Musée de Picardie

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Musée de Picardie
Musée de Picardie Amiens.jpg
Façade du musée de Picardie.
Informations générales
Type
Visiteurs par an
56 967 (2003)
48 424 (2004)
50 467 (2005)
56 524 (2006)
46 511 (2007)[1]
Site web
Collections
Collections
Antiquités préhistoriques, égyptiennes, grecques et gallo-romaines
Art du Moyen Âge
Peintures du XVe siècle au XXe siècle
Sculptures du XVIIe siècle au XXe siècle
Bâtiment
Protection
Logo monument historique Classé MH (2012) en totalité - Logo label musée de France
Localisation
Pays
Commune
Adresse
48, rue de la République
Amiens 80000
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Le musée de Picardie est un musée d'art et d'archéologie situé à Amiens, en France. Il regroupe de riches collections qui vont de la Préhistoire au XXe siècle, notamment en archéologie et en peinture. Il a reçu le label « musée de France »[2]

Historique[modifier | modifier le code]

Du cabinet de curiosité au musée[modifier | modifier le code]

Au début du XVIIIe siècle, Étienne de Fay créa, à l'abbaye Saint-Jean-des-Prémontrés d'Amiens, un cabinet d'antiquités et de curiosités composé d'une collection d'objets hétéroclites parmi lesquels, seize tableaux du XVIIe siècle, une statue de la Vierge en albâtre du XVe siècle, un plat de Bernard Palissy, des pièces de numismatique, des céramiques, des instruments d'astronomie...

En 1786, le vicomte de Breteuil adressa au roi une lettre demandant la création d'un musée à Amiens. La Révolution française mit provisoirement un terme à ce projet.

En 1802, 85 tableaux et gravures furent déposés à la Malmaison, pour former le « musée de la Bourse ». Au moment de la signature de la paix d'Amiens, l'État fit déposer à l'hôtel de ville d'Amiens une vingtaine de tableaux provenant du château de Versailles parmi lesquels, les quatre Chasses en pays exotiques de Carle van Loo et de François Boucher. Toutes ces œuvres furent laissées à Amiens après la signature du traité.

En 1828, fut inauguré le musée de la Salle de la Bourse, dont les collections étaient composées - pour l'essentiel - de statues à l'antique. Parallèlement, en 1835, fut fondée la Société des amis des arts du département de la Somme et en 1836 la Société d'archéologie de la Somme devenue, en 1839, la Société des antiquaires de Picardie qui, outre d'effectuer des recherches archéologiques et historiques, se donnait pour mission de créer un musée à Amiens[3].

Fondation du musée[modifier | modifier le code]

La Société des antiquaires de Picardie fut reconnue d'utilité publique le 8 juillet 1851. Grâce à son action militante, les objets d'art et d'archéologie récoltés depuis des décennies purent être désormais conservés et exposés dans un musée digne de ce nom. En 1852, elle fut autorisée par Napoléon III à organiser une loterie pour financer les travaux de construction du musée et l'État lui attribua la propriété du terrain de l'ancien arsenal d'Amiens en 1854.

Le « musée Napoléon » était né. En 1869, il fut cédé à la ville par la Société des antiquaires de Picardie et prit le nom de Musée de Picardie, en 1875[4].

Un bâtiment innovant[modifier | modifier le code]

Le bâtiment actuel du musée a été construit entre 1855 et 1867 sur les plans des architectes Henri Parent et Arthur Diet qui prirent modèle sur l'agrandissement du Palais du Louvre de Napoléon III. Véritable palais, le bâtiment a été spécifiquement conçu - une véritable innovation à l'époque - pour être un musée accueillant les collections régionales d'antiquités et des œuvres d'art. C'est aussi un bâtiment à la gloire de la Picardie et ses hommes illustres. Le bâtiment est construit autour d'une cour centrale autour de laquelle se distribuent les différentes salles. L'aile de la façade principale est composée d'un pavillon central coiffé d'un dôme, de deux ailes terminées par deux pavillons d'angle en saillie.

Il est le premier bâtiment construit en France pour être spécifiquement un musée des Beaux-Arts et servit de modèle pour d'autres villes[5].

Une décoration extérieure et intérieure soignée[modifier | modifier le code]

Une majestueuse grille d'entrée donne accès à la cour d'honneur devant le bâtiment. Deux bassins de part et d'autre de l'allée principale sont ornés d'une fontaine sous forme de griffon ailé, œuvres de Eugène-Louis Lequesne.

Sur les six médaillons de la façade ont été sculptés, par les frères Duthoit, les portraits des hommes ou femme illustres de la Picardie : Antoine Parmentier, Jean de La Fontaine, Robert de Luzarches, Dom Bouquet, Jeanne Hachette...

Eugène-Louis Lequesne est l'auteur de deux statues en pied, L’Industrie et La Sculpture encadrant le troisième niveau du pavillon central.

Le vestibule donne accès aux salles d'archéologie au sous-sol, à la chapelle décorée par Cauchemont sur les dessins d'Arthur-Stanislas Diet, aux salles de sculptures, au grand salon qui accueille les peintures de grand et très grand formats et au grand escalier qui mène au premier étage.

La rotonde de l'Empereur ou salon du dôme, à l'étage, est la salle la plus richement décorée du musée. Le plafond est orné de peintures de Félix-Joseph Barrias représentant La France couronnant les gloires littéraires, artistiques, militaires et scientifiques de la Picardie : Jean de La Fontaine, Jean Racine, Jean-Baptiste Gresset pour la littérature ; Robert de Luzarches, Maurice-Quentin de La Tour, Jean-François Lesueur pour les arts ; Philippe de Beaumanoir, Charles du Cange, Jean-Baptiste Delambre pour les sciences ; Jeanne Hachette, Pierre l'Ermite, le maréchal Serrurier pour les gloires militaires. Les chapiteaux furent sculptés par les frères Duthoit, les huit victoires ailées sont dues à Eugène-Louis Lequesne.

De part et d'autre du dôme, la galerie est décorée de peintures murales marouflées de Pierre Puvis de Chavannes.

Les pavillons d'angles ont été décorés par les peintres Charles Borély, Charles Crauk, Auguste Ferragu et Le Tellier.

Sur le plafond peint du grand salon, les médaillons furent sculptés par Albert Roze[6]

Le musée de Picardie dans sa totalité est protégé au titre des monuments historiques : classement par arrêté du 21 mai 2012[5].

Agrandissements du musée[modifier | modifier le code]

Des les années 1870, la question de l'agrandissement des locaux se posa afin de pouvoir exposer les nouvelles acquisitions du musée. La cour centrale fut par couverte par l'architecte amiénois Émile Ricquier pour donner naissance au grand salon actuel, inauguré en 1890.

En 1902, dans le parc à l'arrière du musée, fut remontée, une maison datant de 1609, située auparavant dans l'ancien marché de Lanselles[7]. En 1929, le musée fut agrandi par la construction du pavillon Maignan pour abriter les collections que le peintre Albert Maignan avait léguées au musée, complétées par la donation de son épouse Louise Larivière.

À partir de 1981, des travaux de rénovation permirent d'installer les collections préhistoriques et antiques dans les anciennes caves à charbon du musée. Des décors peints d'origine furent rénovés dans certaines salles. En 1985, la rénovation intérieure inclut la mise en valeur des décors peints d’origine. En écho, la commande est passée en 1989 à Sol LeWitt d’un Wall drawing pour la rotonde ouest du rez-de-chaussée.

En 2011 un concours est organisé pour la rénovation du premier étage et de l'accès du public. Après une longue période d'études, Catherine Frenak et Béatrice Jullien menèrent à bien ce projet à partir de 2016, le musée subit d'importants travaux de rénovation, de restructuration et d'agrandissement. La réouverture du musée a eu lieu le 1er mars 2020[8].

Conservateurs et directeurs du musée[modifier | modifier le code]

  • 1873-1884 : Charles Borély ;
  • 1885-1892 : Auguste Ferragu ;
  • 1893-1916 : Léon Delambre ;
  • 1920-1943 : Albert Roze ;
  • 1944-1978 : Robert Richard ;
  • 1979-1984 : Véronique Alémany ;
  • 1984-1992 : Dominique Viéville ;
  • 1992-1995 :
  • 1995-2006 : Mathieu Pinette ;
  • 2007-2016 : Sabine Cazenave ;
  • 2016-2... : Laure Dalon.

Les collections[modifier | modifier le code]

Les collections archéologiques[modifier | modifier le code]

Au regard des collections égyptiennes et grecques issues du legs du peintre Albert Maignan, l'essentiel des collections archéologiques, situées au sous-sol, est constitué d’artefacts mis au jour lors de fouilles archéologiques effectuées dans le département de la Somme.

Antiquités préhistoriques et protohistoriques[modifier | modifier le code]

Les collections préhistoriques proviennent de fouilles effectuées à Amiens et dans le département de la Somme aux XIXe, XXe et XXIe siècles :

Antiquités égyptiennes[modifier | modifier le code]

Riche de 400 pièces environ, dont seulement 257 exposées, la collection égyptienne du musée de Picardie provient essentiellement de la collection du peintre Albert Maignan et de dépôts de l'État parmi lesquelles :

  • la momie de Setjaimengaou, âgée de 40 ans environ au moment de sa mort (XXVe-XXVIe dynasties), dans son cercueil (vers 664 av. J. C.)
  • un papyrus datant de la XXe dynastie égyptienne relatant, en écriture hiératique, la comptabilité d'un domaine agricole dépendant du sanctuaire de Karnak, mis au jour lors des fouilles d'Abydos menées par Émile Amélineau ;
  • des vases canopes ;
  • des masques funéraires ;
  • des statuettes...

Antiquités grecques[modifier | modifier le code]

La collection d'antiquités grecques du musée de Picardie provient essentiellement du legs du peintre Albert Maignan :

Antiquités romaines[modifier | modifier le code]

Le musée possède deux fragments de peinture murale romaine, provenant de la villa de Publius Fannius Synistor à Boscoreale, ville romaine près de Pompéi, détruite, elle aussi, par l’Éruption du Vésuve en 79.

Antiquités gallo-romaines[modifier | modifier le code]

Les collections gallo-romaines montrent des objets provenant de fouilles réalisées à Amiens et dans le département de la Somme au XIXe siècle et surtout lors de la reconstruction de la ville après la Seconde Guerre mondiale. Les travaux d'urbanisme contemporains mettent régulièrement au jour de nouveaux objets et vestiges lors de fouilles d'archéologie préventive. Les collections exposées au Musée retracent les étapes de la romanisation de la région du Ier siècle au Ve siècle :

  • chapiteaux, fragments de colonnes, panneaux de marbre provenant de l'ancien forum.
  • Paquetage d'un légionnaire romain (fin Ier siècle) ;
  • Patère émaillée provenant du mur d'Hadrien rapporté par un soldat romain ;
  • Autel votif et stèles funéraires ;
  • Statuette en bronze du dieu ithyphallique Priape (Ier siècle) ;
  • Statuette en bronze du dieu gaulois Cernunnos? (fin du Ier siècle) ;
  • Importante collection de verrerie ;
  • Panneaux de mosaïques ;
  • Bijoux ;
  • Objets de la vie quotidienne : céramique, ustensiles de cuisine, pour la toilette, pour l’écriture ;
  • Reconstitution d'habitat ;
  • Stèles funéraires de soldats de l'armée romaine ;
  • Sarcophages en plomb et en pierres...

Antiquités mérovingiennes[modifier | modifier le code]

De la période mérovingienne, le musée conserve en autres :

  • une parure en or d’origine balte, du Ve siècle ;
  • une petite boîte à hosties du VIe siècle, mise au jour à Moreuil (Somme) ...

Collections médiévales[modifier | modifier le code]

La collection d'œuvres médiévales du musée comprend un ensemble de sculptures et d'objets liturgiques :

Sculpture médiévale[modifier | modifier le code]

Lion de saint Marc (XIIe siècle)
  • ivoires sculptés, élément de reliure (fin du IXe siècle), vie de saint Rémi ;
  • chapiteau d'Adam et Ève de l'abbaye de Corbie (XIIe siècle) ;
  • chapiteau orné de diables provenant de l'abbaye Saint-Martin-aux-Jumeaux (XIIe siècle) ;
  • sculpture représentant le lion de saint Marc, provenant de Corbie (XIIe siècle) ;
  • cuve baptismale de l'abbaye de Selincourt (XIIe siècle) ;
La Légende de saint Nicolas, Le Châtiment du débiteur (XVe siècle)
  • statues de trois rois de Judas en pierre provenant du porche centrale de la façade occidentale de la cathédrale d'Amiens (vers 1225)
  • pierre centrale de l'ancien labyrinthe de la cathédrale d'Amiens (XIIIe siècle) ;
  • statue de flagellant polychrome (dernier tiers du XIIIe siècle) ;
  • statue en pierre du cardinal de la Grange provenant du Beau Pilier de la cathédrale d'Amiens (années 1370) ;
  • albâtres sculptés polychromés : Épisodes de la vie de la Vierge, Annonciation et Assomption, provenant de l'église de Conty (XVe siècle) ;
  • albâtres sculptés polychromés : La Légende de saint Nicolas, Le Châtiment du débiteur, provenant de l'église de Conty (XVe siècle) ;
  • cuve baptismale en plomb provenant de Molliens-Dreuil XVe siècle ;
  • statue de Vierge en prière, en bois, deuxième moitié du XVe siècle ;
  • groupe sculpté en pierre calcaire représentant la décollation de saint Firmin (fin XVe) provenant de la chapelle de l'ancien cloître des Maccabées d'Amiens ;
  • monument funéraire provenant de l'ancienne église Saint-Rémi d'Amiens (fin XVe) ;
  • stèle votive provenant de l'ancienne église Saint-Rémi d'Amiens (vers 1490) ;
  • monument funéraire provenant de l'abbaye Saint-Martin-aux-Jumeaux (1501 / 1502) ;
  • statue de saint Michel en pierre provenant de l'église Saint-Germain-l'Écossais d'Amiens (début XVIe siècle) ;
  • statue de saint Michel terrassant le démon en pierre provenant de l'ancienne église Saint-Michel d'Amiens (début XVIe siècle) ;
  • statue de saint Eustache en pierre provenant de l'ancienne église Saint-Michel d'Amiens (début XVIe siècle) ;
  • statue de saint Jean-Baptiste en pierre (début XVIe siècle) ;
Retable de Méharicourt
  • statue de saint Jean-l’Évangéliste en pierre (début XVIe siècle) ;
  • statue de la Vierge à l'Enfant, en bois polychrome (première moitié du XVIe siècle) ;
  • statue en pierre polychrome de saint Yves provenant de l'ancienne église Saint-Martin-au-Bourg (XVIe siècle) ;
  • retable de la Passion du Christ en pierre calcaire, provenant de l'église de Méharicourt (1530 / 1540) ;
  • groupe sculpté en pierre représentant le Christ au Jardin des Oliviers provenant de l'ancien couvent des Cordeliers d'Amiens (1530 / 1540) ;
  • statue de Marie-Madeleine provenant du jubé de la cathédrale d'Amiens,
  • statue de Saint Blaise,
  • Ecce homo…,

Objets liturgiques[modifier | modifier le code]

  • Colombe eucharistique en cuivre doré et émail champlevé de Limoges (1210 / 1220) provenant de l'église de Raincheval (Somme) ;
  • pyxide à décor de rinceaux et de palmettes en cuivre doré et émail champlevé de Limoges (vers 1250) ;
  • médaillon d'applique représentant un lion et un dragon en cuivre doré et émail de Limoges champlevé (vers 1260) ;
  • croix reliquaire en cuivre doré et gravé (première moitié du XIIIe siècle) ;
  • crosses...

Éléments de décor[modifier | modifier le code]

  • Portion de pavage de la trésorerie de la cathédrale d'Amiens, en terre cuite émaillée (XIVe siècle).

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Collections de peinture[modifier | modifier le code]

Pierre Puvis de Chavannes, Le Travail, 1863.

Cette section renferme, en outre, des peintures françaises et étrangères depuis le XVe siècle jusqu'au XXe siècle :

  • les grands formats sont exposés dans le grand salon du rez-de-chaussée ;
  • le grand escalier et la grande galerie du premier étage sont décorés de monumentales fresques sur toiles marouflées de Pierre Puvis de Chavannes[9]. Les salles du premier étage sont consacrées à la peinture européenne du XVe siècle à nos jours.

Tableaux de la confrérie du Puy Notre-Dame[modifier | modifier le code]

Les dix tableaux de la Confrérie du Puy Notre-Dame d'Amiens (huiles sur panneaux de bois) provenant de la cathédrale d'Amiens, rescapés de la dispersion ou de la destruction, au XVIIIe siècle, des œuvres créées depuis le Moyen Age, sont un des rares témoignages de l'art primitif du Nord de la France du XIVe au début du XVIIe siècles. Les cadres de cinq de ces tableaux ayant gardés des traces de polychromie, sont un chef d’œuvre de sculpture gothique flamboyante. Le dernier tableau qui nous est parvenu date de 1666.

Pré ministrant pasture salutaire (1520)
  • Anonyme : Arbre portant fruict d'éternelle vie, deux fragments (1500) ;
  • Maître d'Amiens ? : Au Juste pois véritable balance (1519) ;
  • Maître d'Amiens ? : Pré ministrant pasture salutaire (1520)
  • Maître d'Amiens ? : Palme eslute du Sauveur pour victoire (1521) ;
  • Anonyme : Le Vrai support de toute créature (1522) ;
  • Anonyme : Pour nostre foy militante comtesse (1526) ;
  • Anonyme : Triumphe exquis au chevalier fidèle (1549)
  • Mathieu Prieur : Terre d'où prit naissance la vérité naissance (1601) ;
  • Mathieu Prieur : Arch triumphal peinct d'histoires nouvelles (1603) ;
  • Mathieu Prieur : Temple illustre de lumière éternelle (1605) ;
  • Claude François : Croix aimable à Jésus quoique ignominieuse (1666).

Peinture italienne[modifier | modifier le code]

Giovanni Martinelli, Suzanne et les vieillards

Peinture espagnole[modifier | modifier le code]

El Greco, Portrait d'homme, vers 1600
  • El Greco : Portrait d'homme (vers 1600)
  • José de Ribera :
    • Le Miracle de saint Donat d'Arezzo (1652)
    • Platon (vers 1660)

Peinture flamande et hollandaise[modifier | modifier le code]

  • Anonyme (Flandre) : L'Exécution du roi Charles Ier d'Angleterre (1600-1649) sur la place de Whitehall à Londres en 1649 (vers 1650)
  • Adriaen Brouwer : Le Buveur (vers 1630)
  • Albert Cuyp : Conversion de saint Paul ou Le Chemin de Damas (vers 1650)
  • Antoine van Dyck : Tête d'homme de profil, tourné vers la gauche (1616 / 1618)
  • Jan Fyt : deux peintures
  • Jan van Goyen :
    • Marchands de vin et dégustateur à cheval sur un quai à Dordrecht (1651)
    • Le Départ pour la Pêche (1655)
  • Frans Hals : Portrait du pasteur Herman Langelius (1660)
  • Melchior d'Hondecoeter : Combat de coqs
  • Johan Barthold Jongkind
Cornelis de Vos : Joueurs et courtisanes sous une tente

Peinture française[modifier | modifier le code]

XVIIe siècle

XVIIIIe siècle

La collection de peinture du XVIIIe siècle se compose, notamment, de la série des Chasses exotiques ou Chasses en pays étrangers commandée par Louis XV entre 1735 et 1739 pour la petite galerie de ses petits appartements du château de Versailles. Elles furent apportées à Amiens, en 1802, pour décorer la salle du Congrès à l'Hôtel de ville au moment de la signature de la paix d'Amiens entre la France et la Royaume-Uni. Sur décision du gouvernement, les tableaux restèrent à Amiens et sont exposées au musée depuis son ouverture.

  • Jean-Jacques Bachelier :
    • Lion d’Afrique combattu par des dogues ;
    • Un ours de Pologne arrêté par des chiens de forte race ;
  • François Boucher :
    • La Chasse au Léopard (1736) série des Chasses exotiques ou Chasses en pays étrangers de Louis XV
    • La Chasse du crocodile (1739) série des Chasses exotiques ou Chasses en pays étrangers de Louis XV
    • Triomphe de Vénus (XVIIIe siècle) ;
    • Prédication de saint Jean-Baptiste (XVIIIe siècle) ;
    • Esquisse d'un décor de scène (XVIIIe siècle) ;
    • Enlèvement d'Europe (XVIIIe siècle) ;
  • Jean Siméon Chardin :
    • Nature morte aux harengs (1731 - 1733) ;
    • Nature morte aux morceaux de viande pendus à un croc (1734) ;
    • Nature morte aux deux lapins de garenne ou retour de chasse (entre le 1750 et le 1755) ;
    • Nature morte à la corbeille de raisin (1765) ;
Maurice Quentin de La Tour, Autoportrait, vers 1751
Charles André van Loo, La Chasse à l'ours
  • Charles André van Loo :
    • La Chasse de l'Ours (1736) série des Chasses exotiques ou Chasses en pays étrangers de Louis XV ;
    • La Chasse de l'Autruche (1738) série des Chasses exotiques ou Chasses en pays étrangers de Louis XV ;
    • L'Adoration des anges, esquisse préparatoire (1751) ;
  • Jean-Marc Nattier
  • Charles Parrocel :
    • La Chasse de l'éléphant série des Chasses exotiques ou Chasses en pays étrangers de Louis XV ;
    • La Chasse du taureau sauvage série des Chasses exotiques ou Chasses en pays étrangers de Louis XV ;
  • Jean-Baptiste Pater : La Chasse chinoise série des Chasses exotiques ou Chasses en pays étrangers de Louis XV ;
  • Hubert Robert : huit peintures
    • Colin-Maillard
    • Ruines d'un temple ;
  • Pierre Subleyras :
    • Crucifiement de saint Pierre ;
    • Martyre de saint Théodore d’Antioche ;
    • Apothéose de Saint Camille de Lellis ;
  • Joseph-Benoît Suvée : Tancrède blessé reconnaît Clorinde qu'il vient de combattre (vers 1776-1778) ;
  • Jean-François de Troy, La chasse du lion (1735) série des Chasses exotiques ou Chasses en pays étrangers de Louis XV ;
  • Joseph Vernet : deux peintures
  • Joseph-Marie Vien : Marc Aurèle distribuant du pain aux pauvres (1765)

XIXe siècle

Alexandre Colin : Le Cid, après son duel avec le comte de Gormas et son père (1869)
Albert Maignan, L'Insulte aux prisonniers Episode de la croisade contre les Albigeois en 1211.
  • Albert Maignan :
    • L'Insulte aux prisonniers Episode de la croisade contre les Albigeois en 1211 (1875)
    • Religieuse dans un parc (vers 1880) ;
    • Dante rencontre Mathilda (1881) ;
    • Le Printemps de la Vie (1883) ;
    • La mort de Guillaume le Conquérant (1885) ;
    • Les voix du tocsin (1886) ;
    • La Naissance de la perle, esquisse (1890)
    • La mort de Carpeaux (1892) ;
    • La Muse verte (1895) ;
    • Le violoniste ;
    • Personnage du groupe Zampa ;
    • La Rieuse ;
    • La ronde des notes ;
    • Le La ;
    • L'arrosage (vers 1900) ;
    • Scène champêtre (vers 1900) ;
    • Repas champêtre (vers 1900) ;
    • Allégorie de la Lune et du Soleil (vers 1900) ;
    • La Tentation d'Eve (vers 1900) ;
    • L'Ouragan (vers 1900) ;
    • Fond marin (vers 1900) ;
    • Jupiter et Sémélé, esquisse (1904) ;
    • Prométhée et les Océanides, esquisse (1906) ;
    • Le Thé (vers 1907) ;
    • La Chute de Phaëton, esquisse (1907) ;
    • Vénus et Adonis, esquisse ;
    • Jason aidé de Médée s'empare de la toison d'or, esquisse ;
    • Alphée et Aréthuse, esquisse ;
    • Minerve et Arachné, esquisse ;
    • Sous le cèdre (1908) ;
    • L'Été (1908) ;
    • Fête vénitienne ;
    • Portrait de femme ;
  • Pierre Puvis de Chavannes :
    • Concordia (1861)
    • Bellum (1861)
    • Le Travail (1863)
    • Le Repos (1863)
    • Ave Picardia Nutrix (1864)
    • Pro Patria Ludus (1882) spécialement conçue pour l'escalier d'honneur du musée[10].
    • L'Etude ;
    • La Contemplation ;
  • Jean-Baptiste Regnault : La Mort de Priam ;
  • Georges Rochegrosse : L'Assassinat de l'empereur Geta
  • Horace Vernet : Le Massacre des Mamelouks dans le Château du Caire, ordonné par Méhemet Ali Pacha, vice-roi d’Égypte, en 1811, (1819) ;
  • Édouard Vuillard
  • Jules-Claude Ziegler : La Paix d'Amiens (1853) ;
  • Henri Zuber : Le Passé, Versailles (1898)[11].

Sculpture[modifier | modifier le code]

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Jules Roulleau, Léda et le Cygne

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Artistes régionaux[modifier | modifier le code]

Peintres[modifier | modifier le code]

Francis Tattegrain, Les Deuillants à Etaples

Sculpteurs[modifier | modifier le code]

Les sculpteurs picards sont représentées par les œuvres suivantes :

  • Nicolas Blasset et François Cressent : Ecce Homo provenant de l'ancien cimetière Saint-Denis, (XVIIe siècle) ;
  • Nicolas Blasset :
  • Monument funéraire de Jean-Baptiste Blasset provenant de l'ancienne église Saint-Firmin le Confesseur (1647/1648) ;
  • saint Jean-Baptiste ;
  • Jean-Baptiste Carpentier : Le Martyre de saint Quentin
  • Auguste Carvin :
    • La Pâque au buis (1907) ;
    • Tête de jeune fille (1910) ;
    • Le Soir (1913)
    • Le Teinturier ;
Georges Tattegrain, Buste d'un ouvrier menuisier
  • Athanase Fossé :
    • Buste de Jules Barni ;
    • Buste de Théophile Caudron (1876) ;
  • Léon Lamotte :
    • Chimpanzé (avant 1930) ;
    • Lion couché ;
    • Tête de Lion ;
    • Autoportait ;
    • Autoportrait (1948) ;
    • Les Ours ;
    • Otarie (1957) ;
    • Les Deux Phoques (1957) ;
  • Albert Roze :
    • La Résurrection (1898) ;
    • Le Pardon ;
    • buste de Domice Roze (père du sculpteur) ;
    • Tête d'enfant ;
    • douze médaillons sculptés de la coupole du grand salon :

Robert de Luzarches ; Renaud de Cormont ; Jehan Turpin ; Nicolas Blasset ; Claude Mellan ; François Poilly ; Jean Rousseau ; Jean-Baptiste Carpentier ; Maurice Quentin de La Tour ; Théophile Caudron ; Puvis de Chavannes et Edmond Duthoit, .

  • Georges Tattegrain :
    • Buste d'Hector Crinon (1892)
    • Buste d'un ouvrier menuisier, terre cuite (1895)

Art du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Collections de dessins[modifier | modifier le code]

Le musée de Picardie possède un fonds de dessins des frères Aimé et Louis Duthoit provenant des donations de 1912 et 1982. Ce fonds constitue un ensemble unique en France qui témoigne des pratiques artistiques du XIXe siècle et ces dessins sont souvent la seule représentation connue de monuments d’Amiens et de la Picardie aujourd'hui disparus. Cette collection a été partiellement détruite au printemps 1918 lors des bombardements qu'a subis la ville d'Amiens et qui ont touché le musée.

Les dessins provenant du legs d'Albert Maignan et de celui de sa veuve, Étiennette Larivière, sont également conservés au musée.

Galerie d'œuvres[modifier | modifier le code]

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Fréquentation[modifier | modifier le code]

Chiffres de fréquentation 2001-2017[15]
Année Entrées gratuites Entrées payantes Total
2001 29 609 23 206 52 815
2002 24 402 24 808 49 210
2003 32 661 24 306 56 967
2004 34 137 14 287 48 424
2005 35 180 15 287 50 467
2006 11 205 45 319 56 524
2007 34 009 12 502 46 511
2008 35 938 9 553 45 491
2009 12 053 908 12 961
2010 31 702 8 620 40 322
2011 25 860 5 944 31 804
2012 31 443 4 531 35 974
2013 29 002 6 015 35 017
2014 35 819 6 706 42 525
2015 30 149 7 415 37 564
2016 24 808 6 048 30 856
2017 7 747 3 207 10 954

Musée d'art local et d'histoire régionale (hôtel de Berny)[modifier | modifier le code]

Situé près de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens, l'hôtel de Berny est une annexe du musée de Picardie. Son premier étage est réservé à l'évocation des quelques-unes des plus importantes personnalités amiénoises.

Des meubles de style Louis XVI, ainsi qu'un ensemble d'objets d'art du XVIIe siècle au XVIIIe siècle (tapisseries, céramiques, etc.) composent l'exposition permanente.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF]Veille Info Tourisme, consulté le 14 août 2010
  2. Notice no M0812, base Muséofile, ministère français de la Culture
  3. Robert Richard, Le Musée de Picardie, Amiens, Société des antiquaires de Picardie, 1958 p. 3 à 7
  4. Robert Richard, Le Musée de Picardie, Amiens, Société des antiquaires de Picardie, 1958 p. 9
  5. a et b http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PA00116077
  6. Xavier Bailly et Jean-Bernard Dupont (sous la direction de), Histoire d'une ville : Amiens, Amiens, SCEREN (CNDP-CRDP), 2013.
  7. Robert Richard, Le Musée de Picardie, Amiens, Société des antiquaires de Picardie, 1958 p. 26
  8. « Arts : à Amiens, le doyen des musées fait peau neuve »,
  9. Source : Léon Riotor, Puvis de Chavannes, Librairie Larousse, (1914)
  10. « CONCORDIA ET BELLUM », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 23 juillet 2020).
  11. « AMIENS », sur blogspot.com (consulté le 2 août 2020).
  12. http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/arcade_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=AR010229
  13. http://www.blue-waide.eu/fr/partenaires/musee-de-picardie/
  14. Voir sur le site d'Amiens.
  15. « Fréquentation des Musées de France », sur data.culture.gouv.fr (consulté le 14 mai 2020)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Matthieu Pinette, Peintures françaises des XVIIe et XVIIIe siècles des musées d'Amiens, édition Somogy, Paris, 2006
  • Matthieu Pinette, Couleurs d'Italie, couleurs du Nord - Peintures étrangères des musées d'Amiens, édition Somogy, Paris, 2001
  • Robert Richard, Le Musée de Picardie, Amiens, Société des antiquaires de Picardie, 1958.

Liens internes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]