Sébastien Buemi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sébastien Buemi
Sébastien Buemi est un homme à la peau blanche, brun.
Sébastien Buemi en avril 2016.
Biographie
Date de naissance (33 ans)
Lieu de naissance Aigle (Suisse)
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Carrière
Années d'activité 2009-
Qualité Pilote automobile
Parcours
AnnéesÉcurie0C.0(V.)
Formule 1
2008-2011 Toro Rosso 55 (0)
WEC
2013- Toyota 59 (18)
Formule E
2014- e-dams 74 (13)
Statistiques
Nombre de courses Formule 1 : 55
Formule E : 74
WEC : 60
Pole positions Formule 1 : 0
Formule E : 14
WEC : 7
Podiums Formule 1 : 0
Formule E : 29
WEC : 36
Victoires Formule 1 : 0
Formule E : 13
WEC : 18
Champion du monde WEC en 2014 et 2019-2020
Formule E en 2015-2016

Sébastien Olivier Buemi, né le à Aigle dans le canton de Vaud en Suisse, est un pilote automobile suisse. Il effectue, en 2009, ses débuts en Formule 1 au sein de la Scuderia Toro Rosso. Avec deux points inscrits au Grand Prix automobile d'Australie 2009, il devient le quatrième plus jeune pilote à inscrire un point en championnat du monde de Formule 1.

En 2014, il remporte le championnat du monde d'endurance WEC en compagnie de Anthony Davidson avec Toyota Racing. Àprès six tentatives infructueuses, il gagne les 24 Heures du Mans en 2018 puis en 2019 et remporte un second titre de champion du monde. Il gagne une nouvelle fois au Mans en 2020, avec Toyota Gazoo Racing.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sébastien Buemi en 2008 à Goodwood sur la Red Bull RB1.
Sébastien Buemi au Grand Prix de Malaisie 2011
Sébastien Buemi en , lors des 6 Heures de Silverstone, sous les couleurs de Toyota Motorsport GmbH.

Sébastien Buemi commence la compétition en 1994 par le karting et remporte, au fil des ans, plusieurs titres nationaux et internationaux. Présenté par la presse de son pays comme l'un des plus solides espoirs du sport automobile, il évolue toutefois dans l'ombre médiatique de sa cousine Natacha Gachnang[1].

Il passe à la monoplace en 2004 en championnat d'Allemagne de Formule BMW où, troisième pour sa première saison, il se classe deuxième l'année suivante, lors de son incorporation à la filière Red Bull Junior Team[2]. Avec le soutien financier de Red Bull, Buemi accède, en 2006, au championnat de Formule 3 Euro Series au sein de l'écurie Mücke Motorsport. Sa première saison en Formule 3 se solde par une douzième place. Au cours de l'hiver 2006-2007, il participe également à plusieurs manches du championnat A1 Grand Prix dans lequel il défend les couleurs de la Suisse. Redoublant en F3 Euro Series, il s'affirme en 2007 comme l'un des pilotes les plus brillants du plateau mais s'incline au championnat à l'issue d'un long duel face au pilote franco-suisse Romain Grosjean. Buemi est également placé par Red Bull dans l'écurie ART Grand Prix en GP2 Series où il remplace, à Monaco puis pour la deuxième moitié de saison, l'Allemand Michael Ammermüller, un autre protégé de Red Bull blessé puis licencié par l'équipe française. Pour sa première apparition dans la discipline, à Monaco, il se qualifie quatrième et termine septième ; il se montre plus discret lors des épreuves suivantes.

Fin 2007, ses bons résultats en Formule 3 lui valent d'effectuer ses premiers tours de roues en Formule 1 au volant d'une monoplace du Red Bull Racing puis d'être nommé pilote-essayeur de l'écurie[3]. Parallèlement à ces tests, Buemi participe à sa première saison complète en GP2 Series, au sein de l'écurie Arden. Il termine deuxième du championnat hivernal GP2 Asia Series avec une victoire, à nouveau derrière Romain Grosjean. Dans la série principale, il termine sixième avec deux victoires lors des manches-sprints de Magny-Cours et du Hungaroring.

Tenu en haute estime par la direction de Red Bull, il accumule au cours de l'hiver 2008-2009 les séances d'essai au volant des monoplaces de la marque, les Red Bull-Renault ainsi que les Scuderia Toro Rosso-Ferrari, écurie dans laquelle il remplace Sebastian Vettel à partir de la saison 2009[4].

Il marque ses premiers points lors de son premier Grand Prix, en Australie le puis, en Chine, se qualifie dixième avant de se classer huitième de la course sous une pluie battante. La suite de la saison est plus difficile car la monoplace n'est pas performante. Une grosse évolution technique en fin de saison lui permet de marquer à nouveau des points avec une septième place à Interlagos et une huitième à Abou Dabi. En fin de saison, alors qu'il convoite un volant chez Toyota F1 Team, le retrait du constructeur japonais le conduit à prolonger chez Toro Rosso. Il termine sa première saison à la seizième place avec six points.

En 2010, il inscrit des points à quatre reprises dans la saison (Monaco, Canada, Europe et Japon), son meilleur résultat étant une huitième place au Canada où il mène le Grand Prix durant un tour. Il se classe seizième du championnat du monde, comme la saison précédente, en ayant inscrit 8 points. En 2011, il inscrit 15 points, entrant à sept reprises dans les points. Son meilleur résultat est une huitième place en Australie et en Hongrie. Après dix-huit épreuves, quinzième du championnat, il perd son volant de titulaire à l'issue de la saison.

En 2012, il n'est plus que troisième pilote des écuries Red Bull Racing et Scuderia Toro Rosso, et le restera jusqu'en 2015[5],[6]. Il s'engage en endurance, aux 24 Heures du Mans 2012 au sein de l'équipe officielle Toyota Motorsport GmbH au volant d'une Toyota TS030 Hybrid avec Anthony Davidson et Stéphane Sarrazin, des anciens pilotes de Formule 1. En 2013, il participe aux 24 Heures du Mans 2013 au volant de la même voiture officielle ; avec Davidson et Sarrazin, il se classe deuxième du classement général. Il renouvelle l'expérience aux 24 Heures du Mans 2014 où, au volant d'une Toyota TS040 Hybrid partagée avec Davidson et Nicolas Lapierre, il termine troisième du classement général. Il est également sacré champion du monde d'endurance la même année, avec Davidson[7].

En 2014-2015, il est titularisé au sein de l'équipe française e.dams, cofondée par Alain Prost et Jean-Paul Driot, qui participe à la première édition du championnat de Formule E FIA de monoplaces électriques ; son coéquipier est Nicolas Prost[8]. Il est sacré vice-champion des Pilotes, avec trois victoires en onze courses, échouant à un point du titre, décroché par Nelson Angelo Piquet, mais remporte le titre Équipes[9].

À partir de 2015, Toyota connaît plus de difficultés car la TS040 est dominée par les Audi et les Porsche. Au Mans, Buemi et Davidson, rejoints par Kazuki Nakajima un autre ancien de la Formule 1, terminent huitièmes. En Formule E par contre, le Suisse enchaîne les succès avec six podiums en dix courses, dont trois victoires, ce qui lui permet d'obtenir le titre mondial, ainsi que celui de son écurie[10].

En 2016 seule la TS050 du trio Conway / Sarrazin / Kobayashi a le privilège de monter sur le podium, Buemi étant même déclassé aux 24 Heure du Mans pour ne pas avoir terminé le dernier tour de course dans le temps imparti. En Formule E, le Suisse se classe deuxième du championnat, derrière Lucas di Grassi, avec six victoires.

L'année suivante, alors qu'il brille davantage en endurance, Buemi perd de sa superbe en monoplace. Débutant la saison par une pige avec Rebellion Racing aux 24 heures de Daytona et aux 12 heures de Sebring (ou il termine huitième puis neuvièm), Buemi réédite le doublé de 2014 en remportant les deux première manches du championnat WEC. Aidées par le retrait définitif d'Audi, les Toyota se disputent le titre avec Porsche et, avec cinq victoires contre quatre, Toyota se classe deuxième après une défaite au Mans ou le Suisse se classe sixième. En Formule E, il se classe quatrième avec aucune victoire.

En 2018 et 2019 Toyota n'a plus de véritable concurrents en WEC, tous les grands constructeurs s'étant retirés. Dans une « super-saison » destinée à décaler le calendrier pour les années à venir, où les 24 heures du Mans apparaissent deux fois, Davidson est remplacé par Fernando Alonso, double champion du monde de Formule 1. Buemi remporter cinq victoires dont les deux épreuves mancelles[11],[12]. Toyota devient le deuxième constructeur japonais à gagner dans la Sarthe depuis Mazda avec la Mazda 787B en 1991. Le Suisse devient, pour la seconde fois de sa carrière, champion du monde d'Endurance. En Formule E, il dispute le titre à Jean-Éric Vergne, qui l'emporte.

En 2020, le championnat WEC se résume à une lutte fratricide entre les deux Toyota. Terminant sur tous les podiums, Buemi, accompagné de Nakajima et Brendon Hartley (qui remplace Alonso) s'octroient néanmoins pour la troisième fois consécutive les 24 heures du Mans[13]. En Formule E, Buemi ne peut faire mieux que quatrième du championnat.

2021 est assez semblable à la saison précédente ; deuxième du championnat du monde d'endurance, il voit sa série de victoires aux 24 heures du Mans s'arrêter au profit de la voiture -sœur. En Formule E, devenue championnat du monde, son équipe n'affiche aucun bon résultat et Buemi termine vingt-et-unième sur 25.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Sébastien Buemi a un temps résidé au Bahreïn (Il court également avec une licence de ce pays[14]) et réside maintenant à Monaco. Sa cousine, Natacha Gachnang, est également pilote automobile.

Le , seulement quelques heures après être revenu de l'ePrix de Buenos-Aires, Sébastien et sa femme Jennifer accueillent leur premier enfant, un petit garçon prénommé Jules.

Carrière[modifier | modifier le code]

Buemi à Jerez en février 2009
Buemi sur la Toro Rosso STR4, Grand Prix d'Espagne 2009

Résultats en championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

Tableau synthétique des résultats de Sébastien Buemi en Formule 1
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus GP disputés Dans les points Abandons Points inscrits Classement
2009 Scuderia Toro Rosso STR4 Ferrari V8 Bridgestone 17 4 7 6 16e
2010 Scuderia Toro Rosso STR5 Ferrari V8 Bridgestone 19 4 6 8 16e
2011 Scuderia Toro Rosso STR6 Ferrari V8 Pirelli 19 7 5 15 15e

Résultats en championnat du monde d'Endurance[modifier | modifier le code]

Présentation de la Toyota TS 050 avec Sébastien Buemi.
Année Équipe Châssis Moteur Pneus Courses Victoires Top 10 Abandons Points inscrits Classement
2013 Toyota Racing Toyota TS030 Hybrid Toyota 3,4 L V8 Hybrid Michelin 8 0 5 2 106,25 3e
2014 Toyota Racing Toyota TS040 Hybrid Toyota 3,7 L V8 Hybrid Michelin 8 1 7 0 166 Champion
2015 Toyota Racing Toyota TS040 Hybrid Toyota 3,7 L V8 Hybrid Michelin 8 4 8 0 79 5e
2016 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050 Hybrid Toyota 2,4 L Turbo V6 Hybrid Michelin 9 0 5 1 60 8e
2017 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050 Hybrid Toyota 2,4 L Turbo V6 Hybrid Michelin 9 5 9 0 183 2e
2018-19 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050 Hybrid Toyota 2,4 L Turbo V6 Hybrid Michelin 8 5 7 0 198 Champion
2019-20 Toyota Gazoo Racing Toyota TS050 Hybrid Toyota 2,4 L Turbo V6 Hybrid Michelin 8 2 8 0 202 2e
2021 Toyota Gazoo Racing Toyota GR010 Hybrid Toyota 3,5 L Turbo V6 Hybrid Michelin 6 3 6 0 168 2e

(*) Saison en cours.

Résultats aux 24 Heures du Mans[modifier | modifier le code]

Année Classe no  Pneumatiques Véhicule Écuries Équipiers Tours Pos. Classe
Pos.
2012 LMP1 8 M Toyota TS030 Hybrid
Toyota 3.4L V8 atmosphérique (Hybrid)
Toyota Racing Anthony Davidson
Stéphane Sarrazin
82 Abd. Abd.
2013 LMP1 8 M Toyota TS030 Hybrid
Toyota 3.4L V8 atmosphérique (Hybrid)
Toyota Racing Anthony Davidson
Stéphane Sarrazin
342 2e 2e
2014 LMP1-H 8 M Toyota TS040 Hybrid
Toyota 3.7L V8 atmosphérique (Hybrid)
Toyota Racing Anthony Davidson
Nicolas Lapierre
360 3e 3e
2015 LMP1 1 M Toyota TS040 Hybrid
Toyota 3.7L V8 atmosphérique (Hybrid)
Toyota Gazoo Racing Anthony Davidson
Kazuki Nakajima
386 8e 8e
2016 LMP1 5 M Toyota TS050 Hybrid
Toyota 2.4L Bi-Turbo V6 (Hybrid)
Toyota Gazoo Racing Anthony Davidson
Kazuki Nakajima
384 Non classé Non classé
2017 LMP1 8 M Toyota TS050 Hybrid
Toyota 2.4L Bi-Turbo V6 (Hybrid)
Toyota Gazoo Racing Anthony Davidson
Kazuki Nakajima
358 8e 2e
2018 LMP1 8 M Toyota TS050 Hybrid
Toyota 2.4L Bi-Turbo V6 (Hybrid)
Toyota Gazoo Racing Fernando Alonso
Kazuki Nakajima
388 Vainqueur Vainqueur
2019 LMP1 8 M Toyota TS050 Hybrid
Toyota 2.4L Bi-Turbo V6 (Hybrid)
Toyota Gazoo Racing Fernando Alonso
Kazuki Nakajima
385 Vainqueur Vainqueur
2020 LMP1 8 M Toyota TS050 Hybrid
Toyota 2.4L Bi-Turbo V6 (Hybrid)
Toyota Gazoo Racing Brendon Hartley
Kazuki Nakajima
387 Vainqueur Vainqueur
2021 Hypercar 8 M Toyota GR010 Hybrid
Toyota 3.5L V6 Bi-Turbo (Hybrid)
Toyota Gazoo Racing Brendon Hartley
Kazuki Nakajima
369 2e 2e
2022 Hypercar 8 M Toyota GR010 Hybrid
Toyota 3.5L V6 Bi-Turbo (Hybrid)
Toyota Gazoo Racing Brendon Hartley
Ryō Hirakawa
380 Vainqueur Vainqueur

Résultats en Formule E[modifier | modifier le code]

Années Équipes Voitures Victoires Points inscrits Classement
2014-2015 e-dams Renault Spark-Renault SRT 01E 3 143 2e
2015-2016 Renault e-dams Spark-Renault Z.E 15 3 155 Champion
2016-2017 Renault e-dams Spark-Renault Z.E 16 6 157 2e
2017-2018 Renault e-dams Spark-Renault Z.E 17 0 125 4e
2018-2019 Nissan e-dams Spark SRT 05E 1 119 2e
2019-2020 Nissan e-dams Spark SRT 05E 0 84 4e
2020-2021 Nissan e-dams Spark SRT 05E 0 20 21e

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Natacha Gachnang idees-suisse.ch en 2003
  2. Sébastien Buemi en F1? Tout porte à y croire tdg.ch, 25 novembre 2008
  3. Buemi sera le troisième pilote de Red Bull Racing, www.motorsport.com, 16 janvier 2008.
  4. Toro Rosso choisit Buemi, www.eurosport.fr, 9 janvier 2009.
  5. Buemi 3e pilote chez Red Bull, www.lefigaro.fr, 5 janvier 2012.
  6. Buemi reste pilote d'essai et de réserve chez Red Bull, www.rtbf.be, 23 janvier 2013.
  7. (en) « Bahrain WEC: Davidson and Buemi champions as sister Toyota wins », sur autosport.com, (consulté le )
  8. Rédaction AUTOhebdo, « Formula E ? Nicolas Prost et Sébastien Buemi chez e.dams », Auto Hebdo (France),‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. Sébastien Moulin, « Formula E – Sébastien Buemi Vice-Champion du Monde ! », sur sport-auto.ch, (consulté le )
  10. « Formule E Londres 2016 : Sébastien Buemi champion ! [RESUME VIDEO] », sur auto-moto.com, (consulté le )
  11. « Fernando Alonso et Toyota remportent les 24 Heures du Mans pour la première fois », sur Europe 1 (consulté le )
  12. « 24 Heures du Mans : Toyota et Fernando Alonso à nouveau sacrés », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  13. « Toyota remporte les 24 Heures du Mans 2020, Aston Martin bat Ferrari en GTE Pro », sur autohebdo.fr, (consulté le )
  14. Grand Prix de Bahreïn: ennuis mécaniques pour Buemi Grand Prix de Bahreïn: ennuis mécaniques pour Buemi lematin.ch, 24 avril 2009

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :