Rosalie Caron

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Rosalie Caron
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Rosalie Caron est une artiste peintre française née à Senlis le 26 ou [1] et morte à Paris le [2].

Elle est une des représentantes de la peinture de style troubadour.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève de Jean-Baptiste Regnault, Rosalie Caron exposa au Salon de 1812 à 1833[3]. À plusieurs reprises, elle s'inspirera des écrits de Madame Cottin, et surtout de son roman Mathilde ou Mémoires tirés de l’histoire des croisades (1805) qui met en scène les amours de Mathilde d'Angleterre, sœur de Richard Cœur de Lion, et de Malek-Adhel, frère de Saladin.

Pour une raison inconnue, Rosalie Caron n'exposera plus après sa participation au Salon de 1833. Elle continuera néanmoins d'apparaître comme peintre dans l'Almanach du Commerce de Paris jusqu'en 1855[4] à l'adresse du 3, rue Vendôme à Paris[5]. Après cette date, elle y sera inscrite comme « rentière »[6].

En 1842, François Guyot de Fère écrira dans son Annuaire biographiques des artistes français : « Nous ne voyons plus rien de cette artiste au Salon. Elle se borne, maintenant, au rôle de spectatrice en donnant toujours ses vœux à ceux qui, comme elle, cherchent des succès solides dans des ouvrages consciencieux[7] ».

Œuvres[modifier | modifier le code]

Œuvres exposées au Salon[modifier | modifier le code]

Sur les neuf tableaux présentés par Rosalie Caron entre 1812 et 1833 au Salon de Paris, seuls trois sont aujourd'hui identifiés. Ils sont entrés dans les collections du musée municipal de Bourg-en-Bresse en 2014 et 2015.

  • Salon de 1812[8] : Gabrielle de Vergy relisant les vers composés pour elle par Raoul de Coucy et surprise par son mari (n° 170) d'après Gabrielle de Vergy, tragédie en 5 actes de Domont de Belloy (1770)[9]. Localisation inconnue .
  • Salon de 1814[10] : Mathilde et Malek-Adhel au tombeau de Montmorency (n° 175), musée municipal de Bourg-en-Bresse, don des Amis du monastère royal de Brou en janvier 2014. Provenance : vente publique chez Porro à Milan, n° 264 a, présenté comme Scuola Neoclassica.
  • Salon de 1817[11] : Mathilde surprise dans les jardins de Damiette par Malek-Adhel (n° 139), musée municipal de Bourg-en-Bresse, don des Amis du monastère royal de Brou en janvier 2014. Provenance : vente publique chez Porro à Milan, n° 264 b, présenté comme Scuola Neoclassica.
  • Salon de 1819[12] :
    • Marguerite de Valois et le Connétable de Bourbon (n° 196) d'après l' Histoire de la reine de Navarre. Localisation inconnue.
    • Saint Louis conduisant Henri IV au temple du destin (n° 197) d'après La Henriade (chant VII) de Voltaire. Localisation inconnue.
  • Salon de 1822[13] : Jeune femme sortant du bain. (n° 194) figure d'étude. Localisation inconnue[14].
  • Salon de 1824[15] : Mathilde et Malek-Adhel surpris dans le tombeau de Montmorency par l'archevêque de Tyr (n° 275), musée municipal de Bourg-en-Bresse, achat de la Ville de Bourg-en-Bresse avec l'aide du FRAM et du mécénat en 2015.
  • Salon de 1833[16] :

Autres œuvres[modifier | modifier le code]

Jeune femme sortant du bain (Salon de 1822), localisation inconnue.
  • Selon le Dictionnaire des artistes de l'école française au XIXe siècle[17] de Charles Gabet et le Dictionnaire général des artistes[18], « Mlle Caron a aussi exécuté un portrait de Louis XVIII pour la ville de Colmar qui lui en avait fait la demande »[19].
  • De son côté, Guyot de la Fère [20] signale « une Bacchante qui est maintenant au Brésil » et ajoute qu'« elle a fait un très grand nombre de portraits et de tableaux divers dont plusieurs sont à l'étranger ».
  • Le Dictionnaire Bénézit mentionne plusieurs tableaux passés en ventes publiques :
    • Deauville, 29 août 1969, Portrait de femme rattachant sa sandale. Même œuvre portant le même titre passée en vente publique à l'hôtel Drouot le sous le n° 133. Il s'agit en fait de la Jeune femme sortant du bain exposée au Salon de 1822, dont la localisation actuelle est inconnue.
    • Paris, , Le Galant gentilhomme, 1819. Localisation actuelle inconnue.
    • Paris, , Jeune femme à sa toilette, 1821. Sans doute la même œuvre que la Jeune femme sortant du bain exposée au Salon de 1822.

Réception critique[modifier | modifier le code]

En 1812, René-Jean Durdent mentionne : « Je répare un oubli envers madame Lemire : son tableau de madame de la Vallière donnant des leçons de piété à sa fille (1333), est assez gracieux, pour que j'eusse dû en parler à l'article des femmes artistes. J'en dis autant de Gabrielle de Vergi (n° 170), par Mlle Rosalie Caron, en remarquant toutefois que le dessin de ce dernier tableau n'est pas correct[21] ».

Dans La Vérité au Salon de 1812 […], un critique anonyme écrit : « Tableau médiocre, sujet peu heureux, petite pensée et petite manière[22]. »

En 1836, François-Fortuné Guyot de Fère dira que « ses ouvrages sont gracieux et d’une couleur harmonieuse[23]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Acte de naissance (vue 491/511), registre des baptêmes, mariages et sépultures de la paroisse Notre-Dame pour l'année 1791, état civil de la ville de Senlis sur le site des archives départementales de l'Oise.
  2. Acte n°1585 (vue 2/20), registre des décès de 1860 pour le 3e arrondissement sur le site des archives en ligne de la Ville de Paris. L'acte précise qu'elle était célibataire et âgée de 82 ans, ce qui la ferait naître en 1778.
  3. Explications des ouvrages de peinture et dessins, sculpture, architecture et gravure des artistes vivans, 1812, 1814, 1817, 1819, 1822, 1824 et 1833[source insuffisante].
  4. Almanach-bottin du Commerce de Paris, 1855, p. 112 disponible sur Gallica.
  5. Son domicile qu'elle habitait depuis au moins 1831, était situé dans l'ancien hôtel Fargès (ou hôtel de Mascrani), construit entre 1720 et 1727 et devenu le siège de l'Administration des vivres sous la Révolution. Elle demeurait auparavant au 11, rue Portefoin dans l'ancien hôtel de Malte. À cette même adresse, habitait le graveur Jean-Marie Gudin qui présenta ses œuvres au Salon de 1812 (n° 1241), de 1814 (n° 1272) et de 1819 (n° 1497 et 1498).
  6. Annuaire-almanach du Commerce, 1858, p. 1224 disponible sur Gallica.
  7. [1] disponible sur Gallica.
  8. Explication des ouvrages de peinture [… exposés au musée Napoléon le 1er novembre 1812], p. 18 disponible sur Gallica.
  9. Cette œuvre dramatique a également inspiré le livret des opéras homonymes de Carafa (1816) et Gaetano Donizetti (1826).
  10. Explication des ouvrages de peinture [… exposés au Musée royal des Arts le 1er novembre 1814], p. 17 disponible sur Gallica.
  11. Explication des ouvrages de peinture [… exposés au Musée royal des Arts le 24 avril 1817], p. 16 disponible sur Gallica.
  12. Explication des ouvrages de peinture [… exposés au Musée Royal des Arts le 25 août 1819], p. 26 disponible sur Gallica.
  13. Explication des ouvrages de peinture [… exposés au Musée Royal des Arts le 24 avril 1822], p. 28 disponible sur Gallica.
  14. Cette œuvre est passée plusieurs fois en vente publique, à Deauville en 1969 et à Paris en 1986 et 2008.
  15. Explication des ouvrages de peinture [… exposés au Musée Royal des Arts le 25 août 1824], p. 34 disponible sur Gallica.
  16. Explication des ouvrages de peinture [… exposés au Musée Royal le 1er mars 1833], p. 26 disponible sur Gallica.
  17. Charles Gabet, Dictionnaire des artistes de l'école française au XIXe siècle, Paris, 1831.
  18. Émile Bellier de La Chavignerie et Louis Auvray, Dictionnaire général des artistes de l'École française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours : architectes, peintres, sculpteurs, graveurs et lithographes, t. 1, Paris, 1882-1885.
  19. D'après Le Journal des débats du , il s'agissait d'un portrait en pied du souverain destiné à la salle des séances du conseil municipal.
  20. Annuaire biographique des artistes français, Paris, 1841-1842, p. 42 disponible sur Gallica.
  21. R.-J. Durdent, Galerie des peintres français au Salon de 1812, Paris, 1813, p. 12.
  22. La Vérité au Salon de 1812, ou Critique impartiale des tableaux et sculptures par une société d'artistes, Paris, Chassaignan, 1812, p. 9 disponible sur Gallica.
  23. François-Fortuné Guyot de Fère, Annuaire des artistes français, Paris, 1836.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Magali Briat-Philippe, « Rosalie Caron, peintre de l'histoire de Mathilde d'Angleterre et de Malek-Adhel », Revue des Musées de France, 2015, p. 46-111 ([PDF] en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]