Antiroi

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Un antiroi est, pour le Saint-Empire romain germanique, un roi qui est élu par le collège électoral alors qu'un autre règne toujours[1].

Un antiroi est un roi potentiel qui, en raison des discussions de succession ou de la simple contestation politique, se déclare le roi en opposition avec un monarque en place. On trouve des antirois plus souvent dans des monarchies élues que dans des monarchies héréditaires comme celles d'Angleterre et France, ils sont plus généralement mentionnés dans la politique du Saint Empire romain germanique, avant le début du XVe siècle.

Le terme est comparable avec l'antipape, un pape potentiel rival et en effet les deux phénomènes se ressemblent ; de même que des rois allemands et des empereurs désignaient parfois en haut des antipapes pour affaiblir politiquement des papes avec lesquels ils étaient en conflit, les papes soutenaient de leur côté des antirois, rivaux politiques des empereurs avec qui ils sont en désaccord. Par exemple avec Rodolphe de Rheinfelden fut élu antiroi face à Henri IV du Saint-Empire en 1057.

Quelques-uns des antirois pouvaient s'imposer avec un droit de domination et étaient reconnus comme les rois légaux (par exemple Frédéric II du Saint-Empire). Contrairement à certains (par exemple Henri II de Bavière) le statut de roi ou antiroi est contestable et ce jusqu'à aujourd'hui.

Avec le règlement de l'élection de roi par la Bulle d'or en 1356, l'élection d'un antiroi était presque exclue.

Antirois allemands[modifier | modifier le code]

Antirois anglais[modifier | modifier le code]

Antirois français[modifier | modifier le code]

Autres antirois[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]