Monarchie de droit divin

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L'empereur Shōwa, descendant de la déesse Amaterasu, en tenue de grand-prêtre du Shinto d'État
Raffinement de la mise en scène du pouvoir politique : Louis XIV se présente en costume de sacre en 1648. Affirmer ainsi une monarchie absolue de droit divin se révéla une stratégie face à La Fronde. Portrait par Henri Testelin

La monarchie de droit divin est un régime politique monarchique dans lequel le pouvoir du roi, de l'empereur ou de toute autre autorité, est légitimé par la volonté d'une divinité, que son élection soit naturelle ou civile, directe ou indirecte.

Il existe trois types de droits divins :

  1. Le droit divin providentiel : la désignation est indirecte. Elle nécessite l'intervention d'un clerc, qui a tendance à inspirer le pouvoir et à le contrôler.
  2. Le droit divin surnaturel : la désignation est ici directe. Le Roi est alors moins sous le contrôle du clergé, il a davantage tendance à s'identifier à Dieu. Il a également tendance à développer des pouvoirs « magiques/surnaturels » (pouvait guérir des personnes atteintes de maladies graves comme celle des écrouelles…) ; on le qualifie alors de roi Thaumaturge.[réf. nécessaire]


En France[modifier | modifier le code]

Louis XIV, le Roi-Soleil, désire voir la monarchie rayonner à partir d'un lieu d'où il peut gouverner : ce sera Versailles. Les travaux débutent en 1669 mais ils sont encore inachevés lorsque la Cour et le gouvernement s'installent en 1682. Plusieurs architectes de renom comme Louis Le Vau y travaillent, ainsi que le jardinier André Le Nôtre.

Au Vatican[modifier | modifier le code]

Le Souverain Pontife (Summus Pontifex) est élu par le Sacré Collège, lors du Conclave, qui serait lui-même éclairé par la volonté divine de donner un successeur de l'Apôtre Pierre, le Vicaire du Christ.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]