Parti canadien

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Tableau de l'Assemblée des six-comtés, exécuté par Charles Alexander Smith en 1890.

Le Parti canadien, qui devient en 1826 le Parti patriote, est un parti politique fondé au début du XIXe siècle par des bas-canadiens (actuels québécois) de la classe libérale. Son seul adversaire est le Tory Party anglais, dont les membres sont largement minoritaires à l'Assemblée législative du Bas-Canada, mais très fortement majoritaires dans les deux conseils (législatif et exécutif) constitués sur ordre du gouverneur de la colonie. Ce parti est également qualifié de "parti anglais" ou britannique (on disait parti "breton", en employant une traduction erronée) et de "parti bureaucrate" ; essentiellement composé d'Anglais et d'Écossais, il s'adjoignait une minorité de Canadiens qu'on qualifiait plaisamment de Chouaguens ou Chouayens.

Dirigé par Pierre-Stanislas Bédard, le parti se donne une politique de réforme constitutionnelle visant à faire élire le Conseil législatif (sénat) et à rendre le Conseil exécutif (cabinet) responsable face aux représentants du peuple. Cette dernière chose s'appelait Gouvernement responsable et a été obtenue en 1848, une décennie après la dissolution du parti.

Drapeau du Bas-Canada

En 1806, le parti imite son adversaire politique et fonde son propre journal, Le Canadien, dont l'épigraphe est Notre religion, notre langue, nos lois. En 1810, Bédard et ses collaborateurs du journal se font arrêter et emprisonner sans procès pour sédition. L'habeas corpus lui est refusé. N'ayant aucune preuve pour l'inculper, le gouverneur James Henry Craig sera forcé de le libérer. Cependant, Bédard refuse de sortir tant qu'il n'aura pas eu de procès.

  • En 1826, le parti devient le Parti patriote.
  • En 1834, les Quatre-vingt-douze Résolutions sont présentées devant la Chambre d'Assemblée. Parmi les demandes : Un gouvernement responsable, l'élection des membres du conseil exécutif et avoir plus de canadien-français à l'administration du pays. Celles-ci sont envoyées au Roi d'Angleterre.
  • En 1837 et 1838, Lord Russell répond aux 92 résolutions en écrivant les 10 résolutions de Russell. Celles-ci répondent par la négative à toutes les 92 résolutions, en plus de donner droit au conseil et au gouverneur de prendre l'argent de la chambre d'assemblée et ce, sans droit de regard ou contrôle. Le peuple mécontent se rebelle sous l'activité de l'élite du Parti Patriote, c'est la rébellion des patriotes.

Journaux[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]