Robert Lefèvre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lefèvre.

Robert Jacques François Faust Lefèvre, dit Robert Lefèvre, né le à Bayeux, et mort le à Paris, est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Peintre d’histoire, de compositions religieuses et de portraits, Robert Lefèvre fit ses premiers dessins sur les dossiers d’un procureur, chez lequel son père l’avait placé comme expéditionnaire. Sa vocation remportant sur la volonté de ses parents, il abandonna la basoche et aurait fait à pied le voyage de Caen à Paris où il fut l’élève de Jean-Baptiste Regnault.

Au Salon de 1791, il exposa la Dame en velours noir, qui fut le point de départ de sa réputation. Les portraits de Napoléon, de Joséphine, de Madame Laetitia, de Marie-Louise, de Guérin, de Carle Vernet (Paris, musée du Louvre), de Pie VII en firent un portraitiste en vogue attaché aux personnalités impériales.

Lors de la rentrée des Bourbons, Robert Lefèvre peignit le Portrait de Louis XVIII, pour la Chambre des pairs, et reçut la croix de la Légion d'honneur. Lefèvre a peint un grand nombre de portraits et plusieurs tableaux d’histoire. Les principaux, parmi les portraits, sont ceux de Malherbe (anciennement Bibliothèque publique de Caen ; autre version à la Bibliothèque Sainte-Geneviève), de Charles X, de la duchesse d’Angoulême, de la duchesse de Berry, de Charles-Pierre-François Augereau duc de Castiglione (musée de Versailles), de Charles-François Lebrun (musée de Coutances) et du baron Dominique Vivant-Denon, historien, dessinateur et directeur du musée du Louvre (versions au musée du Louvre et au musée des Beaux-Arts de Caen).

Deux des tableaux mythologiques de Robert Lefèvre, l’Amour aiguisant ses flèches et l’Amour désarmé par Vénus[1]), ont été gravés par Desnoyers. Dans le genre historique, Phocion prêt à boire la ciguë, Roger délivrant Angélique, Héloïse et Abeilard, et un Calvaire pour le Mont Valérien (anciennement musée des Beaux-Arts de Caen), sont les plus célèbres de ses compositions.

Atteint d’une maladie incurable, Lefèvre terminait à Paris son dernier tableau, l’Apothéose de Saint Louis pour la Cathédrale de La Rochelle, lorsque, vaincu par la maladie, il s’abandonna au désespoir et mit, dit-on, fin à ses jours. La grande toile, L'Amour désarmé par Vénus (musée du Louvre), influencée par David, a été reproduite dans Le Nu Ancien et Moderne[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 184 × 130cm, selon le Catalogue sommaire illustré des peintures du musée du Louvre et du musée d'Orsay, volume V, annexes et index, établi par Isabelle Compin et Anne Roquebert, Liste des tableaux déposés par le Louvre par Élisabetth-Foucart-Walter, Paris, 1986, page 291, n° d'inventaire INV 4418. Cette œuvre a été déposée en 1872 au musée de Varzy.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gaston Lavalley, Le Peintre Robert Lefèvre, sa vie et son œuvre, Caen, L. Jouan, [1902].
  • Mémoires de la Société des sciences, arts et Belles-Lettres de Bayeux, 1901, p. 121-2.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :