Cartographie des risques

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La cartographie des risques (ou « cartographie de l'aléa ») permet d'analyser et interroger les risques dans leurs caractéristiques spatiales. Elle intervient à plusieurs échelles et peut représenter soit la répartition spatiale des aléas, soit celle des enjeux (ce qui est susceptible d'être endommagé), soit celle des vulnérabilités, soit une combinaison des trois facteurs.

Exemples d’utilisation :

  • répartition spatiale des différents niveaux de dangerosité en fonction du ou des risques pris en compte ;
  • mise en place de mesures pour la prévention et la gestion des risques ;
  • restriction des droits d'usage des terrains par une servitude d'utilité publique Plan de Prévention des Risques (PPR)...

En entreprise[modifier | modifier le code]

L'expression cartographie des risques est aussi utilisé dans le monde de l'entreprise, dans le cadre de démarches de gestion du risque.

Les cartes de risques peuvent être croisées avec des cartes de danger.

Voir par exemple l'ouvrage de Gilbert de Mareschal, La cartographie des risques.

En santé environnementale[modifier | modifier le code]

L'atténuation efficace des risques écologiques et sanitaires posés par les effets, souvent complexes et synergiques, des contaminants environnementaux implique de mieux de connaître leurs sources et leur degré et vitesse de répartition spatio-temporelle[1]. Les cartes de risques peuvent être dressées à partir d'analyses faites in situ ou à partir de données indirectes par exemple phytosociologiques ou basées sur la bioindication. Concernant la circulation de radionucléïdes, métaux et métalloïdes toxiques le suivi d'espèce situées en tête de chaine alimentaire, ou de nécrophage peut aussi être utilisé (tant que ces espèces n'ont pas disparu)[1]. À titre d'exemple le vautour fauve Gyps fulvus a été testé comme espèce-sentinelle pour la biosurveillance du plomb, en intégrant les signatures isotopiues et des modélisations (sur la base de 691 échantillons de sang d'oiseaux prélevés sur 5 ans)[1].
Des prévisions spatiales pertinentes ont ainsi pu être faites sur le risque géographique d'exposition au plomb et ce travail a montré que ce risque avait été sous-estimé mettent (44,9 % des vautours fauves testés, soit 15 % de la population européenne présentait des plombémies très élevées (200 ng ml-1) expliquées d'une part par des sources géologiques et d'autre part par des sources anthropiques (munitions à base de plomb notamment, source d'un saturnisme animal dû à la toxicité de ces munitions)[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Mateo-Tomás P, Olea PP, Jiménez-Moreno M, Camarero PR, Sánchez-Barbudo IS, Martín-Doimeadios RCR, Mateo R (2016). Mapping the spatio-temporal risk of lead exposure in apex species for more effective mitigation. Proceedings of the Royal Society B 283:20160662. doi:10.1098/rspb.2016.0662

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Logiciels pour cartographier les risques[modifier | modifier le code]

  • L´éditeur français SERDA et autres comme MarketVisual.com proposent des logiciels de Cartographie d'information dédiés à l'intelligence économique et à la gestion du risque.
  • Le logiciel StatCart APR permet de réaliser l'Analyse Préliminaire des Risques aboutissant à la cartographie des risques (Kiviat, Farmer)dans une démarche d'analyse globale des risques système
  • L'application en ligne Zrisks permet de gérer le catalogue des risques sur la durée et d'affecter des contrôles

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliogrpahie[modifier | modifier le code]