Clément-Louis-Marie-Anne Belle

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Clément Belle
Alexis III Loir - portrait de Clément Belle.jpg
Portrait au pastel de Clément Belle réalisé par Alexis III Loir
Naissance
Décès
(à 83 ans)
Paris
Nationalité
Activité
Peintre, professeur, recteur, surinspecteur
Maître
Marie-Nicole Horthemels, Lemoyne
Élève
Lieux de travail

Clément-Louis-Marie-Anne Belle, né le à Paris, mort le à Paris, est un peintre d’histoire français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Alexis Simon Belle, peintre du roi de France et du roi d’Angleterre et membre de l’Académie royale de peinture, et de Marie-Nicole Horthemels, peintre et graveur. Belle manifesta très jeune de bonnes dispositions pour les arts. Élève de sa mère, il perdit son père à l’époque où il commençait à donner les plus grandes espérances.

Sa mère le plaça sous la direction de Lemoyne avant de l’envoyer, en 1745, en Italie pour se perfectionner. Il resta dix ans dans ce pays, où il se livra à l’étude la plus assidue des maîtres. En vertu d’une autorisation spéciale du pape Benoît XIV, il prit au Vatican le calque des têtes peintes par Raphaël dans les fresques des Stanze. Son fils, Augustin-Louis Belle, a fait graver et a publié un certain nombre de ces facsimilés très curieux.

Les études sérieuses qu’il fit en Italie le mirent à portée de revenir en France pour y déployer le talent qu’il avait acquis, et se faire agréer à l’Académie, qui le reçut au nombre de ses membres, deux ans après, en 1761. Ayant été nommé successivement adjoint au professorat et professeur, en 1765, les succès qu’obtinrent ses ouvrages lui valurent, dans la même année 1785, sa nomination à la place d’adjoint à recteur, et à celle de recteur.

En 1755, il avait été appelé aux fonctions de surinspecteur de la manufacture des Gobelins pour la partie des arts. Quoique ce poste, qu’il occupa pendant plus de trente ans, lui ait pris une partie du temps qu’il aurait désiré consacrer à la peinture, il n’a pas laissé de produire beaucoup de tableaux, entre autres, La Réparation des saintes hosties, pour l’église Saint-Merri, Ulysse reconnu par sa nourrice et un Christ destiné à orner l’une des salles du Parlement de Dijon.

Son fils Augustin-Louis lui succéda dans sa place aux Gobelins.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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