Loèche

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Loèche
Leuk
Blason de Loèche
Héraldique
Image illustrative de l'article Loèche
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Valais
District Loèche
Localité(s) et communes limitrophes
(voir carte)
Localités :
Bachalp, Brentschen, Briannen, Erschmatt, Gampinen, Loèche-Ville, Pfyn, Pletschen, St.-Josephsheim, La Souste
Communes limitrophes :
Agarn, Albinen, Anniviers, Ferden, Gampel-Bratsch, Guttet-Feschel, Inden, Salquenen, Turtmann-Unterems, Varonne
Président(e) Roberto Schmidt
Code postal 3953
N° OFS 6110
Démographie
Gentilé (de) Leuker
Population 3 675 hab. (31 décembre 2010)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 19′ 08″ N 7° 38′ 07″ E / 46.3188, 7.6352 ()46° 19′ 08″ Nord 7° 38′ 07″ Est / 46.3188, 7.6352 ()  
Altitude 731 m
Superficie 5 530 ha = 55,3 km2
Divers
Nom officiel Leuk
Nom français Loèche-Ville
Langue Allemand
Localisation

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Loèche

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Loèche
Liens
Site web www.leuk.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Loèche, appelée en allemand Leuk, est une commune suisse du canton du Valais, chef-lieu du district du même nom.

Histoire de Loèche[modifier | modifier le code]

La région est déjà habitée à l'époque pré-celtique ; l'origine de son nom remonte à ces temps lointains. C'est en 515 après J.-C. que l'on trouve pour la première fois la mention de Loèche (Leuca) dans un document d'archive. Le foyer romain, la crypte avec sa paroi aux crânes de plus de 20 mètres de long et l'église gothique de Saint-Étienne sont des témoins bien conservés du passé de Loèche. Ce sont les Romains qui introduisent la culture de la vigne. Du fait de sa position centrale, Loèche a, de tous temps, été une plaque tournante. Le col de la Gemmi a fait l'objet d'aménagements de la part des Romains qui l'ont beaucoup utilisé.

En 1142, Loèche passe sous le contrôle de l'évêque de Sion. Durant de nombreuses années, le Château de l'Évêché sert de résidence d'été à l'évêque. Loèche semble avoir obtenu ses franchises et son statut de cité indépendante vers 1260. Les armoiries de Loèche représentent un griffon. Il est composé d'un lion, roi des animaux terrestres et d'un aigle, roi des airs. Sa domination s'étend sur la terre et dans les airs.

Au Moyen Âge et durant la Renaissance, on comptait à Loèche plus de vingt moulins, dont la Hammerschmiede (construite en 1632 sur le Tschambong). À cette période, la cité était aussi un centre politique dans laquelle plus de vingt avocats tenaient étude.

Loèche a été le centre du mouvement de la Réforme protestante en Valais mené par Michael Mageran. Sous son impulsion, le pouvoir temporel et religieux de l'évêque de Sion fut brisé. Cependant, Loèche est finalement restée catholique.

Durant la nuit du , la bataille de Finges (1799) opposa les Français et les Haut-Valaisans, qui furent défaits. Il en résulta le pillage de Loèche et du reste du Haut-Valais par l'armée d'occupation française.

Le 1er janvier 2013, l'ancienne commune d'Erschmatt a été intégrée à Loèche.

Vue sur La Souste.

Topographie et géographie[modifier | modifier le code]

La ville de Loèche se trouve sur un coteau orienté vers le sud, à un point qui marque un léger virage dans la vallée du Rhône, visible jusqu'à Martigny. Elle est surplombée par un plateau sur lequel est implantée une importante station de réception satellitaire.

Le vignoble de Loèche produit de la Petite Arvine (Château Lichten), du Pinot noir (Reijjen), du Fendant et d'autres crus typiques du terroir valaisan. Un chemin du vignoble (66 km) part de Loèche et s'achève à Martigny.

Loèche est une des rares communes valaisannes à s'étendre sur les deux rives du Rhône. Sur la rive gauche (au sud) se trouve, en plaine, la localité de La Souste, au bas d'un immense cône de déjection provoqué par les alluvions amenés par l'Illgraben. Sur la partie orientale du torrent se trouve un grand bocage et sur la partie occidentale commence la forêt de Finges. La forêt de Finges ou bois de Finges (en allemand : Pfynwald) est la plus grande pinède d’Europe ; elle constitue une réserve appelée à obtenir le statut de "Parc naturel" au plan national. Dans cette forêt se trouve le monument commémorant la bataille de Finges.

Que ce soit dans le lit du Rhône (non canalisé), le bois de Finges ou les prairies sèches et falaises du coteau, Loèche est un site important de nidification pour les oiseaux et un centre d'observation ornithologique.

Patrimoine historique[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Etienne, gothique, avec un clocher roman : fresques, chaire et autel des Mages sculptés, statuaire ; crypte archéologique ; ossuaire (avec fresque : danse des morts)
  • Chapelle baroque de pèlerinage "Ringacker"  : stucs, fresques, autel majeur sculpté.
  • Hôtel de ville (pentagonal)
  • Château épiscopal, avec des aménagements contemporains Mario Botta
  • Château De Werra, Renaissance
  • Tour fortifiée de la Dala
  • Pont du diable

Chapelle Ringacker[modifier | modifier le code]

La Chapelle Ringacker

Entre Loèche-ville et La Souste, la chapelle baroque "Ringacker" fut construite en 1694, sur l'emplacement d'une ancienne chapelle, d'un ancien couvent des Augustines, dédié à Sainte Catherine et d'un ancien cimetière réservé aux morts de la peste. L'ancienne chapelle était construite hors de toutes habitations, cela était courant à l'époque des grandes pestes de 1629-1630. L'endroit devint un lieu important de pèlerinage et la petite chapelle devint trop petite pour accueillir les fidèles. Elle fut donc détruite tout comme le couvent abandonné par les sœurs et laissa place à la construction de la nouvelle chapelle, l'une des plus belles chapelles baroques du Canton du Valais[3]. Le maître-autel (voir photo) achevé en 1705, est l’œuvre du sculpteur Johann Sigristen (1653 Brig -1710). Nous pouvons aussi admirer de nombreuses fresques et un orgue, le second plus ancien du Valais après celui de la Basilique de Valère.

Le nom de Ringacker vient de "Ringmauer", mur qui entourait le cimetière de l'époque et qui donna le "Ringacker", le champ emmuré.

En 1953, suite à une importante tempête, l'édifice fut endommagé. Grâce au Patrimoine suisse et à l’État du Valais, une restauration fut entreprise et terminée en 1960[4]. Une nouvelle restauration fut réalisée en 1997.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Population résidante permanente et non permanente selon la région, le sexe, le lieu de naissance et l'état civil, en 2010 », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 15 décembre 2011).
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. Mémoire de licence, Université de Lausanne, Les chapelles baroques du Valais, Vinciane Glassey, 2003
  4. Bibliothèque ETH, Zurich, Crettol, 1960

Liens externes[modifier | modifier le code]

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