Pollution plastique

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Déchets plastiques dans la « laisse de mer » de la plage de Coco Beach, en Inde.

La pollution par le plastique (ou « pollution plastique ») est une pollution engendrée par l'accumulation de déchets en matière plastique dans l'environnement. Il existe plusieurs formes et types de pollution plastique.

Cette pollution peut avoir des effets nuisibles sur la terre et dans les cours d'eau en affectant la vie sauvage, l'habitat et secondairement ou par feed back les humains[1].

La pollution plastique est corrélée avec le faible coût du plastique, ce qui amène une utilisation massive et jetable de ce dernier. Elle est également due à la faible dégradabilité des plastiques[2]. Selon l'Environmental Protection Agency, en 2011, le plastique constitue environ 12 % des déchets solides municipaux, comparativement à moins de 1 % dans les années 1960[3].

Lutte contre la pollution par les plastiques[modifier | modifier le code]

Diverses initiatives ont été prises pour réduire cette pollution en amont, par un meilleur tri et une meilleure récupération des déchets, et parfois par une réduction de la consommation du plastique accompagnant la promotion du recyclage du plastique[4].

Des ONG dénoncent également l'usage abusif et croissant de microplastiques et microbilles de plastiques dans les produits cosmétiques et de soins, et demandent aux décideurs et aux fabricants de bannir les microbilles de plastiques de leurs produits.
Une ONG s'est créée, nommée « 5 Gyres Institute » qui collecte et diffuse des informations au sujet des microplastique et de la soupe de plastique trouvée dans les gyres de l'océan. Selon cette ONG, Un seul tube ou flacon de nettoyant pour le visage peut contenir plus de 300 000 de ces microbilles, et il s'en vend des millions chaque jour, alors qu'il existe des alternatives peu coûteuses, biodégradables et plus sûres (noyaux de fruits ou coquilles de fruits secs finement broyés par exemple, ou sel pour le gommage).

En 2013, plusieurs États des États-Unis (notamment des États riverains des Grands lacs) ont commencé à légiférer pour interdire ces produits[5], avec une interdiction effective avant fin 2016 pour les États de New-York et de Californie (avec un délai d'un an supplémentaire si le produit cosmétique est aussi reconnu comme médicament par la FDA). La Californie interdit aussi la publicité pour ces produits à partir de cette date[6].

À la suite des campagnes lancées par les ONG, et à la suite de ces projets d'interdiction ou de nouvelles réglementations déjà votées aux États-Unis, plusieurs utilisateurs industriels se sont engagés à volontairement les supprimer de leurs produits, mais souvent sans annoncer de date butoir. Le groupe Johnson & Johnson a cependant annoncé avoir déjà cessé de développer de nouveaux produits contenant des microbilles de polyéthylène et être en train d'examiner des alternatives pour les produits qui en contiennent encore « Notre objectif est de clore une première phase de reformulations avant fin 2015 » a déclaré un porte-parole du groupe[6] (cette « première phase » correspond à environ la moitié des produits vendus par la société et contenant des microbilles, le contenu de la seconde phase sera déterminé par les progrès faits dans la première phase[6]).

Le groupe Personal Care Products Council qui rassemble les producteurs de cosmétiques et parfums s'est également prononcé en faveur d'alternatives au plastique[6].

Typologie de pollutions par le plastique[modifier | modifier le code]

Pollution plastique sur des plantes.

La pollution plastique peut prendre de nombreuses formes dont :

  • l'amoncellement de déchets (en) ;
  • l'accumulation de déchets marins (jetés dans les différents cours d'eau), la pollution de l'eau par les déchets et fragments ou microparticules de plastiques,
  • la présence de filets de pêche non biodégradable (en nylon en général), qui peuvent continuer à piéger la faune et des déchets durant des décennies ;
  • des déchets causant la mort d'animaux (tortues et oiseaux marins surtout) par ingestion d'objets en plastique qu'ils confondent avec de la nourriture ;
  • l'arrivée (plus récente) dans les cours d'eau puis en mer de microplastiques et de microbilles de plastique issues de centaines de produits cosmétiques et de produits de soins du corps en contenant (plus de six cents produits différents rien qu'aux États-Unis[7]).

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Plastic pollution » (voir la liste des auteurs).

  1. (en) « Plastic pollution », Encyclopædia Britannica
  2. (en) Ronald E. Hester et R. M. Harrison (éditeurs), Marine Pollution and Human Health, Royal Society of Chemistry, (ISBN 184973240X, lire en ligne), p. 84-85
  3. (en) « Plastics », sur epa.gov
  4. (en) Bonnie Malkin, « Australian town bans bottled water », The Daily Telegraph,
  5. Governor Quinn Signs Bill to Ban Microbeads, Protect Illinois Waterways, Illinois Government News Network, 8 juin 2014.
  6. a, b, c et d Jim Johnson (2014), Momentum building for plastic microbead bans, PlasticNews, 9 mai 2014
  7. Becker, L. C., Bergfeld, W. F., Belsito, D. V., Hill, R. A., Klaassen, C. D., Liebler, D. C., ... et Andersen, F. A. (2014), « Safety Assessment of Modified Terephthalate Polymers as Used in Cosmetics », International Journal of Toxicology, 33(3 suppl), 36S-47S

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le 1, « Alerte - Le plastique serial killer des océans », 2 juillet 2014