Amondans

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Amondans
Amondans
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Intercommunalité Communauté de communes Loue-Lison
Maire
Mandat
Serge Monnet
2020-2026
Code postal 25330
Code commune 25017
Démographie
Gentilé Amondanais , Amondanaises [1]
Population
municipale
87 hab. (2018 en diminution de 4,4 % par rapport à 2013)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 04′ 11″ nord, 6° 02′ 28″ est
Altitude Min. 296 m
Max. 530 m
Superficie 5,68 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Besançon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Ornans
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Amondans

Amondans est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est idéalement situé sur un promontoire orienté vers l'Ouest qui domine, d'un côté, la vallée du ruisseau de Malans, de l'autre, la vallée de la Loue.

Le village sur son promontoire.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Amondans en 1249 ; Emondans en 1264 ; Amondans depuis 1278[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Cademène Cléron Rose des vents
Rurey N
O    Amondans    E
S
Lizine Malans Fertans

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Amondans est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Besançon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 312 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (55,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (55,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (55,9 %), zones agricoles hétérogènes (35,2 %), prairies (8,9 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1947 mars 1965 Joseph Cuenin    
avant 1995 ? Robert Mille    
mars 2008 2014 Michel Bargetzy[10]    
mars 2014 En cours
(au 1er juin 2020)
Serge Monnet [11]
Réélu pour le mandat 2020-2026
SE Ingénieur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13].

En 2018, la commune comptait 87 habitants[Note 3], en diminution de 4,4 % par rapport à 2013 (Doubs : +1,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
204228256238221233238220239
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
231198223237244219206204195
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
185185160155158146143109103
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
847967617796879289
2018 - - - - - - - -
87--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'ancien château a été construit aux XVIe et XVIIe siècles par la famille de Montrichard. Il a subi de nombreuses transformations mais conserve quelques éléments de son ancienne architecture, dont une tourelle d'angle.
  • Le château d'Amondans fut, au début du XIXe siècle, la propriété de Jean Claude du Ban de Cressia (1775-1849), puis de sa fille Charlotte (1807-1873), religieuse du Sacré Cœur à Besançon. Cette dernière en fit donation à sa cousine Antoinette Vernier de Byans (1812-1877), femme d'un inspecteur des Postes : Justin Thévenin (1807-1871). Le seul fils survivant (sur 4) de Mme Thévenin, le commandant Henri Thévenin, le tint jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale. Les deux filles du militaire se partagèrent alors le château : la première était l'épouse de Louis Pommery. Ce n'est qu'au début des années 1960 que les Automobiles Peugeot achetèrent la magnifique bâtisse pour en faire une colonie de vacances. Plus tardivement, un couple de restaurateurs Pascale et Frédéric Médigue en firent un haut lieu international de la gastronomie française, une école de cuisine (organisation de repas pour l'ONU) puis obtinrent une étoile au guide Michelin. Depuis peu, le château reprend vie en devenant un lieu d'événements, ouvert à qui cherche un site exceptionnel pour organiser une fête ou un moment de travail. 9, rue Louise-Pommery.
  • L'église dédiée à l'Immaculée Conception, a été édifiée en 1805 et elle comporte un inscription commémorant la pose de la première pierre le 2 décembre, jour de la bataille d'Austerlitz. Se trouvent dans cette église un maître-autel et un tabernacle tournant en bois doré et polychrome. Ils datent du XVIIIe siècle et début du XIXe siècle. Se trouvent aussi, des dalles commémoratives de 1805 et 1806, en pierre.
  • Une plaque de ceinture qui se trouve actuellement au Musée des beaux-arts de Besançon, datant de 620 à 550 av. J.-C., faite de bronze.
  • La tourelle de l'ancien château datant du XVIe siècle, se situe rue de l'Église.
  • L'ancienne ferme construite à la fin du XVIIIe siècle ou au XIXe siècle, située 3, Grande-Rue.
  • Le linteau de la fromagerie datant de 1846, en calcaire, au 2, Grande-Rue.
  • La mairie-presbytère construite au XIXe siècle, en moellon et calcaire de taille, située rue de l'Église.
  • Le lavoir-abreuvoir construit par Victor Baille vers 1850 ou 1822 et 1885, en calcaire et lauze, situé r de Malans.
  • L'ancienne école de jeunes filles, datant de 1851, située 2, rue de l'École.
  • La Vierge de 1866, de l'atelier J.-J. Ducel, en fonte.
  • La stèle de Lucien Cornu de 1883, fabriquée en calcaire, située route de Fertans.
  • La Cascade de l'Adhuy située en bas du village, à proximité de la route de Malans (Doubs).
  • Le Canyon d'Amondans[16] très connu pour l'initiation à la descente de canyon, se terminant dans une grande vasque appelée la Gouille Noire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Napoléon Coste (1805 - 1883), grand guitariste et compositeur romantique français, né à Amondans.

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/doubs-25
  2. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 1, BESANÇON, CÊTRE, .
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 13 mai 2021)
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 13 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  11. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. http://www.descente-canyon.com/canyoning/canyon-description/2404/topo.html
  • Le Patrimoine des communes du Doubs, Flohic éditions, 2001

Liens externes[modifier | modifier le code]

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