LaSalle

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LaSalle
La mairie d'arrondissement de LaSalleLocalisation de LaSalle dans Montréal.Logo de l'arrondissement.
La mairie d'arrondissement de LaSalle

Carte localisation Montréal - LaSalle.svg
Localisation de LaSalle dans Montréal.

Logo Mtl LaSalle.svg
Logo de l'arrondissement.
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Municipalité Montréal
Statut Arrondissement
Maire
Mandat
Manon Barbe
2013 - 2017
Démographie
Population 74 276 hab.[1] (2011)
Densité 4 529 hab./km2
Langue(s) parlée(s) Français
Géographie
Superficie 1 640 ha = 16,4 km2
Divers
Site(s) touristique(s) rapides de Lachine, île aux Hérons, Pont Honoré-Mercier, moulin à vent Fleming
Liens
Site web Site web de l'arrondissement

LaSalle (prononciation : /la.sal/) est un des dix-neuf arrondissements urbains de la ville de Montréal, au Québec (Canada). Avant les réorganisations municipales québécoises de 2002, LaSalle était une ville constituée en 1912 par la dissolution de la municipalité de paroisse des Saints-Anges-de-Lachine.

Situé dans le sud-ouest de l’île de Montréal, sur les rives du fleuve Saint-Laurent, face aux rapides de Lachine, entre Verdun et Lachine, et limité au nord par le canal de Lachine, l’arrondissement LaSalle s’est principalement développé grâce à l’activité industrielle du canal Lachine.

Encore aujourd’hui, LaSalle possède un secteur industriel important en plus de constituer une zone commerciale à proximité du centre-ville de Montréal.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de LaSalle, étroitement liée à celle de Lachine, est très ancienne. Le 2 octobre 1535, Jacques Cartier, lors de son deuxième voyage en Canada, remonte la "Grande rivière de Canada" débarque au pied du "grand Sault". Selon Stanislas, il gravit la montagne, qu'il nomme mont Royal, d'où il observe le paysage. Il découvre le village amérindien d'Hochelaga et aperçoit « un sault d'eau le plus impétueux qu'il soit possible de voir, lequel ne nous fut possible de passer ». Lors de son troisième voyage, en 1541, il découvre le village de Tutomaguy en amont des rapides. Des recherches archéologiques, effectuées par la firme Archéotec, en 1984, ont relevé des traces d'occupation amérindienne, surtout sur les îles aux Hérons et aux Chèvres.

À l'été 1603, Samuel de Champlain vient explorer la région du "Grand Sault". Il revient en juin 1611 et baptise l'île aux Hérons, en raison de la présence nombreuse de cette espèce aviaire. Lors de ce même voyage, un dénommé Louis se noie en tentant de franchir ces rapides; Champlain leur donne le nom de "Sault Saint-Louis"[2],[3],[4].

Le régime seigneurial (1667-1855)[modifier | modifier le code]

La Nouvelle-France (1667-1763)[modifier | modifier le code]

À l'automne 1667, les Sulpiciens, seigneurs de l'Isle-de-Montréal, concèdent le fief de Côte-Saint-Sulpice à René Robert Cavelier de La Salle (1643-1687). Il met les bases d'un premier village. Dès le printemps 1669, LaSalle se départit de son fief et de ses terres pour partir à la recherche de la route de la Chine. C'est alors qu'apparaît le nom de « Lachine » dans la toponymie de la région. La Salle ne découvre pas la Chine, mais il découvre la Louisiane, en avril 1682[5].

Sous la gouverne des Sulpiciens, quelques pionniers dont Jean Milot dit le Bourguignon et René Cuillerier dit Léveillé construisent le fort, le moulin et un poste de traite, tandis que les premiers colons construisent leur maison et défrichent leurs terres.

En 1676, Mgr de Laval, premier évêque de la Nouvelle-France, vient ériger la paroisse des Saints-Anges. C'est la troisième paroisse de l'île, après Notre-Dame de Montréal (1658) et L'Enfant-Jésus de Pointe-aux-Trembles (1674). Une chapelle en bois est construite et remplacée en 1703 par une première église paroissiale jusqu'en 1865. Cette année-là l'église est reconstruite, plus à l'ouest dans le nouveau village de Lachine.

En 1689, trois forts s'élevaient sur le territoire de la paroisse de Lachine: d'ouest en est, ils étaient le fort Rolland, le fort Rémy ou fort de Lachine, et le fort Cuillerier: le fort Rémy constituait le cœur du village, regroupant l'église, le presbytère, l'école, le couvent et un moulin[6]. Pendant la nuit du 4 au 5 août 1689, des bandes d'Iroquois attaquent la côte de Lachine, évitant soigneusement les forts. Ils font près d'une centaine de morts et probablement une soixantaine de prisonniers. Pendant des mois les Iroquois continuent à harceler la région: le massacre de la Coulée Grou, à Rivière-des-Prairies, en 1690, est un autre épisode important de cette guerre iroquoise.

Le missionnaire sulpicien, Fénelon de Salignac, avait lancé l'idée d'un canal, pour contourner le sault Saint-Louis. En 1689, le supérieur des Sulpiciens, Dollier de Casson, avait fait entreprendre des travaux, mais ils furent interrompus en raison de la solidité du roc et de l'attaque iroquoise. Vers 1700, il engage l'ingénieur Gédéon de Catalogne, mais les travaux sont interrompus dès 1701, suite au décès de l'ingénieur. Une dernière tentative, en 1731-1732 échoue et le projet est abandonné.

Malgré ces déboires, la côte de Lachine demeure un lieu de transbordement pour tous les voyageurs vers les Grands Lacs et les pays d'en haut: militaires, marchands, missionnaires et aventuriers. Des familles de lachinois, comme les Brault dit Pominville ont été voyageurs pendant quelques générations.

En 1760, à la fin de la Guerre de Sept Ans, c'est à Lachine que le général britannique Jeffery Amherst établit son campement pour assiéger Montréal.

Le gouvernement britannique (1763-1855)[modifier | modifier le code]

En 1765, deux ans après le Traité de Paris, la population de la paroisse de Lachine atteint 467 habitants[6].

En 1774, à la veille de la révolution américaine, le gouvernement britannique entreprend la construction d'un poste militaire royal près de l'ancien fort Cuillerier. Ce poste est renforci en 1783, puis pendant la guerre 1812-1815[6].

Le XIXe siècle est celui des grands propriétaires terriens : les Fraser, Somerville, Knox, Young et Guy. Ils rachètent les terres des cultivateurs pour développer de grands domaines.

L’Écossais William Fleming construit vers 1812, à LaSalle, le moulin de forme conique qui s’élève aujourd'hui face au fleuve Saint-Laurent, à l’angle du boulevard LaSalle et de la rue Strathyre. On le connaît aujourd'hui sous le nom de Moulin Fleming. Fleming confronte l'exclusivité des droits de meunerie que possèdent les Sulpiciens en tant que seigneur. À la suite d'un long procès, qui se termine en impasse, Fleming continue ses opérations de meunerie.

Le vieux rêve français de contourner les rapides par le creusage d'un canal en utilisant les terres basses de la rivière Saint-Pierre et du lac au Loutres, se réalise en 1824, par l'ouverture du canal de Lachine. Celui-ci sera agrandi et modernisé à deux reprises en 1848 et en 1885. D'importantes industries s'installent le long du canal, surtout dans la partie est, près du port de Montréal (Saint-Henri et Pointe-Saint-Charles) et près du village de Lachine. Peu s'établissent dans la région du « Bas-Lachine » (LaSalle). En conséquence, un nouveau village se développe plus à l'ouest, surtout en aval de l'entrée du canal de Lachine[6].

Le régime municipal (depuis 1855)[modifier | modifier le code]

La municipalité de paroisse de Saints-Anges-de-Lachine (1855-1912)[modifier | modifier le code]

Le 1er juillet 1845, le gouvernement jette les bases des premières municipalités locales. La paroisse des Saints-Anges devient donc le territoire de la municipalité de paroisse de Saint-Michel-de-Lachine, laquelle devient la municipalité de paroisse des Saints-Anges-de-Lachine le 1er juillet 1855. Dès 1848, le village de Lachine est constitué et se détache de la municipalité de paroisse. La partie ouest ou Haut-Lachine, voit se détacher les villages de Summerlea (1892) et de Dorval (1895). Summerlea est annexé à la ville de Lachine en 1912. Le reste de la municipalité de paroisse, se dissout en 1912, partageant son territoire entre Dorval, Lachine et, dans la partie est, ou Bas-Lachine, une nouvelle ville de LaSalle, constituée le 14 mars 1912.

En 1852, un incendie majeur détruit une grande partie de Montréal, dont la cathédrale Saint-Jacques-le-Majeur. Les autorités décident alors de construire un canal d'aqueduc depuis la tête des rapides jusqu'à la ville. En 1873, pour pallier une pénurie d'eau l'entrée de l'aqueduc, qui se situait alors près de l'actuelle 63e avenue, est déplacé vers l'ouest, près de la 75e avenue. Le pont LaSalle permettant au boulevard LaSalle de traverser l'aqueduc de Montréal est inauguré en 1921. L'usine de filtration Charles-J.-Desbaillets est inaugurée en 1986.

Le chemin de fer Canadien Pacifique inaugure le pont St-Lawrence, reliant l'île de Montréal à Kahnawake en 1887. Il concurrence le pont Victoria ouvert en 1860 par le Grand Tronc. L'ouverture de ce pont favorise le lotissement des terres du Highland et la construction de quelques industries dans la partie ouest du Bas-Lachine.

Répondant aux besoins croissants en énergie pour la ville de Montréal, The Lachine Rapids Hydraulic and Lands Co. inaugure, le 25 septembre 1897, une centrale électrique dans les rapides, face à l'île aux Chèvres. Dès le début, c'était la deuxième centrale en importance au Canada, après celle de Niagara. Elle cesse ses opérations en 1931, dépassée par la nouvelle centrale de Beauharnois, ouverte en 1929.

La ville de LaSalle (1912-2001)[modifier | modifier le code]

La mairie d'arrondissement de LaSalle

Le 14 mars 1912, la ville de LaSalle est constituée de la partie restante, le Bas-Lachine, de la municipalité de paroisse des Saints-Anges-de-Lachine. La population est alors d'environ 500 personnes. Le premier maire est Henri Bergevin (1862-1931).

En 1916, la paroisse Saint-Nazaire se détache de Saints-Anges. Le territoire de la nouvelle paroisse correspond au territoire de la ville de LaSalle. Elle est desservie par deux chapelles écoles : Saint-Nazaire, située dans l'ouest (Highlands) et Saint-Télesphore, située dans le centre du territoire, près de l'entrée de l'aqueduc.

  • La paroisse Notre-Dame-Sacré-Cœur est érigée en 1927, pour desservir la population croissante du quartier Bronx, entre la centrale hydroélectrique et la limite de Verdun; elle doit son nom à ses premiers desservants, les Missionnaires du Sacré-Cœur. La chapelle Saint-Télesphore dépend de la nouvelle paroisse.
  • La paroisse Saint-Télesphore est érigée en 1951. Son nom honore Télesphore Savaria (1856-1916), curé de Saints-Anges, de 1900 à 1916.
  • La paroisse Sainte-Catherine-Labouré est aussi érigée en 1951, pour desservir la population nord de LaSalle; son territoire englobe tous les lots non développés au nord de l'aqueduc, jusqu'aux limites de Montréal.
  • Pour les anglophones, la paroisse St-Barbara est érigée en 1957. Le 14 septembre 1964, elle prend le nom de St-John-Brébeuf.
  • Pour les italophones, la paroisse Madre dei Christiani, est fondée en 1970.

C’est à partir de 1920 que les premières grandes industries s’installent sur le territoire actuel de l’arrondissement.

  • Building Products (1920), Matériaux de construction BP Canada
  • Distillers Corp. (1925) "Seagram",
  • Peacock Bros. (1927),
  • Montreal Coke & Mfg (1928),
  • Jeffrey Manufacturing (1929),
  • Standard Brands (1929), "Fleishman"
  • Burroughs Welcome (1930),
  • Foxboro (1933),
  • J.B. Williams (1933),
  • Monsanto (1937), "Solutia"
  • Ralston Purina (1937),
  • Arborite (1937), "Domtar"
  • Ross Engineering (1947),
  • Midland Ross (1949),
  • Helen Curtiss (1950),
  • Brasserie Labatt (1956) "Interbrew / Anheuser-Busch / InBev"
  • General Foods (1959) "Kraft"
  • Maislin (1960)
  • Kruger (1960)
  • Ideal Builders (1961)
  • Imprimerie Dumont (1963) "Québecor"

La construction du pont du Lac-Saint-Louis s'étale de 1930 à 1934, offrant de l'emploi à des centaines de travailleurs en période de crise. Pour la première fois dans l'histoire un ouvrage important est entièrement conçu par des ingénieurs québécois, tous diplômés de l'École Polytechnique de Montréal (Olivier Lefebvre, Yvan Vallée, J.-A. Beauchemin, Paul Brodeur, J.-A. Brunet, Charles Tremblay, François Valiquette, Armand Léger, Robert Guay, Gérard Lacasse et Henri Lavoie). Exploit plutôt rare, la construction fut terminée dix mois avant l'échéance. Le pont Honoré-Mercier est inauguré en grande pompes le 11 juillet 1934. Un pont jumeau a été construit en aval en 1963 pour répondre à la circulation croissante[7].

La seconde moitié du XXe siècle est marqué par une forte croissance démographique: en dix ans, de 1956 à 1966, la population passe de 18 973 à 48 322. Elle atteint 76 713 en 1976. La grande industrie cède sa place à de plus petites, axées vers la technologie moderne. Dans la foulée de la mondialisation, de grandes usines locales ferment leur portes (Foxboro, Seagram, etc.) ou passent sous la tutelle de compagnies étrangères (Labatt = Interbrew / Anheuser-Busch / InBev). En juin 2002, la compagnie Seagram, propriétaire d'une usine à LaSalle depuis 1933, annonce la fermeture de son usine spécialisée dans l'embouteillage du whisky canadien Crown Royal et du rhum Captain Morgan pour le début d'octobre 2003. La distillerie ferme toutefois finalement ses portes à la fin de novembre 2002[8]. Le 10 juin 2004, on annonçait que l'usine Kraft, en opération depuis 1959, fermerait ses portes en mars 2005, entraînant la perte de 235 emplois. L'usine fabriquait notamment le chocolat Baker's, le café Maxwell House, et la garniture fouettée Dream Whip.

Grâce à la persévérance du médecin-maire, Maurice Lacharité (1907-1963), l'hôpital général de LaSalle est inauguré le 15 décembre 1961. Le centre civique (renommé Aréna Jacques-Lemaire) est inauguré en 1962.

L'arrondissement de LaSalle (depuis 2002)[modifier | modifier le code]

Logo du centenaire de LaSalle en 2012

Le 1er janvier 2002, toutes les municipalités de l'ancienne communauté urbaine de Montréal sont fusionnées pour former la ville de Montréal. Alors que certaines villes seront reconstituées par la suite, LaSalle demeure un arrondissement de Montréal.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'arrondissement de LaSalle est situé au sud-ouest de l'île de Montréal. Il est délimité au sud et à l'ouest par le fleuve Saint-Laurent, au nord-ouest par l'arrondissement de Lachine et le canal de Lachine (qui le sépare de l'arrondissement Côte-des Neiges - Notre-Dame-de-Grâce), et à l'est par les arrondissement du Sud-Ouest (Ville-Émard) et de Verdun. Plusieurs îles et îlots, comme l'île aux Hérons, l'île aux Chèvres et l'île au Diable, baignent dans les rapides de Lachine et font partie du territoire de LaSalle.

Sa superficie est de 16,4 km2 et sa population, de 76 527 (en 2008).

Administration[modifier | modifier le code]

La mairesse de l'arrondissement est Manon Barbe (Équipe Barbe Team - Pro action LaSalle).

District Cecil-P.-Newman :

  • Monique Vallée (Équipe Denis Coderre pour Montréal), conseillère de ville;
  • Serge Declos (Équipe Barbe Team - Pro action LaSalle), conseiller d'arrondissement;
  • Josée Troilo (Équipe Barbe Team - Pro action LaSalle), conseillère d'arrondissement;

District Sault-Saint-Louis :

  • Richard Deschamps (Équipe Barbe Team - Pro action LaSalle), conseiller de ville;
  • Nancy Blanchet (Équipe Barbe Team - Pro action LaSalle), conseillère d'arrondissement;
  • Laura Palestini (Équipe Barbe Team - Pro action LaSalle), conseillère d'arrondissement;

Maires de la ville de LaSalle[modifier | modifier le code]

  • 1912-1913 Henri Bergevin (1862-1931);
  • 1913-1915 Cecil Platt Newman (1866-1952);
  • 1915-1917 Cyril Charles Lapierre (1870-1926);
  • 1917-1921 Jean-Baptiste Beyries (1879-1978);
  • 1921-1925 Anatole Carignan (1885-1952), aussi député de l'Union Nationale;
  • 1925-1935 Louis-Auguste Chatelle (1871-1940);
  • 1935-1939 Armand Brosseau (1892-1972);
  • 1939-1954 Anatole Leroux (1891-1976);
  • 1954-1963 Dr Maurice Lacharité (1907-1963),fondateur de l'Hôpital général de LaSalle;
  • 1963-1971 Lionel Boyer (1919-1990);
  • 1971-1983 : Gérald Raymond (1920-1990);
  • 1983-2001 : Michel Leduc (1941-2012);

et de l'arrondissement:

  • 2002-.... : Manon Barbe (1957-)

Nos seigneurs[modifier | modifier le code]

Jusqu'à l'instauration du régime municipal, le territoire de la paroisse de Lachine était sous l'autorité du seigneur de L'Isle-de-Montréal. Ce système seigneurial a été aboli en décembre 1854.

  • 1636-1640 Jean de Lauson (c1584-1666)
  • 1640-1659 La Société Notre-Dame-de-Montréal
    • Mandataires: Jérôme LeRoyer de la Dauversière (1597-1659)et Pierre Chevrier de Fancamp.
  • 1659-1763 Le Séminaire Saint-Sulpice de Paris, représenté par les supérieurs du Séminaire Saint-Sulpice de Montréal.
    • 1661-1668: Gabriel Souart (c1611-1691)
    • 1668-1671: Gabriel Thubière de Lévy de Queylus (1612-1677)
    • 1671-1674: François Dollier de Casson (1620-1701)
    • 1674-1676: Gabriel Souart (c1611-1691)
    • 1676-1678: François LeFèvre (1648-1718)
    • 1678-1701: François Dollier de Casson (1620-1701)
    • 1701-1732: François Vachon de Belmont (1645-1732)
    • 1732-1759: Louis Normant du Faradon (1681-1759)
    • 1759-1763: Étienne de Montgolfier (1712-1791)
  • 1763-1854: Le Séminaire Saint-Sulpice de Montréal, représenté par ses supérieurs.
    • 1763-1791: Étienne de Montgolfier (1712-1791)
    • 1791-1798: Gabriel-Jean Brassier (1729-1798)
    • 1798-1831: Jean-Henri-Auguste Roux (1760-1831)
    • 1831-1846: Vincent Quiblier (1796-1852)
    • 1846-1854: Pierre-Louis Billaudèle (1796-1859)

Transports[modifier | modifier le code]

  • La station de train de banlieue LaSalle, sur la ligne Delson-Candiac (AMT).
  • La station de métro Angrignon, située à la limite de LaSalle, dans le quartier Ville-Émard, relie plusieurs trajets d'autobus de LaSalle vers le centre-ville de Montréal.
  • La route 138 le relie à Kahnawake par le pont Honoré-Mercier.
  • Autres artères : les boulevards LaSalle, Newman, La Vérendrye, Bishop-Power, Shevchenko, Champlain et Angrignon, ainsi que les rues et avenues Airlie, Lafleur, Centrale, Édouard, Saint-Patrick et Lapierre.

Attraits[modifier | modifier le code]

Centre culturel l'Octogone
  • La Mairie de LaSalle. Occupe l'ancienne usine de la compagnie Burroughs-Wellcome. Prototype nord-américain de l'architecture en béton précontraint. Construit en 1930.
  • Le parc des Rapides et le refuge pour oiseaux migrateurs de l'île aux Hérons.
  • Le canal de Lachine et le canal de l'Aqueduc.
  • Le centre culturel l'Octogone: qui loge la bibliothèque municipale et dont la flèche jaune apparait dans le film Le Déclin de l'empire américain[9]
  • Le centre culturel et communautaire Henri-Lemieux, qui loge la Galerie des Trois-C, le Théâtre du Grand-Sault, le centre du Vieux-Moulin et la radio communautaire (Radio-LaSalle, CKVL, 100,1 FM). Fondé en 1986, dans l'édifice de l'ancienne école Notre-Dame-du-Sacré-Coeur.

Lieux patrimoniaux[modifier | modifier le code]

Ce tableau recense les lieux patrimoniaux inscrits au répertoire des lieux patrimoniaux du Canada, qu'ils soient de niveau provincial, fédéral ou municipal.

[10] Lieu patrimonial Illustration Adresse Coordonnées No  Constr. Prot.[11] Rec. Notes
M 33-35, rue Alepin
33-35, rue Alepin
33-35, rue Alepin 45.43297
    -73.59008
MH cité 12 février 1990
M Ancien hôtel de ville de LaSalle
Ancien hôtel de ville de LaSalle
13, avenue Strathyre 45.42636
    -73.65972
MH cité 12 février 1990
M Maison De Lorimier-Bélanger
Maison De Lorimier-Bélanger
9603, boulevard LaSalle 45.42261
    -73.65469
MH cité 12 février 1990
M Annexe de la maison De Lorimier-Bélanger
Annexe de la maison De Lorimier-Bélanger
9601, boulevard LaSalle 45.42261
    -73.65469
MH cité 12 février 1990
M Maison Penniston
Maison Penniston
7525, boulevard LaSalle 45.43378
    -73.588
MH cité 12 février 1990
P Moulin à vent Fleming
Moulin à vent Fleming
9675, boulevard LaSalle 45.42606
    -73.66008
BA classé 13 janvier 1983
P Site archéologique de l'Église-des-Saints-Anges-de-Lachine
Site archéologique de l'Église-des-Saints-Anges-de-Lachine
Boulevard LaSalle 45.42425
    -73.65681
SA classé 11 mai 1977

Éducation[modifier | modifier le code]

  • Le Cégep André-Laurendeau, qui loge aussi le Centre intégré de mécanique, métallurgie et électricité (CIMME), un centre d'activités physiques CAPCAL) et la salle de spectacle Jean-Grimaldi.
  • L'éducation primaire et secondaire est assurée en français par la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) et en anglais par la Commission scolaire Lester-B.-Pearson (LBPSB). Elles partagent certains édifices scolaires : Pierre-Rémy et Laurier-Macdonald, Laurendeau-Dunton et St.Lawrence, Terre-des-Jeunes et Children's World et Henri-Forest.
  • Le Collège Saint-Louis, offre le diplôme d'éducation internationale, maintenant déménagé à Lachine. L'école secondaire est l'école Cavelier-de-LaSalle.
  • L'école secondaire anglophone est le LaSalle Community Comprehensive High School.

Services de santé[modifier | modifier le code]

Pour les soins de santé, l'arrondissement LaSalle, fait partie du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Dorval-Lachine-LaSalle, qui regroupe :

  • Le Centre hospitalier de LaSalle;
  • Le Centre local de services communautaires (CLSC) de LaSalle ;
  • Le Centre d'hébergement de LaSalle.

Plusieurs cliniques privées offrent des services sans rendez-vous.

Activités[modifier | modifier le code]

Activités sociales[modifier | modifier le code]

  • Les clubs sociaux Optimistes, Richelieu et les Chevaliers de Colomb.

Activités culturelles[modifier | modifier le code]

  • L'Octogone (bibliothèque municipale : zone Wi-Fi, laboratoire internet)
  • Théâtre Desjardins Salle Jean-Grimaldi (situé au Cégep André-Laurendeau)
  • Théâtre du Grand-Sault (situé au Centre Henri-Lemieux)
  • Galerie Les 3 C (située au Centre Henri-Lemieux)
  • Moulin à vent Fleming (activités d'interprétation historique en été)
  • De nombreuses organisations culturelles comme : La Société historique Cavelier-de-LaSalle, le Cercle Bolduc Primeau, Université du Troisième Age, Association des Artistes de LaSalle, etc.

Activités sportives[modifier | modifier le code]

  • Aquadome, piscine intérieure (située près du Cégep)
  • Aréna Jacques-Lemaire
  • Centre sportif Dollard-St-Laurent et Skatepark
  • Piscines extérieures : (parcs Hayward, Lacharité, Lefebvre, Leroux, Ménard, Ouellette et Raymond).
  • Parc Riverside (Stade Éloi-Viau, piste Fritz-R.-Prévost, stade Keith-Ewenson)
  • Des dizaines de parc offrant diverses activités : balle, tennis, soccer, pataugeuse, patinoires extérieures, etc.
  • De nombreuses organisations sportives telles : Le club de patinage de vitesse, Les Ailes d'Or.
  • L'école de natation Calac (Club Aquatique LaSalle Aquatique Club)
  • Rampe de mise à l'eau au parc de l'Aqueduc.
  • De nombreuses voies cyclables (en bordure du fleuve, de l'aqueduc et du canal Lachine, ainsi que sur certaines rues désignées.

Activités de loisirs[modifier | modifier le code]

  • Les loisirs paroissiaux Notre-Dame-du-Sacré-Cœur, St-Nazaire, St-Télésphore, Ste-Catherine-Labouré, Laurendeau Dunton et St.John-Brébeuf.
  • Le Club garçons et filles de LaSalle.
  • La Maison des Jeunes La Bicoque
  • Plusieurs Camps de jour d'été (ex: Camp de jour à l'école Lasalle Catholic High School)
  • Les scouts 183e groupe scout des Rapides (au sous-sol de l'église Notre-Dame Du Sacré-Cœur)
  • Les scouts 218e Radisson (au sous-sol de l'église Saint-Nazaire)

Associations religieuses[modifier | modifier le code]

Catholiques romaines[modifier | modifier le code]

  • Paroisse Saint-Nazaire. Fondée en 1916 par détachement de la paroisse des Saint-Anges-de-Lachine. Son toponyme rappelle Nazaire Piché, ancien curé de Lachine.
  • Paroisse Notre-Dame-du-Sacré-Cœur. Fondée en 1927 par détachement de la paroisse Saint-Nazaire. Elle doit son toponyme aux Missionnaires du Sacré-Cœur qui l'ont desservie pendant près de 70 ans.
  • Paroisse Saint-Télesphore. Fondée en 1951, par détachement de Notre-Dame-du-Sacré-Cœur. La chapelle existait déjà depuis 1917. Son toponyme rappelle Télesphore Savaria, ancien curé de Lachine.
  • Paroisse Sainte-Catherine-Labouré. Fondée en 1951, par détachement de Saint-Nazaire.
  • St-John-Brébeuf parish. Fondée en 1957 sous le nom de St-Barbara, elle opte pour son nouveau nom en 1964. Elle dessert la communauté anglophone de LaSalle.
  • Madre dei Christiani "Mère des Chrétiens", fondée en 1970 pour desservir la communauté italophone de LaSalle.

Catholiques orthodoxe[modifier | modifier le code]

  • Communauté grecque du sud-ouest de Montréal, "St-Dyonisos".

Protestantes et chrétiennes[modifier | modifier le code]

  • St-Lawrence Anglican Church,
  • Grace Church (évangélique),
  • Assemblée du Plein Évangile,
  • Trinity Pentecostal Church,
  • Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours,
  • Témoins de Jéhovah, congrégation de LaSalle,
  • Seventh Day Adventist Church.

Sikh[modifier | modifier le code]

  • Temple sikh de LaSalle.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  • ALLARD, Patrick (auteur principal), McDUFF, Pierre, LEBRUN, Lisa et DIONNE, André (collaborateurs), sous la direction de Denis Gravel : "Dictionnaire biographique de LaSalle, 1667-2002". Société historique Cavelier-de-LaSalle, 2005.
  • BEAUDET, Marcel : "Chemin faisant...boulevard LaSalle". Société historique Cavelier-de-LaSalle, 1984.
  • BEAUDET, Marcel : "Historique des rapides de Lachine (l'ancien Sault-Saint-Louis). LaSalle, 1983.
  • BENOIT, Michel et GRATTON, Roger : "Pignon sur rue. Les quartiers de Montréal". Guérin, 1991.
  • BISSON, Andrée (sous la direction de Denis Gravel) : "Le quartier Village-des-Rapides à LaSalle : évolution et patrimoine bâti". Société historique Cavelier-de-LaSalle, 1999.
  • BISSON, Andrée et Marie-Claude RIOUX (sous la direction de Denis Gravel) : "Le quartier Centre à LaSalle : évolution et patrimoine bâti". Société historique Cavelier-de-LaSalle, 2001.
  • BOUCHER, Bruno et Denis Gravel, "Propriétaires et promoteurs à LaSalle plus d'un siècle d'évolution économique", Montréal, Les Éditions Histoire Québec, Collection Société historique Cavelier-De LaSalle, 2010.
  • COUTURE,Claude, GRAVEL,Denis et GRENIER, Jean-Marc : "Histoire de Ville de LaSalle" Méridien, 1987.
  • FONTAINE, Patrice : "Dictionnaire La Presse des sports du Québec". Libre-Expression, 1996.
  • GIROUARD, Désiré : "Lake St-Louis, Old and New". Montréal, 1893
  • GRAVEL, Denis : "Histoire de la Commission scolaire du Sault-Saint-Louis", Montréal, 1989.
  • GRAVEL, Denis : "Histoire du Village des Rapides, un quartier de LaSalle". Montréal, 1992.
  • GRAVEL, Denis : "Moulins et meuniers du Bas-Lachine 1667-1890". Septentrion, 1995.
  • GRAVEL, Denis : "Monographie du Moulin Fleming à Ville de LaSalle", LaSalle, 1990.
  • GRAVEL, Denis : "Une approche historique et économique de la société lachinoise, 1667-1767". LaSalle, 1993.
  • GRAVEL, Denis et McDUFF, Pierre-F. : "Les biographies LaSalloises". Les Éditions Histoire Québec : Collection Société historique Cavelier-de-LaSalle, 2013.
  • LINTEAU, Paul-André : "Histoire de Montréal depuis la Confédération". Boréal Express, 1992.
  • MOUSSETTE, Normand : "En ces lieux que l'on nomma <La Chine>". Cité de Lachine, 1978.
  • STANISLAS, frère, sc. : Historique de ville LaSalle, l'ancien Lachine, LaSalle, 1950.
  • TREMBLAY, Rosaire et DALLAIRE, Thérèse : "Ponts du Québec". Ministère des Transports, Québec.
  • Histoire de Montréal et de sa région. Sous la direction de Dany FOUGÈRES. Collection Les régions du Québec. Institut national de la recherche scientifique. Les Presses de l'Université Laval. Octobre 2012.
  • "Historique du manoir Ogilvie ; l'ancien club de golf, 1893-1981" LaSalle, 1981.
  • "LaSalle, Loisirs/Culture 2009-2010. Arrondissement de LaSalle, 2009.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Annuaire statistique de l'agglomération de Montréal. Recensement de 2011 », Montréal,‎ décembre 2012 (consulté en 10 août 2013).
  2. Moussette, Normand : En ces lieux que l'on nomma "Lachine". Cité de Lachine, 1978.
  3. Stanislas, frère : Historique de Ville LaSalle, l'ancien Lachine. épuisé, LaSalle 1950 p. 7-8.
  4. Trudel, Marcel : "Jacques Cartier" dans le Dictionnaire biographique du Canada, vol 1, p. 171-177. Presses de l'Université Laval.
  5. MOUSSETTE, Normand : "En ces lieux que l'on nomma <La Chine>". Cité de Lachine, 1978.
  6. a, b, c et d COUTURE, Claude, GRAVEL, Denis et GRENIER, Jean-Marc. Histoire de Ville de LaSalle. Méridien, 1988
  7. TREMBLAY, Rosaire et DALLAIRE, Thérèse. Ponts du Québec. Québec, Ministère des Transports. Date indéterminée
  8. En juin 2002, la compagnie Seagram, propriétaire d'une usine à LaSalle depuis 1933, annonce la fermeture de son usine spécialisée dans l'embouteillage du whisky canadien Crown Royal et du rhum Captain Morgan pour le début d'octobre 2003. La distillerie ferme toutefois finalement ses portes à la fin de novembre 2003.
  9. Scène tournée dans l'usine Charles-J.-Des Baillets on voit la flèche et une partie du bâtiment par une fenêtre.
  10. Niveau de la désignation: F: Fédéral, P: Provincial, M: Municipal
  11. (fr) Répertoire canadien des lieux patrimoniaux : Manuel de normes de documentation, Annexe A : Vocabulaires contrôlés, p.59-78
    (en) Canadian Register of Historic Places: Documentation Standards Handbook, Appendix A: Controlled Vocabulary, p.57-75

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Le Sud-Ouest
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