

Expulsion de Tunisie[modifier | modifier le code]

Tunis en 1535[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Cyrus Adler et L. Hühner, « JE, Recife (Pernambuco) »
  2. Félix-Hilaire Fortuné, La France et l'Outre-Mer antillais, L'Harmattan, (ISBN 2747503151)
  3. Suzy Halimi, Commerce(s) en Grande-Bretagne au XVIIIe siècle, Publications de la Sorbonne, Paris, 1990, (ISBN 2-85944-195-7) édité erroné
  4. Gotthard Deutsch et S. Kahn, « JE, Martinique »>
  5. Voir page 609 inMedieval Jewish civilization: an Encyclopedia sous la direction de Norman Roth, Routledge, 2003

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]