Villeray

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Villeray
Vue sur la piste cyclable de la rue Boyer dans le quartier montréalais de Villeray.
Vue sur la piste cyclable de la rue Boyer dans le quartier montréalais de Villeray.
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Municipalité Montréal
Statut Quartier
Arrondissement Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension
Fondateur Villeray Quarry Company
Date de fondation 1896
Constitution 1905
Maire
Mandat
Anie Samson
2005 - 2009
Démographie
Gentilé Villerois, Villeroise
Population 59 895 hab. (2006[1])
Densité 11 518 hab./km2
Langue(s) parlée(s) Français
Géographie
Superficie 520 ha = 5,2 km2
Divers
Site(s) touristique(s) Complexe environnemental de Saint-Michel, Cirque du Soleil, Parc Jarry, Stade Uniprix (Stade Jarry), Marché Jean-Talon, La Cité des Arts du Cirque (Tohu), Clercs de Saint-Viateur, Patro Le Prevost

Villeray est un quartier de Montréal. Il fait partie de l'arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension. Il est situé au centre-nord de l'île de Montréal. Il est délimité au nord par le boulevard Crémazie, au sud par la rue Jean-Talon, à l'ouest par l'avenue Casgrain et à l'est par la rue Garnier[2]. Si la limite ouest du district électoral est la rue Casgrain, le boulevard Saint-Laurent constitue toutefois la limite "naturelle" du quartier et est reconnu comme tel par les habitants du secteur.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le village Villeray tire son nom du propriétaire de la carrière Villeray Quarry Company située sur le site actuel du parc Villeray. Le village sera érigé en municipalité en 1896 et ses 800 âmes (75 familles) seront annexées à Montréal en 1905.

C'est le seul quartier de Montréal où le transport en commun précéda l'urbanisation. Le transport en commun favorisa le développement de ce quartier, jusqu'alors occupée uniquement par des fermes. Une de ces fermes est notoire à plus d'un titre, elle est associée directement au parc et à l'essor urbain du quartier Villeray : la ferme Jarry.

Emplacement géographique de la ferme Jarry[modifier | modifier le code]

Plusieurs fermes occupaient ce territoire parsemé de ruisseaux et de petits lacs à la fois giboyeux et intéressant pour l'agriculture. La ferme Jarry, d'une tenure de 64 arpents, était bordée du côté nord par l'actuelle autoroute métropolitaine, du côté sud par la rue Villeray, du côté est par la rue Saint-Hubert et dans son axe ouest par la petite rue Foucher.

Le propriétaire Stanislas Jarry va, au début du XXe siècle, lotir cet espace en 680 lots. D'autres membres de cette famille possédaient des terres agricoles dans ce qui est maintenant convenu d'appelées l'arrondissement Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension.

Effervescence de développement au début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

On y trouve alors dans cette effervescence de développement et de construction principalement des ouvriers propriétaires de leur maison qui y est typique en bois donnant directement sur la rue avec des hangars et des écuries à l'arrière parfois relié au corps principal du bâtiment parfois pas.

De 1915 à 1930 Villeray connaît un boom démographique sans précédent d'où le besoin d'écoles, d'églises et un bain public et la caserne des pompiers au coin de la rue Jarry et Saint-Hubert (1912).

Création du premier bain public[modifier | modifier le code]

L'institut des sourds et muets des clercs de Saint-Viateur dont la façade est faite de blocs de pierre dit de Montréal est érigé sur le Boulevard Saint-Laurent, entre Faillon et de Castelnau, durant la Première Guerre mondiale.

L'apport de cette population ne se fait pas sans créer des problèmes de santé puisque l'hygiène n'est pas établie dans les mœurs. Ce pour quoi on voit l'érection d'un bain public, le bain St-Denis (1909-1910) mais cela ne suffisait pas puisque la variole, la fièvre typhoïde et la tuberculose sévissaient de façon endémique amenant un taux de mortalité infantile comparable à des pays moins riches que le Canada.

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale, le « plexi » devient à la mode et Villeray se construit rapidement en se dotant de ruelles, certaines larges, d'autres plus étroites, avec les non moins célèbres cordes à linge.

Raoul Jarry[modifier | modifier le code]

Un conseiller municipal du temps M. Raoul Jarry (échevin de Villeray depuis 1921) voit dans ce parc son cheval de bataille pour contrer les maladies et pour favoriser l'épanouissement de la jeunesse à travers des activités sportives et/ou familiales comme le pique-nique, la marche, la sieste. Celui-ci s'implique dans ses activités municipales comme membre du comité exécutif de la ville de Montréal en faisant campagne pour l'achat par la ville de ce parc loué.

Besoin du parc Jarry[modifier | modifier le code]

Le besoin d'un parc se fait alors sentir pour oxygéner et faire en sorte que les jeunes et les adultes puissent pratiquer des activités saines pour le corps. Le terrain du parc appartenait à la Stanley Clark Bagg et la succession loua à la ville de Montréal cet emplacement, et ce, pour deux baux de dix années.

Lieux d'intérêts[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame-du-Saint-Rosaire

Compléments[modifier | modifier le code]

Le fonds d'archives de Les activités force du témoignage (entrevues réalisées auprès de la population de Villeray en 1975-1976) est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://v1.santemontreal.qc.ca/CSSS/coeurdelile/docs/villeray_portrait_2009_finalWEBLR.pdf
  2. http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/page/arr_vill_fr/media/documents/carte_zoom.pdf
  3. Fonds Les activités force du témoignage (P269) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]