Ville résiliente

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Dans le cadre de l’aménagement du territoire ou de l’urbanisme est appelée ville résiliente la ville qui a la capacité de s’adapter aux événements afin de limiter les effets des catastrophes naturelles et de retrouver un fonctionnement normal le plus rapidement possible.

Origine du concept[modifier | modifier le code]

La résilience est un terme venu de la psychologie. Il désigne la capacité des systèmes à retrouver leur équilibre après une perturbation. Le terme a été introduit par Boris Cyrulnik d'après les travaux de John Bowlby. Le premier à introduire ce terme en écologie est C. S. Holling (en) en 1973 [1].

Objectifs[modifier | modifier le code]

Les villes résilientes sont conçues ou adaptées pour anticiper les conséquences négatives des crises sur l’ensemble du territoire. L’innovation dans la construction et la reconversion urbaine permettent de réduire l’impact économique, social et écologique des crises sur l’ensemble des territoires et notamment sur certains réseaux ou bâtiments (TCSP, hôpital, réseau chaleur, etc.)[2].

Rentabilité économique[modifier | modifier le code]

La ville résiliente est rentable quand elle permet de réduire les coûts directs et indirects, limite les pertes d’exploitation et les arrêts d’activités. Sa construction demande une très forte innovation, tant sur les formes urbaines et partis pris d’aménager, que sur l’organisation urbaine, l’implantation et la robustesse de fonctionnement des réseaux, le choix des matériaux et de modes de construction à privilégier, ainsi que celui des infrastructures et services à ne pas mettre en zone exposée aux risques majeurs.

Un modèle d'avenir[modifier | modifier le code]

Ainsi, en matière d’inondation, premier risque naturel en France[3], les travaux récents, en France comme en Europe[4], indiquent qu’il faut désormais passer à une vision de quartier pour réduire au mieux les atteintes et les dommages, en intégrant les bâtiments, les réseaux et leurs fonctions. Cela permettra d’engager un travail d’adaptation à l’échelle de toute la ville pour limiter les conséquences négatives.

Toute opération de renouvellement urbain ou d’extension est ainsi l’occasion de construire moins dommageable, plus résistant et plus résilient. Sous réserve d’une forte innovation sur d’autres projets pilotes, la ville résiliente demeure à ce jour un modèle d’avenir[réf. souhaitée].

Notes et références[modifier | modifier le code]