Fertans

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Fertans
Fertans
L'église et son portail vus du sud-ouest.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Canton Ornans
Intercommunalité Communauté de communes Loue-Lison
Maire
Mandat
Marcel Gillard
2014-2020
Code postal 25330
Code commune 25236
Démographie
Population
municipale
261 hab. (2015 en augmentation de 2,35 % par rapport à 2010)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 03′ 07″ nord, 6° 03′ 51″ est
Altitude Min. 350 m
Max. 583 m
Superficie 8,19 km2
Localisation

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Fertans est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont les Fertanais et Fertanaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Fertens en 1149 ; Fertans en 1172 ; Fartans en 1276 ; Fertans en 1278 ; Fertamps en 1392 ; Villayer de 1749 à 1791 ; Fertans depuis le 16 septembre 1791[2].

Fertans est un petit village typiquement comtois, situé au cœur d'un paysage de moyenne montagne, à 30 km au sud de Besançon.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Amondans Cléron Rose des vents
N Flagey
O    Fertans    E
S
Malans Amancey

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, apparait une famille, sans doute vassale des Montfaucon auxquels appartenait la contrée. Un Étienne de Fertans existait en 1150 : il avait quatre fils, Guillaume, Hugues, Aymon et Humbert. Au XIIIe siècle, la situation féodale de Fertans est complexe. Il y a une « pooté » qui appartient à la branche de Scey des Montfaucon-Montbéliard ; la famille des Fertans y possèdent deux maisons-fortes. C'est à cette époque que Jean Ier de Chalon, après avoir renoncé en 1237, à toutes ses possessions outre-Saône, commence à s'implanter dans la région salinoise et sur les plateaux du Jura. Dès 1260, Richard de Montbéliard, sire de Scey, fils de Pierre IV de Scey, se déclare homme-lige de Jean de Chalon pour la prévôté de Fertans. Après la mort de Jean, c'est Étienne de Scey qui déclare tenir en fief de Laure, sa veuve, la maison-forte qu'Odon de Fertans tenait de lui.

À la fin du XIIIe siècle, la situation se clarifie un peu avec le mariage de Jeanne de Fertans avec Raald de Scey. Dès cette époque, on ne parle plus que d'un seul château de Fertans et les Scey restent, seuls, vassaux des Chalon. Il faut attendre le XVIe siècle pour voir une nouvelle modification féodale, avec le mariage de Madeleine de Scey et d'Étienne de Montrichard, sieur de Flammerans. Ce sont désormais les Montrichard qui vont tenir Fertans.

Le XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1734, Alexandre-Joseph de Montrichard meurt, dernier de sa branche. La seigneurie, vendue par décret, est acquise en 1737, par François de Renouard, sieur de Fleurey. Celui-ci était originaire de Bretagne où il portait le titre de comte de Villayer. Il demande au roi de transférer ce titre à Fertans, autorisation qu'il obtint en 1749. Pour un demi-siècle, la terre et le village de Fertans s'appelèrent donc Villayer. Ce n'est que le 16 septembre 1791 que Villayer reprend le nom de Fertans.

La Révolution et l'Empire[modifier | modifier le code]

La Révolution fut très mal accueillie. Promue chef-lieu de canton, la commune ne le resta que quelques mois, jusqu'en octobre 1790, date à laquelle le chef-lieu fut transféré à Amancey, au grand dam des habitants. Dès la fin de 1790, le curé de Fertans refusa de prêter le serment constitutionnel. Il fit cette déclaration en chaire, à la messe dominicale. De la foule, un chirurgien de la localité lui tira un coup de pistolet, sans l'atteindre. En mai 1791, le curé Chaput fut dénoncé « comme ayant prêché de la manière la plus outrageante contre les législateurs français ». On transféra aussitôt la cure à Amancey, car le nouveau curé - constitutionnel celui-là - ne put rester « au milieu d'un peuple fanatique qui refuse de le reconnaitre ». Canton, paroisse, Fertans perdait tout au profit du village voisin. À la fin de 1793, c'est au tour de la municipalité d'être suspendue, car « tous les membres sont gangrénés d'aristocratie et de fanatisme ». Quand, en janvier 1796, Marcot, un patriote, se rendit acquéreur du château, il fut l'objet de tant de querelles qu'il demanda au département, l'envoi de troupes pour rétablir l'ordre.

C'est sous le Premier Empire que le village retrouva une certaine importance avec le transfert de la gendarmerie d'Éternoz, créée en 1798, à Fertans où elle devait rester jusqu'en 1854, année où elle fut établie à Amancey.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Fertans Blason D'argent à la fasce d'azur chargée de trois étoiles d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Marcel Gillard[3] DVD-UMP-LR Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

En 2015, la commune comptait 261 habitants[Note 1], en augmentation de 2,35 % par rapport à 2010 (Doubs : +1,74 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
345 335 339 391 394 370 368 380 371
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
335 340 332 314 311 304 281 305 286
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
285 288 296 262 268 271 266 237 219
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
186 154 152 169 155 217 237 255 261
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Léger est le plus vénérable témoin de l'histoire du village, puisqu'elle date du XIIe siècle. Le clocher fut édifié au XIVe siècle, la flèche au XVIe et le portail date du XVIIIe.

Le transept et le chœur furent toutefois réaménagés entre 1741 et 1774, mais l'on peut voir encore d'anciennes dalles funéraires ainsi que la cave baptismale et un groupe de statues, sculptées au XVIe siècle et représentant sainte Sophie et ses trois filles. Ces dernières auraient subi le martyre à Rome sous Hadrien et Sophie elle-même serait morte en paix en priant pour ses trois filles. C'est une allégorie à la divine sagesse, source des trois vertus : foi, espérance et charité.

Elle fait l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques depuis le 21 juin 1988[8].


  • Le château de Fertans a son origine au XIIIe siècle, mais fut en partie détruit en 1638, période de la guerre de Trente Ans. De cette époque, il ne reste que les vestiges de la partie Est. L'ensemble fut reconstruit au XVIIe siècle.
  • Le ruisseau de la Mée qui traverse longitudinalement le village et crée une belle cascade de 20m de hauteur au sortir de l'ancien moulin. Il rejoint ensuite le ruisseau de Norvaux à l'entrée Cléron.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le nom des habitants du 25 - Doubs - Habitants », sur www.habitants.fr (consulté le 16 novembre 2017)
  2. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 3, Besançon, Cêtre,
  3. [PDF] Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. « L'église Saint-Léger », notice no PA00101644, base Mérimée, ministère français de la Culture

Liens externes[modifier | modifier le code]

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