Jean Henry Marlet

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Jean Henry Marlet
Jean-Henri Marlet03.jpg
Naissance
Décès
Activités

Jean Henry Marlet, né à Autun le et mort en 1847, est un peintre et graveur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève de l'Académie de Dijon, Jean Henry Marlet entre après la Révolution dans l'atelier du baron Jean-Baptiste Regnault. Il exécute de grands tableaux de genre et d'histoire. Il est un des premiers dessinateurs à pratiquer la lithographie en France. Ses épreuves sont tirées chez Lasteyrie ou Godefroy Engelmann, puis il imprime lui-même de 1822 à 1832. Sous la Restauration, son crayon devient patriotique et sa verve égale à celle des Nicolas-Toussaint Charlet, Auguste Raffet ou Carle Vernet. On lui doit une série de 72 estampes : les Tableaux de Paris.

Un grand nombre de ses tableaux ont été exposés à Paris au Salon de peinture et de sculpture, entre autres :

  • En 1804 : L'Enlèvement de Briséis, Scène des Champs- Élysée, Orphée jouant de la lyre, Chasse de Diane, Les Sabines sortant de Rome, ces quatre compositions sont dessinées à la plume.
  • En 1806 : Pie VII donnant sa bénédiction aux enfants au pavillon de Flore aux Tuileries[1], Les Nymphes de Calypso, guidées par l'Amour, allant mettre le feu au vaisseau d'Ulysse, La Chasse de Télémaque dans l'île de Calypso, Télémaque allant aux enfers, Naufrage de La Fère.
  • En 1808 : La Madeleine chez le pharisien pour l'église des Blancs- Manteaux, Un Nègre blessé pansé par des enfants, Visite d'Asker-Kan, ambassadeur de Perse, à M. de Champigny.
  • En 1810 : Une Première communion de jeunes filles[2], Un Atelier de jeunes peintres, Asker-Kan recevant des dames dans son salon à la manière persane, Trait de la vie de Fénélon, Sujets de la vie de Télémaque, dessins à la plume, Cortége de Leurs Majestés traversant la Galerie du Musée pour se rendre à la chapelle, Portrait de M. Audry, médecin, donnant des consultations chez lui.
  • En 1812 : La Malédiction paternelle, La Réconciliation, plusieurs portraits, Raphaël recevant le pape Léon X dans son atelier lui fait voir le tableau de la Sainte Famille commandé par François Ier[3].
  • En 1814 : Charles-Quint ramassant le pinceau du Titien[4], Distribution d'aliments aux pauvres.
  • En 1817 : La Mort de l'abbé Chappe à la Californie, Sermon dans l'église du port à Clermont en Auvergne, Arrivée des prisonniers des armées alliées sur la place de Jode à Clermont, Raphaël dans son atelier peignant sa maîtresse, Concert au quinzième siècle, Buste de Louis XVIII porté en triomphe par les habitants de Nevers, Un Lutrin de village.

- En 1819 : Dessins pour Les Croisades, de M. Michaud, et pour La Henriade, de Voltaire, Le Retour de l'exilé, Le Duc d'Angoulême visitant le Mont-de-Piété, La Reddition de Huningue, Les Missionnaires au mont Valérien.

Marlet réalise d'autres tableaux de genre et des portraits de personnalités.

À Paris, il obtient une médaille en 1822 et plusieurs prix.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Trois planches, ré-exposées en 1814.
  2. Réexposé en 1814.
  3. Réexposé en 1814 au château de Saint-Cloud.
  4. Château de Saint-Cloud.

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