Alexis-François Girard

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Alexis François Girard
Naissance
Décès
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Activité

Alexis-François Girard né à Paris[1] le [2] et mort à Paris 5e le [3], est un graveur français.

Il est le père de l'helléniste Jules Girard (1825-1902), membre de l'Institut.

Biographie[modifier | modifier le code]

D'après Henri Beraldi, François est le fils du graveur Romain Girard (1751-18..)[4] lequel, entre autres, travailla sur une suite d'illustrations d'après Nicolas Lavreince pour une édition des Liaisons dangereuses (1785). Formé par son père, François grave à ses côtés, notamment pour une série de grandes têtes d'étude tirées des tableaux célèbres de son temps (les estampes sont signées « R. Girard et F. Girard » ou « Girard et Girard fils » ). Les Girard habitent vers 1795-1800, au 29 « rue Barthélémy, à côté du Palais de Justice, au bout du Pont au Change »[5].

Il est admis aux Beaux-Arts de Paris dans la classe de Jean-Baptiste Regnault, mais délaisse la peinture[6].

Graveur d'interprétation, il commence sa carrière par des modèles de dessin au pointillé : son portrait grandeur nature de Louis XVIII exécuté en 1817 lui vaut une certaine reconnaissance du pouvoir. Dans la même technique, son Bellegarde d'après le tableau de François Gérard lui vaut une médaille au Salon de 1819 : par la suite, le peintre et le graveur, quasi homonymes, seront amis. Gérard fera de celui-ci l'interprète privilégié de ses tableaux.

Vers 1830, il délaisse le burin pour s'adonner à un genre plus rapide : la manière noire. Le portrait en pied de Louis-Philippe 1er (1832) format in- folio, le Joseph Récamier d'après Jean-Baptiste Paulin Guérin ou Le Maure (1839) d'après un dessin de l'architecte anglais Christopher Wren, sont à ce titre particulièrement représentatifs de sa technique. Pour cela, il fait venir de Londres un outillage spécial, puisqu'à cette époque, ce sont les Anglais qui en ont la maîtrise. Devenu expert en la matière, il est choisi par le peintre Paul Delaroche pour interpréter ses tableaux.

Vers 1830, il forme à la manière noire Joseph Bouchardy mais les deux hommes ne s'entendent pas. Girard a également comme élèves Gustave Bertinot, Octave Tassaert et Jules Gabriel Levasseur[7], lequel fit le portrait de son maître d'après un dessin de Delaroche. Il enseigne également le dessin et la gravure à Elise Prétot (1831-?) médaillée plusieurs fois aux salons entre 1864 et 1870[8].

Girard se marie avec Louise Marthelot (1784-1861)[9] qu'il forme également à la gravure. Louise Girard peint des miniatures et grave au pointillé qu'elle signe « L. Girard » à l'adresse du 5 rue Mignon et expose au Salon de 1837 et de 1848.

Le couple Girard est très lié aux frères peintres Ary et Henry Scheffer dont ils deviennent également les interprètes.

Les estampes de la période 1835-1865 sont tirées par la prestigieuse maison Goupil[10].

Alexis-François Girard repose au cimetière du Montparnasse (1re division) avec son épouse, sa belle-fille Laure Girard née Guigniaut (1833-1883), et le peintre paysagiste Adolphe Viollet-le-Duc (1817-1878), frère de l'architecte Eugène Viollet-le-Duc.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Outre des reproductions de tableaux de maîtres (paysages, histoire), Girard est un portraitiste. Ses travaux sont exposés au Salon de 1819 à 1866. Il signe « F. Girard » ou « A. F. Girard ». De son vivant, un album est paru regroupant une dizaine de ses planches, chez Vignères et Rapilly. Achetées par l'État, une vingtaine de ses gravures sont conservées à la Chalcographie du Louvre.

Conservation[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'après son acte de décès, mais aucune trace dans l'état-civil reconstitué de la Ville de Paris, ni dans celui de Vincennes parfois indiquée comme ville de naissance.
  2. Date inscrite sur sa tombe au cimetière du Montparnasse.
  3. Acte de décès n° 194 (vue 26/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 5ème arrondissement, registre des décès de 1870.
  4. Notice Girard (Romain) 1751- . Les graveurs du dix-huitième siècle par Roger Portalis et Henri Béraldi, tome second, p. 318, Paris, Morgand et Fatout, 1881, lire en ligne sur Gallica.
  5. Catalogue général de la BNF, en ligne.
  6. Notice des archives de l'ENSBA, en ligne.
  7. (en) « Jules Gabriel Levasseur (Biographical details) » sur le site The British Museum, consulté le 25 mars 2017.
  8. Fiche exposant Salon 1864, Base salons du musée d'Orsay.
  9. Acte de décès n° 772 (vue 18/19). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 5ème arrondissement, registre des décès de 1861.
  10. Exemple de correspondance entre Girard et Goupil, sur traces-ecrites.com, en ligne.
  11. « Ancienne collection du peintre Ingres », notice no 06070044010, base Joconde, ministère français de la Culture.
  12. Notice no 50170002739, base Joconde, ministère français de la Culture.
  13. « L'adresse du graveur y est mentionnée rue Mignon (Paris) », notice no M0277002335, base Joconde, ministère français de la Culture.
  14. Notice no 50170000952, base Joconde, ministère français de la Culture.
  15. Promotions et nominations dans l'ordre de la Légion d'honneur. La Chronique des arts et de la curiosité, 20 août 1866, p. 212, lire en ligne sur Gallica. Son dossier ne figure pas dans la base Léonore.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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