Robert Lefèvre

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Robert Lefèvre
Portrait de Robert Lefèvre.jpg
Miniature d'après un autoportrait de Robert Lefèvre (musée des Beaux-Arts de Caen)
Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activité
Lieu de travail
Distinction
Portrait de Vivant Denon (1808), Paris, musée du Louvre.

Robert Jacques François Faust Lefèvre, dit Robert Lefèvre, né le à Bayeux et mort le à Paris, est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Peintre d’histoire, de compositions religieuses et de portraits, Robert Lefèvre fait ses premiers dessins sur les dossiers d’un procureur, chez lequel son père l’avait placé comme expéditionnaire. Sa vocation remportant sur la volonté de ses parents, il abandonne la basoche et aurait fait à pied le voyage de Caen à Paris où il devient l’élève de Jean-Baptiste Regnault.

Portraitiste en vogue attaché aux personnalités impériales, il poursuit les portraits lors de la rentrée des Bourbons. Il peint le Portrait de Louis XVIII, pour la Chambre des pairs, et reçoit la croix de la Légion d'honneur.

Atteint d’une maladie incurable, il termine à Paris son dernier tableau, L’Apothéose de Saint Louis pour la cathédrale de La Rochelle, lorsque, vaincu par la maladie, il s’abandonne au désespoir et met, dit-on, fin à ses jours.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Au Salon de 1791, il exposa la Dame en velours noir, qui fut le point de départ de sa réputation.

Les portraits de Napoléon (interprétés en gravure par Jacques Étienne Pannier), de Joséphine, de Madame Laetitia, de Marie-Louise, de Guérin, de Carle Vernet (Paris, musée du Louvre), de Pie VII en firent un portraitiste en vogue attaché aux personnalités impériales.

Après la restauration, les principaux, parmi les portraits, sont ceux de Malherbe (anciennement à la bibliothèque de Caen, une autre version à la bibliothèque Sainte-Geneviève à Paris), de Charles X, de la duchesse d’Angoulême, de la duchesse de Berry, de Charles-Pierre-François Augereau duc de Castiglione (château de Versailles), de Charles-François Lebrun (Coutances, musée Quesnel-Morinière) et du baron Dominique Vivant-Denon, historien, dessinateur et directeur du musée du Louvre (versions à Paris au musée du Louvre et au musée des beaux-arts de Caen).

Deux des tableaux mythologiques de Robert Lefèvre, L’Amour aiguisant ses flèches et L’Amour désarmé par Vénus[2]), ont été gravés par Desnoyers. La grande toile, L'Amour désarmé par Vénus (Paris, musée du Louvre), influencée par David, a été reproduite dans Le nu ancien et moderne[réf. nécessaire].

Dans le genre historique, Phocion prêt à boire la ciguë, Roger délivrant Angélique, Héloïse et Abeilard, et un Christ en croix pour le Mont Valérien (anciennement au musée des beaux-arts de Caen), sont les plus célèbres de ses compositions.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Napoléon, Fontainebleau
  2. 184 × 130cm, selon le Catalogue sommaire illustré des peintures du musée du Louvre et du musée d'Orsay, volume V, annexes et index, établi par Isabelle Compin et Anne Roquebert, Liste des tableaux déposés par le Louvre par Élisabetth-Foucart-Walter, Paris, 1986, p. 291, n° d'inventaire INV 4418. Cette œuvre a été déposée en 1872 au musée de Varzy.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gaston Lavalley, Le Peintre Robert Lefèvre, sa vie et son œuvre, Caen, L. Jouan, [1902].
  • Mémoires de la Société des sciences, arts et Belles-Lettres de Bayeux, 1901, p. 121-2.

Liens externes[modifier | modifier le code]