Quartier chinois de Montréal

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Quartier chinois de Montréal
Porte d'entrée du quartier chinoisboulevard Saint-Laurent
Porte d'entrée du quartier chinois
boulevard Saint-Laurent
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Municipalité Montréal
Statut Quartier
Arrondissement Ville-Marie
Date de fondation 1877
Démographie
Langue(s) parlée(s) Français
Géographie
Divers
Site(s) touristique(s) Montréal souterrain, station Place-des-Arts, station Place-d'Armes, Complexe Guy-Favreau, Vieux-Montréal, Holiday Inn chinois
Liens
Site web ville.montreal.qc.ca

Le Chinatown de Montréal est un petit quartier situé au nord du Vieux-Montréal.

Situation[modifier | modifier le code]

Le quartier chinois est compris dans le quadrilatère délimité par l'avenue Viger, la rue Saint-Urbain, le boulevard René-Lévesque et le boulevard Saint-Laurent.

Carte

Il est traversé est-ouest par la rue De La Gauchetière, une rue piétonnière où l'on retrouve de nombreux restaurants et commerces.

Il est relié au Montréal souterrain et au métro par la station Place-d'Armes, au sud, et la station Place-des-Arts via le Complexe Guy-Favreau.

Y est remarquable un hôtel de la chaîne Holiday Inn comportant des éléments architecturaux chinois[1].


Quatre portes ont été offertes par la Chine à la ville de Montréal. Celles du nord et du sud encadrent le boulevard Saint-Laurent, aux intersections du boulevard René-Lévesque et de l'avenue Viger. Celles de l'est et de l'ouest ornent la rue De La Gauchetière[2]

Histoire[modifier | modifier le code]

Mme Wing Sing et son fils, Montréal, 1890

Les origines du quartier chinois remontent aux années 1860, l’époque à laquelle le peuple du dragon a débuté son histoire au Canada en contribuant à l’établissement du chemin de fer. Venant en grande partie de la Colombie-Britannique et de la Chine du Sud, ces nouveaux arrivants chinois, majoritairement des Cantonais, se sont progressivement établis dans ce secteur autrefois résidentiel[3].

C'est en 1902 que l'appellation « quartier chinois » désigne officiellement ce quadrilatère du quartier Saint-Laurent de Montréal. Principalement sur la rue De La Gauchetière, entre les rues Chenneville et Clark, les premiers Chinois vont ouvrir leurs petits commerces, restaurants ou épiceries fines[3].

Par la suite, un afflux de l’immigration asiatique au cours des affrontements de la Guerre froide apporta des influences vietnamiennes au Quartier chinois. La forte concentration de Chinois dans le secteur commençait à diminuer alors qu'une partie des membres de la communauté chinoise de Montréal choisissaient de s’installer dans les banlieues de la métropole. Toutefois, l’enclave poursuivait son développement à pas gigantesques à la fin des années 1990, lors du début de la libéralisation de l’économie chinoise et du retour de Hong Kong à la Chine. Les hommes d’affaires, craignant un resserrement du contrôle chinois sur la péninsule, transféraient leurs capitaux monétaires au Canada tout en collaborant dans des projets du quartier chinois. Dernièrement, un second quartier chinois a vu le jour dans la ville de Brossard où vingt pour cent de la population déclarent être d’origine chinoise[4].

Commerces et institutions[modifier | modifier le code]

Le quartier comporte plusieurs épiceries, restaurants et magasins spécialisés, par exemple, dans les mangas. La plupart des commerces sont spécialisés dans l'alimentation et la gastronomie chinoises; entre autres, s'y trouvent des pâtisseries chinoises. De plus, on y retrouve des commerces spécialisés dans la cuisine vietnamienne. Le quartier est souvent très occupé, et trouver un stationnement est plutôt difficile.

Outre ses activités économiques dans le secteur, le quartier chinois participe quotidiennement dans le rapprochement des liens communautaires. Les locaux et bureaux d’innombrables journaux, organisations et associations chinois du Québec sont aménagés dans les immeubles du quartier. Aux environs du quartier chinois se situe également la plus grande école chinoise de Montréal (environ 1500 élèves) de même que l'Église de la Mission catholique chinoise du Saint-Esprit. Le gouvernement du Canada a investi dans l’installation d’un hôpital chinois et d’un nouveau centre communautaire, qui offre une gamme variée d’exhibitions et des programmes culturels.

À cause de sa situation géographique dans l'arrondissement de Ville-Marie, le quartier chinois reçoit beaucoup de touristes. Certains de ses restaurants sont très réputés, voire abordables, afin d'attirer les visiteurs d'affaires des centres de convention adjacents : (Palais des congrès de Montréal, Centre de commerce mondial de Montréal).

Images[modifier | modifier le code]

La British Canadian School (1826) est devenue la maison Wing's Noodlesau 120, rue De La Gauchetière Ouest La British Canadian School (1826) est devenue la maison Wing's Noodlesau 120, rue De La Gauchetière Ouest
La British Canadian School (1826) est devenue la maison Wing's Noodles
au 120, rue De La Gauchetière Ouest


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Rubrique Quartier chinois sur [1]
  2. Images Montréal
  3. a et b Immigrant voices
  4. Recensement 2011 : Brossard