Pauline Auzou

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Pauline Auzou
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Attribué à Pauline Auzou, Autoportrait présumé,
localisation inconnue.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 60 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Jeanne-Marie-Catherine Desmarquets
Nationalité
Activité
Parentèle
Antoine-François La Chapelle (d) (père adoptif)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Maître
Genres artistiques
Œuvres principales
Agnès de Méranie (d), Monsieur Picard et sa famille (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de Pauline Auzou
Signature

Pauline Auzou, née Jeanne-Marie-Catherine Desmarquets[1] à Paris en 1775 et morte dans la même ville en 1835, est une artiste peintre française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pauline Auzou est une élève de Jean-Baptiste Regnault et de sa femme Sophie[2]. Elle acquit rapidement une grande notoriété. La plupart de sa production (peinture d'histoire, sujets mythologiques, scènes de genre, portraits, intérieurs) fut acquise par l'État, la duchesse de Berry et la Société des amis des arts.

Elle participa à sa première exposition en 1793, peu avant son mariage.

Le 19 frimaire An II () elle épouse Charles-Marie Auzou, papetier, auteur d'une lignée de papetiers parisiens. L'une de leurs filles, Antoinette-Charlotte-Pauline (morte vers 1822), épouse en 1818 l'architecte Frédéric Nepveu[3].

Jacques Augustin Catherine Pajou et son épouse achètent au couple Auzou en 1820 une maison de campagne à Fontenay-aux-Roses.

Elle exposa une peinture de genre ou un portrait à chacun des Salons jusqu'en 1817. Il s'agissait de sujets pris dans l'histoire grecque, mais aussi de la peinture d'histoire : Agnès de Méranie en 1808, Arrivée de l'archiduchesse Marie-Louise à Compiègne en 1810, et Adieux de l'archiduchesse à sa famille en 1812. Diane de France et Montmorency, en 1812 et 1814, obtint les suffrages de la critique.

Elle réalisa 300 dessins qui furent reproduits dans le Journal des dames et des modes de La Mésangère[4].

Elle eut un atelier d'élèves à Paris pendant environ vingt ans.

Ses portraits, d'hommes comme de femmes, furent très appréciés : Portrait de Volney, Picard âgé, Valayer, curé de Saint-Nicolas-des-Champs (1816), etc.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Œuvres exposées au Salon[modifier | modifier le code]

La première exposition de Pauline Auzou au Salon de Paris a lieu en 1793. Elle y participera jusqu'en 1817.

  • 1793 : Une bacchante (no 778) ; Une étude de tête (no 777).
  • 1798 : L'Incertitude, ou que ferai-je ? (n°5) ; La Prudence éloignant l'Amour (n°6) ; Un Portrait de femme (n°7).
  • 1799 : Une Hébé (n°9) ; Une jeune femme lisant (n°10).
  • 1800 : Le Portrait en pied du C. Regnault (n°9) ; Un portrait de femme, préludant sur le piano (n°10) ; Un autre portrait de femme (n°11).
  • 1802 : Deux jeunes filles lisant une lettre (n°6) ; L'Amour dissipant les alarmes (n°7) ; Un portrait de femme (n°8).
  • 1804 : La Sollicitude maternelle (n°7), Premier sentiment de coquetterie (no 8), Un enfant à son déjeuner (n°9).
  • 1806 : Le Portrait de Madame D. pinçant de la harpe (n°9) ; Portrait de M. Picard aîné (n°10) ; Départ pour le duel (n°11).
M. Picard et sa famille (Salon de 1808), localisation inconnue.
  • 1808 : Agnès de Méranie (n°11) ; M. Picard et sa famille (n°12) ; Un portrait de femme (n°13).
  • 1810 : L'Arrivée de S.M. l'impératrice dans la galerie du château de Compiègne (n°21) ; Daria, ou l'effroi maternel (n°22) ; Portrait du jeune comte Byerzynski, polonais (n°23) ; Portrait de la sœur du comte Byerzynski (n°24).
  • 1812 : S.M. l'Impératrice, avant son mariage, et au moment de quitter sa famille, distribue les diamants de sa mère aux Archiducs et Archiduchesses ses frères et sœurs (n°22) ; Diane de France et Montmorency (n°23).
  • 1814 : Le Jour de l'arrivée de S.M. Louis XVIII (n°21) ; Les Bains de Luxeuil (n°22) ; Diane de France et le jeune Montmorency (n°23) ; Effroi d'une jeune Livonienne (n°24) ; Portrait de M. le baron V. (n°25).
  • 1817 : La Veille de la Saint-Louis au village (n°17) ; La Vieille bonne, ou les Contes de revenans (n°18) ; Novès et Alix de Provence (n°19) ; Boucicault et Mlle de Beaufort (n°20) ; Deux filles jouant à qui “rira la dernière” (n°21) ; Portrait de Mlle *** (n°22).

Œuvres conservées dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

États-Unis
France
Suède

Galerie[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Parfois orthographié « Desmarquest », elle ajouta à son nom celui de La Chapelle, patronyme de la cousine qui l'avait adoptée, et utilisa le prénom de Pauline.
  2. S.L. Siegfried, "The Visual Culture of Fashion and the Classical Ideal in Post-Revolutionary France", The Art Bulletin vol. 97, no. 1 (2015), pp. 77-99.
  3. Émilie Biraud, « Frédéric Nepveu (1777-1862) : personnalité d’un architecte dans l’ombre du château de Versailles », Livraisons de l'histoire de l'architecture, no 18,‎ , p. 39–50 (ISSN 1627-4970, DOI 10.4000/lha.221, lire en ligne, consulté le ).
  4. Les planches gravées de ce périodique ne mentionnent pas son nom.
  5. « "Portrait of a Musician" by Pauline Auzou », sur Currier Collections Online (consulté le ).
  6. (en) « Portrait of a Girl, Bust Length », sur Digital Collections, University of Notre Dame (consulté le )
  7. « Two Women Making Music », sur collections.sbma.net (consulté le )
  8. a et b « Deux nouveaux tableaux présentés au musée de Brou », La Voix de l'Ain, (consulté le ).
  9. « Portrait de M. Valayer », notice no PM75000664, base Palissy, ministère français de la Culture
  10. La galerie de curés de la sacristie de Saint-Nicolas des Champ
  11. « Portrait de dame », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture.
  12. « Arrivée de l'archiduchesse Marie-Louise à Compiègne le 28 mars 1810 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture.
  13. « Adieux de Marie-Louise à sa famille, 13 mars 1810 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture.
  14. « Acquisitions : Pauline Auzou et Marie-Gabrielle Capet rejoignent Stockholm », sur La Gazette Drouot, (consulté le )

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]