Charles-Auguste van den Berghe

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Charles-Auguste van den Berghe
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 55 ans)
Paris
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Lieu de travail
Mouvement
Père
Distinctions
Sépulture de Charles-Auguste Van den Berghe au cimetière Montmartre.

Charles-Auguste van den Berghe, né à Beauvais (Oise) en 1798 et mort à Paris en 1853, est un peintre néo-classique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Augustin van den Berghe, artiste et professeur à la manufacture de Beauvais, Charles-Auguste van den Berghe est admis à l'École des beaux-arts de Paris et pourra, grâce aux relations de son père, avoir le privilège de suivre les cours de ses célèbres amis. Il entre en 1817 dans l'atelier d'Anne-Louis Girodet (1767-1824)[1],[2]. Il va concourir sans succès en 1823, 1825 et 1826 pour le prix de Rome. À la mort de Girodet, Charles-Auguste van den Berghe deviendra, en 1825, l'élève d'Antoine-Jean Gros (1771-1835), de Pierre-Narcisse Guérin (1774-1833) et d'Horace Vernet (1789-1863) lors de son séjour à Rome, de 1827 à 1829.

En 1836, il confie à un ami au sujet de l'acquisition de son tableau L'Ensevelissement de la Vierge : « J'aimerais bien qu'elle décore la cathédrale de Beauvais, où j'ai été baptisé et fait ma première communion. Ce sont des idées qui feraient bien rire des gens, mais ce ne sont pas moins mes idées »[3]. Le roi Charles X acheta le tableau et l'attribua à la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes.

Charles-Auguste van den Berghe reçoit les insignes de chevalier de la Légion d'honneur en 1839.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Salons[modifier | modifier le code]

  • 1826 : Antigone donnant la sépulture à Polynice, 1826.
  • 1833 : Daphnis et Chloé, huile sur toile, 267 × 214 cm, obtient une 2e médaille.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice biographique sur ensba.fr.
  2. Son successeur sera Louis Hersent en 1825 (Frédéric Chappey, « Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts (1794-1873) », Romantisme, n°93, 1996, pp. 95-101).
  3. Pierre Curie, « Les peintures de la cathédrale Saint-Pierre de Nantes », In Situ, mis en ligne le 07 juillet 2015, consulté le 20 août 2016 (en ligne).
  4. « Daphnis et Chloé », notice no 50110000761, base Joconde, ministère français de la Culture
  5. « Portrait de Mme Duval Le Camus, femme de M. Jules-Alexandre Duval Le Camus », notice no 06650001279, base Joconde, ministère français de la Culture
  6. L'Ensevelissement de la Vierge à la cathédrale Saint-Pierre de Nantes, photographie sur insitu.revues.org.
  7. La Pudeur, notice sur ensba.fr.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Nicolas Danjou, « Notice sur Charles-Auguste Van den Berghe… », in Mémoires de la Société académique d’archéologie, sciences et arts du département de l’Oise, 1854, pp. 358-360.
  • Prosper Gaborit, Histoire de la cathédrale de Nantes, Nantes, Impr. Bourgeois, 1888, p. 75.
  • Jules Furet, Dominique Caillé, « Les cathédrales de Nantes », Bulletin de la Société Archéologique et Historique de Nantes et de Loire-Atlantique, 1905, p. 230.
  • Georges Durville, Études sur le vieux Nantes d’après les documents originaux, Nantes, L. Durance, 1900-1915, p. 137.
  • Jean-Baptiste Russon, Dominique Duret, La cathédrale de Nantes, Savenay, Impr. Roumegoux et cie, 1933, p. 108.
  • Pierre-Marie Auzas, « Les œuvres d’art du diocèse de Nantes », Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, t. XLIX, 1969, p. 15-37, p. 31.
  • Bruno Foucart, Le renouveau de la peinture religieuse en France (1800-1860), Paris, Arthena, 1987, p. 402.
  • Ressources relatives aux beaux-artsVoir et modifier les données sur Wikidata :