PepsiCo

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PepsiCo
logo de PepsiCo
illustration de PepsiCo

Création 1965, fusion de Pepsi-Cola Company et Frito-Lay
Dates clés 2001 : Rachat de Quaker.
2017 : Pepsico quitte le NYSE et rejoint le Nasdaq[1].
2018 : Pepsico achète l'israélien Sodastream[2].
2019 : PepsiCo achète le sud-africain Pioneer Foods[3].
2022 : Pepsico vend 60 % de Tropicana au fonds d'investissement PAI[4].
Fondateurs Caleb BradhamVoir et modifier les données sur Wikidata
Forme juridique Société anonyme
Action NYSE : PEP
Siège social Purchase, New York
Drapeau des États-Unis États-Unis
Direction Ramon Laguarta (depuis 2019)
Actionnaires Voir tableau détaillé
Activité Boissons et Alimentaire
Produits Pepsi, 7 Up, Mirinda, Lipton Ice Tea, Tropicana, Rockstar, Quaker, Lay's, Benenuts, Doritos, Frito-Lay, Mountain Dew, Gatorade, KAS, Alvalle, Fruit'vita, Looza et Sodastream
Filiales Sunny Delight Beverages (en) (depuis )
Lebedyansky (depuis )
Tropicana
PepsiCo Ukraine (d)
Gatorade
Frito-Lay
Quaker Oats Company
PepsiCo Canada (d)
Naked Juice (en)
PepsiCo Holdings (d)
Izze Beverage Company (en)
The Smith's Snackfood Company (en)
Bluebird Foods (en)
Gamesa (en)
Fruko (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Effectif 315 000 employés (2022)
Site web www.pepsico.com

Capitalisation 186 868 millions USD fin 2019
Fonds propres 16 G$ ()[6]Voir et modifier les données sur Wikidata
Chiffre d'affaires 86,4 G$ ()[7]Voir et modifier les données sur Wikidata
86,39 milliards de dollars (2022)[5]
Bilan comptable 92,4 G$ ()[6]Voir et modifier les données sur Wikidata
Résultat net 8,91 milliards de dollars (2022)[5]

Pepsico, anciennement Pepsi-Cola Company, est une multinationale américaine spécialisée dans le secteur agroalimentaire.

Le groupe commercialise des boissons (Pepsi, 7 Up, Mirinda, Gatorade, Mountain Dew), des jus (Tropicana), du thé (Lipton Tea), de l'eau en bouteille (Aquafina) et des snacks (Lay's, Doritos, Cheetos, Quaker Oats). Il possède également le fabricant de machines à eau gazeuse Soda Stream.

PepsiCo est en 2012 la deuxième entreprise agroalimentaire du monde et la première entreprise agroalimentaire d'Amérique du Nord par son chiffre d'affaires (65,5 milliards de dollars) et la cinquième par le bénéfice net (6,46 milliards de dollars), après Nestlé (U.S. & Canada), Coca-Cola, Anheuser-Busch InBev et Sunkist Growers[8].

Le groupe est coté en bourse au NASDAQ. Son siège est à Purchase dans l’État de New York[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bâtiment du siège social de PepsiCo, situé au 5600 Quarter Drive à Plano, au Texas.

En 1965, Pepsi-Cola Company fusionne avec le fabricant de chips Frito-Lay, puis prend le nom PepsiCo[10].

En 1992, PepsiCo regroupe ses activités en Europe avec celles de General Mills dans une coentreprise, nommée Snack Ventures Europe, au sein de laquelle il est majoritaire. General mills apporte la Biscuiterie nantaise, avec ses marques BN, Fritelle et Cahouète, ainsi que 3D's Bugles[11].

En 1998, PepsiCo rachète Tropicana à Seagram[12],[13] et cède la Biscuiterie nantaise à United Biscuits en échange de l'entreprise australienne The Smith's Snackfood Company (en) et des chips Croky avec l'usine de Furnes (marché français uniquement)[14]. Dans cette opération, les marques de snacking salé de la BN sont conservées au sein de PepsiCo, seule la biscuiterie sucrée est revendue.

En 2001, PepsiCo acquiert Quaker pour 13,4 milliards de dollars, en actions. Cette acquisition lui permet de détenir la marque Gatorade[15],[16].

En 2005, PepsiCo acquiert Benenuts à Sara Lee pour 130 millions d'euros[17]. PepsiCo a souhaité racheter Danone en 2005, mais devant l'hostilité des pouvoirs publics français, cette tentative a été abandonnée[18] et rachète à General Mills ses parts dans Snack Ventures Europe.

Le , PepsiCo achète et fusionne avec ses deux principaux embouteilleurs nord-américains The Pepsi Bottling Group, Inc.et PepsiAmerica pour 7,8 milliards de dollars américains qu'elle détenait respectivement à 33 % et 43 %[19]. En 2010, PepsiCo annonce l'acquisition de l'entreprise russe Wimm-Bill-Dann, producteur de jus de fruits et de produits laitiers, pour un montant estimé de 5,4 milliards de dollars[20]. Elle emploie alors environ 285 000 personnes dans le monde[21].

En , PepsiCo annonce l'acquisition de KeVita, une entreprise américaine de boissons probiotiques[22].

En 2017, PepsiCo lance une gamme de soupes et de desserts aux fruits, afin de proposer des produits « bons pour la santé » et sortir du duel avec son concurrent The Coca-Cola Company[23].

En 2018, PepsiCo annonce l'acquisition de Sodastream pour la somme de 3,2 milliards de dollars[24].

En , PepsiCo annonce l'acquisition, pour 1,7 milliard de dollars, de Pioneer Foods, une entreprise sud-africaine d’agroalimentaire centrée sur l'épicerie sucrée et les boissons[25].

En , PepsiCo annonce l'acquisition de Be & Cheery, une entreprise chinoise spécialisée dans les collations salées, pour 705 millions de dollars[26]. Au mois de , la même annonce est faite concernant Rockstar Energy Beverages, spécialisée dans les boissons énergisantes, pour 3,85 milliards de dollars[27].

En , PepsiCo annonce la vente d'une participation de 61 % dans ses activités de jus de fruits, incluant Tropicana et Naked, pour 3,3 milliards de dollars au fonds d'investissement PAI Partners[28].

L'entreprise emploie environ 300 000 personnes dans le monde en 2022[29].

Pepsi-Cola et l'URSS[modifier | modifier le code]

Photo noir et blanc de Richard Nixon et Nikita Khrouchtchev en pleine discussion.
Richard Nixon et Nikita Khrouchtchev en pleine discussion durant l’American National Exhibition à Moscou en 1959.

En , en pleine guerre froide, les États-Unis organisent à Moscou l’American National Exhibition[30]. En , les Soviétiques avaient fait de même mais à New York, principalement en montrant les prouesses spatiales de leur pays[30]. À Moscou, durant six semaines, le mode de vie américain (american way of life) est ainsi présenté aux Soviétiques[30]. Plus de trois millions de personnes visiteront l'exposition[30]. Si l'idée est de présenter le quotidien des Américains, il est également question de propagande capitaliste face au régime communiste soviétique[30]. Plus de 450 entreprises américaines font le déplacement, dont notamment Disney, Kodak, IBM, General Motors ou encore Pepsi-Cola[30],[31]. Le groupe Coca-Cola, principal concurrent de PepsiCo, est absent[30]. On notera qu'aucune de ces compagnies ne commercialisaient un produit en URSS[30].

Le , l’exposition est ouverte. Le président Eisenhower y envoie son vice-président, Richard Nixon. Celui-ci rencontre alors le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev. L'échange entre les deux hommes politiques sera connu sous le nom de Kitchen Debate car il se déroula devant une cuisine américaine typique[31]. Nixon mène Khrouchtchev vers le stand de Pepsi-Cola où ce dernier goute à la boisson américaine et est photographié. Cette photo fera par la suite le tour du monde[30],[31],[32].

Si l'idée, surtout après cette réussite médiatique avec la photographie, donnera des idées à Pepsi-Cola pour s'implanter en URSS, il faut attendre 1972 pour que la firme devienne la première marque américaine sur le territoire communiste[30],[31]. Le groupe Cola-Cola ne peut accéder à ce marché avec son propre cola[31]. Il reste cependant un problème à régler, le paiement. Le rouble, à l'époque, ne s'échange pas sur les marchés internationaux[31]. Pepsi-Cola arrive donc à un accord de troc. L'URSS échange de la vodka Stolichnaya contre du Pepsi. La compagnie américaine devient par la même occasion le distributeur exclusif de la boisson alcoolisée aux États-Unis[31],[32]. De 1973 à 1981, Pepsi-Cola produira plus de 33 millions de décalitres de Pepsi sur le sol soviétique et deux millions de décalitres de vodka seront exportés. Cela représente un marché de 25 millions de dollars[31].

En 1989, l'accord est renégocié : comme la vodka s'écoule de moins en moins facilement aux États-Unis, son exportation ne suffit plus. L'URSS, exsangue économiquement, décide de céder des navires de guerre vieillissants au groupe[31],[32]. Pepsi-Cola se retrouve ainsi à la tête d'une flotte de 17 sous-marins (propulsion diesel-électrique) de classe Whiskey construit entre 1951 et 1957, un croiseur, une frégate et un destroyer[31],[32],[33] et d'un bombardier-torpilleur[34]. Avec ces navires, le groupe américain possède, pendant quelques jours, la sixième plus grande flotte militaire du monde[32]. Elle sera ensuite vendue pour recyclage en Suède et en Norvège[31],[32] et rapportera à la compagnie 3 milliards de dollars[32]. Donal McIntosh Kendall, directeur de la compagnie, déclarera à Brent Scowcroft, à l'époque conseiller à la Sécurité nationale du président George H. W. Bush : « nous désarmons l’Union soviétique plus vite que vous ! »[31],[33]. En 1990, Pepsi-Cola obtient également dix cargos et pétroliers, d'une valeur de 300 millions de dollars. Toutefois, la chute de l'Union soviétique empêche leur livraison et ils resteront à quai en Ukraine[31].

Après l'effondrement soviétique, Pepsi-Cola perd son monopole. Le groupe Cola-Cola s'installe sur le marché et vient bouleverser les choses[31]. En 2019, la Russie représente toujours le premier pays d’exportation du groupe Pepsi-Co[31].

Organisation[modifier | modifier le code]

PepsiCo se divise en quatre parties, dont deux concernent des activités spécifiques au continent américain : PepsiCo Americas Foods (snacks) et PepsiCo Americas Beverages (boissons). PepsiCo Asia, Middle East & Africa et PepsiCo Europe, quant à elles, regroupent les activités du groupe sans différenciation[35].

PepsiCo est présent dans 200 pays et gère 200 marques différentes[35].

Marques[modifier | modifier le code]

PepsiCo possède certaines marques aux États-Unis qu'il ne possède pas à l'international, et inversement. Par exemple, 7 Up n'appartient pas à PepsiCo aux États-Unis. En revanche, dans les autres pays, c'est une filiale à part entière.

Anciennes propriétés[modifier | modifier le code]

Pepsico s'est séparé de ces entreprises en 1997[37], et c'est aujourd'hui la société Yum! qui les possède.

Actionnariat[modifier | modifier le code]

Liste des principaux actionnaires au [38] :

The Vanguard Group 8,31 %
Capital Research & Management 7,55 %
SSgA Funds Management 4,20 %
BlackRock Fund Advisors 2,22 %
Geode Capital Management 1,60 %
Wellington Management 1,34 %
Trian Fund Management 1,33 %
Northern Trust Investments (Investment Management) 1,26 %
Magellan Asset Management 1,17 %
Capital Research & Management (Global Investors) 1,16 %

Présidents[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Reuters Staff, « PepsiCo to move to Nasdaq after nearly a century with NYSE », sur reuters.com, (consulté le ).
  2. « Pepsico s’offre SodaStream, le roi israélien de l’eau pétillante », Les Échos,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  3. « PepsiCo achète le sud-africain Pioneer Foods », sur swissinfo.ch, (consulté le ).
  4. « Le fonds PAI rachète Tropicana à PepsiCo », Les Échos,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. a et b « PEPSICO, INC. : Données Financières Prévisions Estimations et Attentes », sur Zonebourse (consulté le ).
  6. a et b (en) « PepsiCo, Inc. Annual Report 2021 SEC 10-K »
  7. Form 10-K, (SEC filing)Voir et modifier les données sur Wikidata
  8. (en) « Top 100 Food and Beverage Companies for 2012: Splitting in Two », Food Processing (consulté le ).
  9. « PepsiCo Is Realigning Units by Geography and Product », sur New York Times,
  10. (en) Dr Nick Begich, Techniques de contrôle mental, Osmora Inc., 364 p. (ISBN 978-2-924024-89-8, lire en ligne)
  11. « Snacks: Pepsico et General Mills s'allient en Europe », sur lesechos.fr, (consulté le )
  12. PepsiCo Agrees to Pay $3.3 Billion To Buy Tropicana From Seagram, Nikhil Deogun et Vanessa O'Connell, The Wall Street Journal, 21 juillet 1998
  13. Pepsico to Pay $3.3 Billion For Tropicana, Constance L. Hays, The New York Times, 21 juillet 1998
  14. « La Biscuiterie Nantaise passe sous le contrôle d'United Biscuits », sur lesechos.fr, (consulté le )
  15. PepsiCo Said to Acquire Quaker Oats for $13.4 Billion in Stock, Andrew Ross Sorkin et Greg Winter, The New York Times, 4 décembre 2000
  16. PepsiCo Agrees to Buy Quaker for $13.4 Billion, Nikhil Deogun, The Wall Street Journal, 4 décembre 2000
  17. Sara Lee vend Benenuts à Pepsi
  18. Pepsi se lance contre Danone aux États-Unis
  19. (en) « PepsiCo Completes Merger With Pepsi Bottling Group, PepsiAmericas - Update », sur RTT News, (consulté le )
  20. Le jour où Pepsico a décidé d'avaler le russe Wimm Bill Dann, Les échos.
  21. (en) « Pepsico International », http://company.monstergulf.com/ (consulté le )
  22. PepsiCo to buy probiotic drinks maker KeVita, Reuters, 22 novembre 2016
  23. Pourquoi Pepsico s'invite dans les fruits et légumes, Challenges, 23 mars 2017
  24. Steven Scheer et Martinne Geller, « PepsiCo puts fizz into healthy drinks with $3.2 billion SodaStream deal », sur Reuters,
  25. Tanisha Heiberg, « PepsiCo to buy South Africa's Pioneer Food for $1.7 billion », sur Reuters,
  26. « PepsiCo buys Chinese snack brand Be & Cheery for $705 million », sur Reuters,
  27. Uday Sampath Kumar, « PepsiCo aims for energy boost with $3.85 billion Rockstar deal », sur Reuters,
  28. Philippe Bertrand, « Le fonds PAI rachète Tropicana à PepsiCo », sur Les Echos,
  29. Xavier Martinage, 6medias, « PepsiCo : la filiale française préparerait un plan social », sur Capital, (consulté le ).
  30. a b c d e f g h i et j (en-US) « The All-American Expo That Invaded Cold War Russia », sur Paleofuture (consulté le )
  31. a b c d e f g h i j k l m n et o (en) « (PDF) Les navires de guerre de Pepsi-Cola », sur ResearchGate (consulté le )
  32. a b c d e f et g (en-US) Tim Kirkpatrick, « How Pepsi briefly became the 6th largest military in the world », sur Business Insider (consulté le )
  33. a et b (en-US) Flora Lewis, « Opinion | FOREIGN AFFAIRS; Soviets Buy American », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  34. Eric Genevelle, « Anecdotes étonnantes » (consulté le )
  35. a et b Le groupe PepsiCo
  36. Unilever sous-traite la commercialisation de Lipton à Pepsico
  37. Jacques Hubert-Rodier, « PepsiCo va se séparer de la restauration rapide », sur lesechos.fr, (consulté le )
  38. « PEPSICO, INC. : Actionnaires Dirigeants et Profil Société », sur www.zonebourse.com (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]