Gouvernement Jean Charest

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Gouvernement Landry Gouvernement Charest Gouvernement Marois
36e législature 37e législature 38e législature 39e législature 40e législature
2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013

Le gouvernement Jean Charest est le gouvernement formé par le premier ministre Jean Charest qui a été au pouvoir au Québec de 2003 à 2012. Il a été formé suite à l'élection générale du 14 avril 2003 où le Parti libéral du Québec a obtenu la majorité des sièges à l'Assemblée nationale du Québec. Suite à cette élection, le chef du Parti libéral, Jean Charest, est devenu premier ministre. Le mandat du gouvernement a été renouvelé lors des élections générales de 2007 et celles de 2008. Toutefois, entre l'élection de 2007 et de 2008, le Parti libéral formait un gouvernement minoritaire puisqu'il ne bénéficiait pas de la majorité des sièges à l'Assemblée nationale, une situation qui ne s'était pas produit depuis le gouvernement de Lotbinière en 1872. Le gouvernement Charest a été battu lors de l'élection générale québécoise de 2012.

Le gouvernement de Jean Charest a traversé plusieurs phases durant sa période au pouvoir. Au début de son mandat, de 2003-2005, le gouvernement a tenté de mettre en place plusieurs politiques publiques visant la rationalisation de l'État et un plus grand recours au secteur privé. Les projets de partenariat public-privé en sont un exemple. Suite à l'élection de 2007, le gouvernement de Jean Charest a mis sur pied la Commission Bouchard-Taylor afin de répondre aux inquiétudes des québécois sur diverses questions identitaires. Les années suivantes ont été marquées par plusieurs projets de loi visant à réagir à la crise économique de 2008. Le gouvernement a mis sur pied le Plan Nord visant à accroître le développement économique dans le nord québécois. Toutefois, durant cette même période, le gouvernement a aussi été aux prises avec plusieurs scandales de corruption relativement aux financements des partis politiques au Québec.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Durant sa campagne électorale de 2003, le Parti libéral du Québec avait promis une meilleure gestion des finances publiques et une baisse des impôts des contribuables. Il avait promis également un traitement équitable pour les villes fusionnées de force par les gouvernements Bouchard et Landry.

À la première session, le gouvernement Charest annonce des coupes dans tous les ministères sauf dans ceux de la Santé et de l'Éducation. Un référendum est promis pour que les citoyens des villes fusionnées se prononcent une fois pour toutes, mais il mécontente plusieurs opposants car il faut 35 % de participation au vote pour que la défusion soit validée, même si le Oui atteint le 50 % + 1 voix (voir: Réorganisations municipales québécoises). Dans les mois qui suivent, les coupes dans l'aide sociale ainsi que dans les prêts et bourses, l'annonce de la sous-traitance dans la fonction publique et la remise à plus tard de la baisse des impôts font baisser singulièrement la cote de popularité du gouvernement. Des manifestations de protestation ont lieu à la fin de 2004, ainsi que pendant toute l'année 2005 ; le taux d'insatisfaction à l'été 2005, atteint le record de 77 %. En 2006, l'annonce de la privatisation partielle du mont Orford ne contribue pas à rehausser sa popularité.

Les relations du gouvernement Charest avec Ottawa sont courtoises mais fermes. Comme celui de Landry avant lui, il tente de négocier un rééquilibre fiscal avec le fédéral. En matière environnementale, il se prononce pour le protocole de Kyoto et déplore que le gouvernement Harper ait décidé de le mettre de côté.

En 2006, le gouvernement Charest tente de profiter du contexte économique favorable (le taux de chômage descend à 7,7 % en octobre, le plus bas depuis trente ans) pour rehausser sa cote après de la population. Il crée également le Fonds des générations, chargé de diminuer le poids de la dette publique.

Chronologie[modifier | modifier le code]

  •  : le gouvernement annonce la tangente qu'il prendra au cours des années suivantes. Des compressions budgétaires auront lieu dans tous les ministères sauf dans ceux de la Santé et de l'Éducation. Le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale sera coupé de 100 millions $ cette année. De plus, l'universalité des garderies à 5 $ prendra fin bientôt.
  • : dépôt du projet de loi sur les défusions municipales.
  •  : Jean Charest annonce l'entrée de la sous-traitance dans la fonction publique.
  •  : les syndicats manifestent contre la sous-traitance à Montréal et Québec.
  •  : Marc Bellemare annonce son retrait de la vie politique.
  •  : référendum sur les défusions à Montréal, Québec, Gatineau, Longueuil, Shawinigan, Sherbrooke et Val d'Or. Montréal et Longueuil reviennent presque au statu quo ante. À Québec, seules L'Ancienne-Lorette et Saint-Augustin-de-Desmaures défusionnent. À Gatineau, la défusion de Masson-Angers est décidée par 3 voix. Les autres villes maintiennent le statu quo.
  •  : Québec annonce des investissements de 2 milliards $ dans l'énergie éolienne en Gaspésie.
  •  : les étudiants des cégeps et des universités manifestent à travers le Québec pour protester contre les coupes dans les prêts et bourses.
  •  : entente de principe entre les fédérations étudiantes et le gouvernement.
  •  : grève générale dans l'enseignement.
  •  : Michelle Courchesne annonce des mesures plus sévère concernant l'indexation du coût de la vie pour les assistés sociaux. Des subventions sont promises aux organismes qui en embaucheront.
  •  : le taux d'insatisfaction du gouvernement Charest atteint 77 %.
  •  : le gouvernement Charest impose les conditions de travail aux fonctionnaires de l'État.
  •  : adoption de la loi sur le mont Orford et de la loi spéciale réglant les conditions de travail des médecins spécialistes.
  •  : Monique Jérôme-Forget Annonce du règlement complet de l'équité salariale des employés de l'état, ce qui touchera plus de 327 000 employés, les syndicats sont heureux de cet accord, entièrement négocié.
  •  : lors d'une visite en France, Jean Charest déclare que la souveraineté du Québec est réalisable mais qu'elle n'est pas souhaitable.
  •  : Benoît Pelletier fait un plaidoyer en faveur d'une reconnaissance constitutionnelle de la nation québécoise. Deux semaines plus tard, Stephen Harper fait adopter à la Chambre des Communes une motion reconnaissant la nation québécoise dans un Canada uni.
  •  : le gouvernement Charest fait passer trois lois sous baîllon, sans pourtant la présence de contestation publique, dont une loi autorisant les épiceries à fermer plus tard et à garder plus d'employés.
  •  : Le premier ministre Jean Charest déclenche les élections qui auront lieu le lundi .
  •  : le PLQ remporte les élections générales avec 48 sièges et 35 % des votes. L'ADQ devient l'opposition officielle avec 41 députés et 31 % des votes. Pour la première fois depuis 1970, le PQ récolte moins de 30 % des voix (28 %) et 36 sièges. Jean Charest est désormais à la tête d'un gouvernement minoritaire, le premier au Québec depuis 1878.
  •  : Jean Charest fait connaître la composition de son nouveau cabinet qui, pour la première fois depuis les débuts de la Confédération, comprend le même nombre d'hommes et de femmes.
  •  : Le discours du budget de Monique Jérôme-Forget annonce des baisses d'impôt de $950 millions pour la classe moyenne mais n'obtient l'aval ni du PQ ni de l'ADQ. Ceux-ci accusent le gouvernement de manquer de concertation et de souplesse et menacent de le renverser s'il ne change pas son fusil d'épaule. C'est la crise gouvernementale.
  •  : Le budget est finalement adopté suite à une entente de dernière minute entre Jean Charest et le Parti québécois. Celui-ci vote contre mais en s'organisant pour ne pas renverser le gouvernement.
  •  : Le gouvernement libéral de Jean Charest est réélu pour un troisième mandat et obtient une courte majorité de 66 sièges sur 125 à l'Assemblée nationale du Québec. Le Parti québécois, sous la direction de Pauline Marois reprend son rôle d'opposition officielle avec 51 sièges. L'Action démocratique du Québec ne fait élire que sept de ses candidats et Mario Dumont annonce son départ prochain de la vie politique. Les électeurs de la circonscription de Mercier élisent le premier député de l'histoire de Québec solidaire, Amir Khadir.

Composition[modifier | modifier le code]

2003 à 2007[modifier | modifier le code]

Composition en avril 2003
Remaniement en septembre 2003
  • Julie Boulet: ministre déléguée aux Transports et responsable de la Mauricie
  • Monique Gagnon-Tremblay: Vice-Première Ministre, ministre des Relations internationales, ministre de la Francophonie, responsable de l'Estrie et du Centre-du-Québec
Remaniement en avril 2004
  • Jacques Dupuis: ministre de la Justice, ministre délégué à la Réforme des institutions démocratiques, responsable des Laurentides et de Lanaudière et Leader Parlementaire du Gouvernement
Remaniement en février 2005
Remaniement en février 2006

2007 à 2008[modifier | modifier le code]

Composition en avril 2007
  • Jean Charest: premier ministre
  • Nathalie Normandeau: vice première ministre, ministre des Affaires municipales et des Régions.
  • Monique Jérôme-Forget: ministre des Finances, présidente du Conseil du Trésor, ministre des Services gouvernementaux, ministre responsable de l'Administration gouvernementale.
  • Monique Gagnon-Tremblay: ministre des Relations internationales, ministre responsable de la Francophonie.
  • Philippe Couillard: ministre de la Santé et des Services sociaux.
  • Michelle Courchesne: ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, ministre de la Famille.
  • Jean-Marc Fournier: ministre du Revenu, ministre responsable de la Réforme parlementaire et Leader Parlementaire du Gouvernement
  • Jacques Dupuis: ministre de la Justice, ministre de la Sécurité publique.
  • Line Beauchamp: ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs.
  • Claude Béchard: ministre des Ressources naturelles et de la Faune.
  • Raymond Bachand: ministre du Tourisme, ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation.
  • Benoît Pelletier: ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes, ministre délégué aux Affaires autochtones, ministre délégué à la Francophonie canadienne.
  • Julie Boulet: ministre des Transports.
  • Laurent Lessard: ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation.
  • Sam Hamad: ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale.
  • Marguerite Blais: ministre responsable des Aînés.
  • David Whissell: ministre du Travail.
  • Yolande James: ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles.
  • Christine Saint-Pierre: ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine.
  • Norman MacMillan: whip[4]
Remaniement en juin 2008
  • Yves Bolduc: ministre de la Santé et des Services sociaux.

2008 à 2012[modifier | modifier le code]

Composition en décembre 2008
  • Jean Charest: premier ministre
  • Nathalie Normandeau: vice première ministre, ministre des Affaires municipales et des Régions et de l'Occupation du territoire, ministre responsable de la Gaspésie et des Îles de la Madeleine.
  • Monique Gagnon-Tremblay: présidente du Conseil du trésor, ministre responsable de l'administration gouvernementale, ministre responsable de l'Estrie.
  • Monique Jérôme-Forget: ministre des Finances, ministre responsable des Infrastructures.
  • Jacques Dupuis: leader parlementaire du gouvernement, ministre de la Sécurité publique, ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Réforme des institutions démocratiques.
  • Line Beauchamp: ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, leader parlementaire adjointe du gouvernement.
  • Claude Béchard: ministre des Ressources naturelles et de la Faune, ministre responsable du Bas-Saint-Laurent.
  • Michelle Courchesne: ministre de l'Éducation, des Loisirs et du Sport, ministre responsable de la région de Laval.
  • Raymond Bachand: ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, ministre responsable de la région de Montréal.
  • Yves Bolduc: ministre de la Santé et des Services sociaux.
  • Laurent Lessard: ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, ministre responsable de la région de Chaudière-Appalaches et du Centre du Québec.
  • Julie Boulet: ministre des Transports, ministre responsable de la Mauricie.
  • Kathleen Weil: ministre de la Justice.
  • Pierre Arcand: ministre des Relations internationales, ministre responsable de la francophonie.
  • Sam Hamad: ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale.
  • David Whissell: ministre du Travail, ministre responsable des régions des Laurentides et de Lanaudière.
  • Yolande James: ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles.
  • Nicole Ménard: ministre du Tourisme, ministre responsable de la Montérégie.
  • Pierre Corbeil: ministre responsable des Affaires autochtones, ministre responsable de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec.
  • Robert Dutil: ministre du Revenu.
  • Marguerite Blais: ministre responsable des Aînés.
  • Christine St-Pierre: ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine.
  • Tony Tomassi: ministre de la Famille.
  • Dominique Vien: ministre des Services gouvernementaux.
  • Lise Thériault: ministre délégué aux Services sociaux.
  • Norman MacMillan: ministre délégué aux Transports, ministre responsable de la région de l'Outaouais.
  • Serge Simard: ministre délégué aux Ressources naturelles et à la Faune, ministre responsable du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de la région de la Côte-Nord.
  • Pierre Moreau: whip en chef du gouvernement.
  • Lawrence Bergman: président du caucus des députés ministériels.
Remaniement en avril 2009
Remaniement en juin 2009
  • Clément Gignac devient ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation.
Remaniement en septembre 2009
  • Sam Hamad devient ministre du Travail en remplacement de David Whissell. Sam Hamad conserve ses précédentes responsabilités.
Remaniement en mai 2010
Remaniement en août 2010
  • Monique Gagnon-Tremblay: ministre des Relations internationales, ministre responsable de la francophonie et de l'Estrie.
  • Jean-Marc Fournier: ministre de la Justice et responsable de la Réforme des institutions démocratiques.
  • Line Beauchamp: ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport.
  • Michelle Courchesne: présidente du Conseil du trésor, ministre des Services gouvernementaux, ministre responsable de la région de Laval.
  • Raymond Bachand: ministre des Finances, ministre du Revenu, ministre responsable de la région de Montréal.
  • Julie Boulet: ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, ministre responsable de la Mauricie.
  • Sam Hamad: ministre des Transports, ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale.
  • Robert Dutil: ministre de la Sécurité publique, leader parlementaire adjoint du gouvernement.
  • Pierre Arcand: ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs.
  • Kathleen Weil: ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles.
  • Lise Thériault: ministre du Travail.
  • Dominique Vien: ministre déléguée aux Services sociaux.
  • Yolande James: ministre de la Famille.
Remaniement en septembre 2010
  • Nathalie Normandeau devient ministre des Ressources naturelles et de la Faune; ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Francophonie canadienne; et ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent, dans tous les cas suite au décès du ministre Claude Béchard. Nathalie Normandeau conserve ses précédentes responsabilités.
  • Laurent Lessard devient ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation suite au décès de Claude Béchard. Laurent Lessard conserve ses précédentes responsabilités.
Remaniement en février 2011
  • Pierre Corbeil : ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation.
  • Geoffrey Kelley : ministre responsable des Affaires autochtones.
  • Pierre Moreau : ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Francophonie canadienne, ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques et de l'Accès à l'information.
  • Alain Paquet : ministre délégué aux Finances.
  • Lucie Charlebois : whip en chef du gouvernement.
  • Raymond Bernier : whip adjoint du gouvernement.
Remaniement en mai 2012[5]
  • Line Beauchamp : démissionne.
  • Michelle Courchesne : devient ministre de l'Éducation, en plus de ses autres fonctions (également vice-première ministre lors de la démission de Line Beauchamp).
  • 1er août 2012 : déclenchement des élections par Jean Charest a l'aéroport internationale de Québec pour un scrutin le 4 septembre 2012.
  • 4 septembre 2012: Lors des élections, Charest ne fut pas réélu dans sa circonscription de Sherbrooke. Le Parti libéral perd d'ailleurs, le Parti Québécois formant désormais un gouvernement minoritaire au Québec.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]