Notre-Dame-de-Grâce

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Notre-Dame-de-Grâce
Église Notre-Dame-de-Grâce
Église Notre-Dame-de-Grâce
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Municipalité Montréal
Statut Quartier
Arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce
Fondateur

Constitution


1910
Démographie
Population 66 495 hab.[1] (2013)
Densité 7 556 hab./km2
Langue(s) parlée(s) Français
Géographie
Superficie 880 ha = 8,8 km2
Divers
Site(s) touristique(s) Église Notre-Dame-de-Grâce, Maison de la culture Notre-Dame-de-Grâce
Liens
Site web Site web

Notre-Dame-de-Grâce, qu'on appelle aussi familièrement NDG, est un quartier de l'arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce. Quartier de la ville de Montréal dont l'origine remonte à l'époque de la Nouvelle-France, il est aujourd'hui l'un des plus multiethniques de la ville.

Description[modifier | modifier le code]

Situé sur le versant ouest du Mont royal, le quartier Notre-Dame-de-Grâce est aujourd'hui délimité au nord principalement par le Chemin de la Côte Saint-Luc, à l'est par la rue Claremont (sud-est) et la rue Victoria (nord-est), au sud par la rue Saint-Jacques et à l'ouest par la rue Connaught[2].

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le quartier Notre-Dame-de-Grâce est nommé en l'honneur de la dévotion à Marie, Mère de la Grâce. Cette dévotion a vu le jour dès le XIIIe siècle avec la fondation de l'Ordre de la Merci par Pierre Nolasque et Raymond de Peñafort. Le nom fait aussi référence au sanctuaire Notre-Dame-de-Grâces de Cotignac en France, où auraient eu lieu des apparitions mariales.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vers la fin du XVIIe siècle, le nord du Vieux-Montréal n’était qu’une immense forêt s’étalant au pied du mont Royal, entourée de marécages et de ruisseaux. Cependant, les premiers européens s’établissent à Notre-Dame-de-Grâce le 18 novembre 1650, soit Jean Descarries (ou Descaris) dit le Houx et Jean Leduc, originaire d’Igé en Perche, (France).

Ces deux Français reçoivent chacun trente arpents de terre à Notre-Dame-de-Grâce, un vaste territoire qui s’étendait depuis ce qui allait devenir la rue Atwater jusqu’à Lachine.

En 1853, la construction de l'église Notre-Dame-de-Grâce est terminée.

En décembre 1876, on proclame la création de la municipalité du village de Notre-Dame-de-Grâce. En 1906, on incorpore le village de Notre-Dame-de-Grâce en municipalité de ville. Le 4 juin 1910, on procède à l'annexion définitive de Notre-Dame-de-Grâce à la ville de Montréal[3].

C’est au cours de cette période que la grande famille des Descarries, qui fut ancrée très longtemps dans le secteur, connaît son apogée. Par exemple, Daniel-Jérémie Décarie (1836-1904) fut maire de Notre-Dame-de-Grâce de 1877 à 1904 et son fils, l'avocat Jérémie-Louis Décarie (1870-1927), fut un parlemenataire québécois.

En mai 1912, on désigne officiellement le boulevard Décarie. (Une partie du tronçon était déjà connue sous le nom d'avenue Décarie.)

En 1908, la première ligne de tramway fait son apparition dans Notre-Dame-de-Grâce. Un trajet part de la rue Mont-royal, contourne la montagne et aboutit à la gare Snowdon. Peu à peu le village se développe autour de l’église Notre-Dame-de-Grâce qui est maître des sept paroisses de l’ouest de l’île. C’est aux alentours des années 1920 que NDG accueille plus d’anglophones, entraînant ainsi la construction de nombreuses écoles et églises. L’autoroute Décarie est ouverte aux automobilistes en 1966, à temps pour l’Exposition universelle de 1967. La construction de l’autoroute força le déplacement de 285 familles et bouleversa le quartier.

Le quartier est maintenant joint à Côte-des-Neiges au sein de l’arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce depuis 2002.

Éducation[modifier | modifier le code]

Le siège de la Commission scolaire English Montréal est situé dans NDG[4].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]