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Risque climatique

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L'une des nombreuses tornades observées le 3 mai 1999, dans le centre de l'Oklahoma. Noter l'entonnoir de condensation en forme de tube, attaché à la base du nuage en rotation, entouré d'un nuage de poussière translucide.

Le risque climatique est un risque lié à la vulnérabilité accrue des entreprises par rapport aux variations des indices climatiques (température, précipitations, vent, neige, etc.). Ce risque peut être subdivisé en risques environnementaux, sanitaires et socioéconomiques, et en risques climatiques physiques (qui impactent les infrastructures, les opérations, la solvabilité, la trésorerie, la valeur des actifs, les coûts d’exploitation, les marchés et la confiance des entreprises. Comme les émissions de gaz à effet de serre augmentent régulièrement, les risques financiers et économiques liés au changement climatique sont constamment sous-évalués et à ré-évaluer, et ils sont difficiles à calculer en raison de la complexité des cascades d'effets du réchauffement climatique au-delà de 1,5 degré. Selon un jeu de données récemment publiées comparant le risque climatique physique de chaque État et province du monde, aucun endroit de la planète est épargné par le risque climatique.

Dans de nombreux secteurs économiques (agriculture et agroalimentaire, énergie, textile, tourisme, loisirs, construction, etc.), le risque climatique est beaucoup plus important que le « risque de marché » traditionnel (taux d'intérêt, change, matières premières, etc.) et peut expliquer à lui seul l'essentiel de la volatilité du résultat.

La prise de conscience par les entreprises du risque climatique (via des tests de résistance au risque climatique par exemple) explique l'augmentation des « produits de couverture climatique », qui peuvent prendre la forme d’une assurance.

Dans le secteur financier

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Dans le secteur financier, le terme « risque climatique » recouvre deux familles de risques[1] :

  1. Les risques climatiques physiques, liés aux effets financiers du changement climatique. Ces effets peuvent être directs, par exemple des dommages causés aux infrastructures, aux biens immobiliers ou une baisse de productivité ; ou indirects, comme la perturbation des chaînes d’approvisionnement. Ils sont dits aigus quand ils découlent d’événements extrêmes (sécheresses, inondations, tempêtes, etc.) et chronique quand ils résultent de changements graduels (hausse des températures, élévation du niveau de la mer, stress, hydrique, etc.) ;
  2. Les risques de transition, liés aux pertes financières causées, directement ou indirectement, par la transition vers une économie sobre en carbone. Il peut provenir, par exemple, de l’adoption rapide de politiques climatiques défavorables à certains secteurs d'activités (énergies fossiles, transports, etc.) ou de l'accélération du progrès technique.

En 2020, la Banque centrale européenne a publié un guide relatif aux risques liés au climat et à l'environnement[2] définissant les règles applicables aux établissements de crédit qu’elle supervise. Un premier bilan réalisé en [3] montre que le niveau de conformité reste bas : aucune banque '’est proche des objectifs définis par le régulateur et seulement un tiers disposent d'un plan d'action « globalement adéquat » pour les atteindre.

L'industrie de la finance et des services financiers (assurance y compris) s'appuient sur des retours d'expérience, des modélisations et études prospectives basées sur des données environnementales et des analyses physiques des risques climatiques. Ces données sont par exemple fournies par des sociétés qui modélisent et quantifient le coût des impacts météorologiques extrêmes et climatiques sur les actifs physiques, afin d'aider les décideurs et propriétaires d’actifs à mieux gérer stratégiquement ces impacts et identifier des opportunités d’adaptation. L'une de ces société (XDI) a produit publiquement un jeu de données récentes, comparant le risque climatique physique en 2050 pour chaque État et province du monde, notamment pour les inondations, les incendies de forêt et la montée de la mer. Il identifie également quelles de ces plus de 2 600 juridictions dans le monde en 2050 subiront la plus grande escalade des dommages modélisés entre 1990 et 2050. Ces données montrent qu'aucun endroit de la planète est épargné par le risque climatique[4].

Dans le secteur des assurances

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Dans le secteur agricole

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Notes et références

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  1. (en-GB) NGFS, « Guide for Supervisors: integrating climate-related and environmental risks into prudential supervision », sur Banque de France, (consulté le )
  2. Banque Centrale Européenne, « Guide relatif aux risques liés au climat et à l’environnement »,
  3. (en) European Central Bank, « The clock is ticking for banks to manage climate and environmental risks », Supervision Newsletter,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. (en) XDI (Cross Dependency Initiative), « Publication publique des données : chaîne d’approvisionnement et risque sous-souverain, », sur xdi.systems (consulté le ).

Articles connexes

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Bibliographie

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Liens externes

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