Rapides de Lachine

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45° 30′ 00″ N 73° 32′ 31″ O / 45.5, -73.54194444

Une partie des rapides
Dessin de Champlain, mai 1611 : Le grand sault St-Louis

Les rapides de Lachine sont situés sur le fleuve Saint-Laurent, entre le lac Saint-Louis et le bassin de La Prairie, au Québec (Canada) à la hauteur de l’île de Montréal. Ils sont un considérable obstacle naturel à la navigation sur le fleuve, interdisant l’accès plus en amont à toute embarcation, grosse ou petite. Ces rapides déterminent à eux seuls l’importance géostratégique de Montréal, bien avant l’arrivée des premiers explorateurs européens au XVIe siècle. L’eau y est impétueuse, la dénivellée de 13 m en à peine 3 km produit un courant prodigieux et tout l’arsenal de pièges propre aux rapides les plus dangereux s’y trouve. Remonter ce courant à la voile ou à l’aviron était impossible. On pouvait toutefois le descendre à condition d’être un adroit navigateur.

Description[modifier | modifier le code]

Les rapides de Lachine doivent leur nom actuel[1] aux militaires et marchands anglais du XIXe siècle, alors que LaSalle faisait encore partie de la paroisse de Lachine. Ils comptent un certain nombre d'îles et îlots utilisés par des oiseaux migrateurs. Les eaux descendent de 13 mètres entre le lac Saint-Louis et le bassin de La Prairie. La partie la plus tumultueuse des rapides se situe entre l'entrée du canal de l'aqueduc et la limite de LaSalle et Verdun. On y trouve plusieurs îles et îlots, dont l'île aux Hérons, l'île aux Chèvres et l'île au Diable. On peut les observer de près sur la jetée de l'ancienne centrale hydro-électrique, dans le parc des Rapides. La rive du parc et les îles constituent aussi un refuge d'oiseaux migrateurs, protégé par une loi fédérale.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bateau naviguant dans les rapides de Lachine en 1890.

Samuel de Champlain les évoque dans ses écrits, notamment parce que l'un de ses jeunes exlorateurs nommé Louis s'y noya. Champlain nomma ces rapides Sault Saint-Louis. Sault, en ancien français, désigne des rapides. En 1611, il publie Les voyages du Sieur de Champlain et y insère un plan intitulé Île de Montréal et fleuve Saint-Laurent, qui fut reproduit en 1930 par le peintre Paul-Émile Borduas : ce plan est maintenant visible au Grand Chalet du Mont-Royal.

Ces rapides furent durant des centaines d’années une barrière au trafic fluvial. Ils obligeaient les voyageurs à les contourner par un portage de plusieurs kilomètres avant que les embarcations puissent être remises à l’eau. Ceci, jusqu'à ce qu’on creuse le canal de Lachine au XIXe siècle. Même après sa mise en service, il se révéla tout aussi pratique de transporter les biens par rail jusqu'à Montréal, d'où ils étaient ensuite expédiés via son port maritime. C'est pour cette raison que Montréal a longtemps abrité le nœud ferroviaire et la zone portuaire les plus importants du Canada.

De nos jours[modifier | modifier le code]

Les rapides sont désormais contournés au sud par la voie maritime du Saint-Laurent, plus adaptée aux gros tonnages. Les rapides sont aussi utilisés pour le kayak d'eau vive, le rafting, et les expéditions en motomarine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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