Longeville

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Longeville
Longeville
Vue du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Intercommunalité Communauté de communes Loue-Lison
Maire
Mandat
Pierre-André Vouillot
2020-2026
Code postal 25330
Code commune 25346
Démographie
Population
municipale
187 hab. (2021 en augmentation de 11,31 % par rapport à 2015)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 01′ 55″ nord, 6° 13′ 42″ est
Altitude Min. 540 m
Max. 930 m
Superficie 9,46 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Pontarlier
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Ornans
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Longeville

Longeville est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté. Les habitants se nomment les Longevillois et Longevilloises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Comme son nom l’indique, le village de Longeville est tout en longueur et se situe au bord du plateau de Levier, plus de 300m d'altitude au-dessus du village de Lods dans la vallée de la Loue.

La commune est traversée par le ruisseau de Raffenot juste avant qu'il dégringole dans le vallon de Raffenot en créant moult cascades pour rejoindre la Loue.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Longavilla en 1135 ; Longevele en 1254[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons (1 000 à 1 500 mm/an), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 8,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 483 mm, avec 13,8 jours de précipitations en janvier et 10,9 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Coulans », sur la commune d'Éternoz à 15 km à vol d'oiseau[4], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 259,2 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 38,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18,9 °C, atteinte le [Note 1],[5],[6].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[7]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Longeville est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[9],[10],[11].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pontarlier, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 56 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[12],[13].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (51,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (51,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (43,4 %), prairies (30,8 %), zones agricoles hétérogènes (14,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (8 %), zones urbanisées (3,2 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire[modifier | modifier le code]

Les armes de la maison de Longeville étaient : de gueules, à la bande d'or, chargé d'un point d'échiquier d'azur, sur le premier quartier.

Les premiers membres connu de cette maison sont Pierre et Gérard de Longeville. Pierre vivait du temps d'Humbert de Salins et Gérard de Longeville est nommé dans l'exécution du traité conclu en 1126 entre Humbert III de Salins et le prieur de Romain-Moûtier. En 1133 Gérard était du nombre des chevaliers de Gaucher III de Salins. De ces deux chevaliers est issue la maison de Longeville qui dura jusqu'au XVIe siècle ainsi que la maison de Villers dont l'un des fils de Gérard prit le nom (cette branche subsiste toujours). Humbert de Longeville, écuyer, fait hommage en 1280 au seigneur de Neufchâtel pour ce qu'il tenait de son fief. En 1339 Gérard de Villers (ou Villerserine) fait mention dans son testament de Jacquet de Longeville, son neveu, et des enfants de Rose de Longeville. Jeanne de Longeville se marie dans le XIVe siècle à Guillaume Thoraise, chevalier, seigneur de Torpes. Guillaume de Longeville, écuyer, était de la montre de Guillaume de Poitiers en 1386. Jeanne de Longeville était abbesse de l'abbaye Notre-Dame de Migette en 1409. François de Longeville était du nombre des chevaliers de Saint-Georges en 1452[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Robert Vouillot[16] PS Paysan
mars 2014 mai 2020 Marcel Gaillard SE Cadre
mai 2020 En cours Pierre-André Vouillot [17]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[19].

En 2021, la commune comptait 187 habitants[Note 4], en augmentation de 11,31 % par rapport à 2015 (Doubs : +1,89 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
300281293350357331337331326
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
334337342322309323324302299
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
299311300224227228212213203
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
198195163141145134143145165
2018 2021 - - - - - - -
176187-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Plusieurs bâtiments inscrits à l'Inventaire général du patrimoine culturel :
    • Huit fermes anciennes datant des XVIIIe siècle et XIXe siècle.
    • L'église paroissiale Saint-Nicolas[22] reconstruite au XVIIIe siècle par l'architecte Claude Pierrot : en 1730 pour la tour-clocher, comme l'indique la date sculptée sur un fleuron gothique ornant le mur du rez-de-chaussée, de 1743 à 1776 pour le reste de l'édifice.
    • La mairie-école[23] construite en 1839 comme l'indique la date sur le linteau de la porte piétonne.
    • La fontaine-lavoir[24] construite en 1895 comme l'indique la date sur la pile de jet.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Vital Cuinet (1833-1896), géographe né à Les Longevilles .

Héraldique[modifier | modifier le code]

La famille de Longeville portait pour armes : « De gueules à la bande d'or, au franc-quartier d'azur »[25].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Baptiste Guillaume, Histoire généalogique des sires de Salins au comté de Bourgogne, édition Jean-Antoine Vieille, 1757, p.  58 à 62 books.google.fr
  • Roglo, de Longeville [1]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 4, Besançon, Cêtre, .
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  4. « Orthodromie entre Longeville et Éternoz », sur fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Station Météo-France « Coulans », sur la commune d'Éternoz - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  6. « Station Météo-France « Coulans », sur la commune d'Éternoz - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le )
  8. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le )
  9. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  10. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  11. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  15. histoire généalogique des sires de Salins
  16. [PDF] Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires
  17. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  22. « Eglise paroissiale Saint-Nicolas », notice no IA00014582, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. « Mairie-école », notice no IA00014579, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. « Fontaine-lavoir », notice no IA00014580, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. R. de Lurion, Nobiliaire de Franche-Comté, Besançon, Paul Jacquin, , 848 p. (lire en ligne sur Gallica), p. 449.

Mémoires Historiques sur la ville et seigneurie de Poligny (p. 829)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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