Prévention des déchets

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La prévention des déchets peut être définie comme « …l'ensemble des mesures et des actions prises en amont (notamment au niveau de la conception, de la production, de la distribution et de la consommation d'un bien) et visant à réduire l'ensemble des impacts sur l'environnement et à faciliter la gestion ultérieure des déchets (notamment par la réduction des quantités de déchets produits et/ou la réduction de leur toxicité ou par l'amélioration du caractère valorisable) » .. le déchet le plus facile et le moins coûteux à gérer étant celui qu'on ne produit pas.

La prévention quantitative[modifier | modifier le code]

Elle consiste à développer des stratégies permettant de :

  • Privilégier l’éco-conception des produits;
  • Favoriser la réutilisation ou le ré-emploi;
  • Promouvoir l’éco-consommation. Acheter mieux, jeter moins.

La prévention qualitative[modifier | modifier le code]

Elle vise à minimiser la dangerosité et l’impact des produits sur l’environnement et la santé :

  • pour que le produit soit jusqu'à sa fin de vie biodégradable, aisément démontable, recyclable, réutilisable ou inerte ;
  • pour que la dangerosité du déchet soit supprimée ou réduite au maximum.

La prévention quantitative se répercute directement sur la balance de notre poubelle. Tandis que la prévention qualitative fait intervenir des paramètres plus difficiles à mesurer, comme la sécurité ou dangerosité d’un produit (nombre de micro-grammes de métaux lourds, équivalent-toxique, radioactivité, leurres hormonaux, etc.)

Méthodes et moyens[modifier | modifier le code]

La dématérialisation : Elle vise à « réduire la « base matérielle » des économies modernes, c'est-à-dire les flux de matières nécessaires au fonctionnement de ces économies » [1]. La dématérialisation paraît être une des voies alternatives à l’évolution consumériste non soutenable. Ce nouveau modèle combine des avantages économiques, sociaux et environnementaux. Par exemple, la ville de Vienne en Autriche, s’est lancée dans une vaste campagne de dématérialisation. Elle a donc choisi d’investir dans des campagnes de sensibilisation plutôt que dans des infrastructures d’élimination des déchets.

Dans le domaine industriel, la fourniture de services permet aux entreprises d’accroître leurs profits tout en nuisant au minimum à l’environnement. En effet, “quand une entreprise fournit un service relié au produit, elle assume la responsabilité de l'entretien, des réparations, de la disposition et du recyclage du produit durant les phases de l'utilisation et de la fin du cycle de vie”. Elle fait donc en sorte que le produit soit le moins problématique possible dans sa phase déchet et, par la même occasion, elle fidélise son client et s’assure ainsi une sorte de rente sur celui-ci.

L'utilisation de biens partagés s’inscrit dans le même ordre d’idées. Quand plusieurs personnes utilisent un bien sans en être propriétaire exclusif, le produit est utilisé de façon plus “efficiente” et, en cas de panne, un service de maintenance permet une utilisation encore plus durable du bien. Quelques exemples d'utilisations partagées d'un produit : des photocopieuses pour des associations, des lave-linge et sèche-linge pour de petites copropriétés, de l’outillage pour un lotissement… La réutilisation ou l’allongement de la vie d’un produit :

Du point de vue de l’OCDE, par réutilisation des produits : on entend « l’utilisation multiple d’un produit dans sa forme initiale, pour sa fonction d’origine ou une fonction alternative, avec ou sans remise à neuf. » www.fne.asso.fr. La réparation, la revente, le don ou la consignation sont des méthodes qui évitent aux biens d’être jetés après que l’utilisateur n’en ait plus besoin. De plus la réutilisation est créatrice d’emplois locaux. Dans bien des cas, elle permet à des entreprises d’économies sociales de faire travailler des personnes peu qualifiées, qui sont souvent exclues du monde du travail.

Changement de comportement et éco-consommation[modifier | modifier le code]

Orienter le consommateur vers des comportements plus respectueux de l’environnement permettrait de faire baisser drastiquement le poids/volume des déchets. Seule une minorité de personnes agit dans ce sens, il faudrait donc s’attaquer au reste de la population afin de convaincre le plus grand nombre de la nécessité d’adopter ces comportements.

  • l’achat de produits respectueux de l’environnement,
  • le compostage des déchets,
  • l’utilisation d’emballages consignés,
  • l’achat de piles rechargeables,
  • l’utilisation d’emballages réutilisables.

Les campagnes de sensibilisation qui ont le mieux fonctionné concernaient le tri des déchets, la collecte des piles et la collecte sélective. Malheureusement, ces conduites écologiques sont curatives et non préventives, et pour arriver à ces résultats, il a fallu des campagnes de communication massives.

La prévention consisterait à amener le grand public à éviter la consommation de biens inutiles, souvent par ailleurs produits dans des conditions sociales et environnementales déplorables et d'une piètre qualité et donc d’une durée d’utilisation réduite…

Distinguer prévention et tri sélectif Ces deux concepts sont complémentaires, mais dans l’esprit du consommateur ou du citoyen il y a une souvent confusion entre ces deux concepts. Trier ne doit pas empêcher une réduction préventive des déchets ; à la source (écoconception) et par les comportements d'achat.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Conseil national de recherche canadienne