Québec solidaire

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Québec solidaire

Parti provincial actif
Logo du Québec solidaire
Présentation
Président Andrés Fontecilla
Chef Andrés Fontecilla et Françoise David[N 1]
Permanence Montréal, Québec
Nb. de membres 15 000 (2014)[1]
Caractéristiques
Idéologie Gauche, écologisme, démocratie participative, féminisme, altermondialisme, pluralisme et souverainisme
Couleurs Orange
Représentation actuelle
Assemblée nationale
3 / 125
(41e législature)
Historique
Fondation 4 février 2006
Candidat
Élu
Opp.
Gouv.
Oui Oui Non Non

Site Web www.quebecsolidaire.net

Québec solidaire est un parti politique québécois qui œuvre sur la scène politique provinciale du Québec. Sa plateforme écologiste, progressiste, démocrate, féministe, altermondialiste, pluraliste et souverainiste[2] le situe à gauche dans le spectre politique québécois. Françoise David et Andrés Fontecilla sont ses deux porte-parole.

Formé le 4 février 2006 de la fusion de l'Union des forces progressistes et d'Option citoyenne, le parti fait élire Amir Khadir, son premier député, à l’Assemblée nationale du Québec lors de l’élection générale du 8 décembre 2008.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Même si on observe l'émergence d'une multitude de partis politiques québécois de gauche au cours du XXe siècle, les origines de Québec solidaire remontent à 1995 avec la création du Parti de la démocratie-socialiste (PDS), un parti de gauche souverainiste, qui vient remplacer le Nouveau Parti démocratique du Québec[3]. À la suite du Référendum de 1995, avec l'arrivée de Lucien Bouchard, un ancien progressiste-conservateur, à la tête du Parti québécois, plusieurs péquistes quittent le Parti québécois et se rallient au Parti de la démocratie-socialiste[3].

En 1997, le Rassemblement pour l'alternative progressiste (RAP), un mouvement de contestation des politiques néo-libérales du gouvernement Bouchard, est fondé lors d'une assemblée au Collège de Maisonneuve ; le journaliste et conseiller syndical Paul Cliche et le syndicaliste Michel Chartrand y sont présents[4]. Le mouvement devient un véritable parti politique en novembre 2000[5].

Le PDS, le RAP et le Parti communiste du Québec unissent leurs forces le 9 avril 2001 dans le cadre d'une élection partielle dans la circonscription de Mercier[5]. Leur candidat, Paul Cliche, obtient la troisième position et 24 % d'appui[6]. C'est à la suite de cette élection que s’entament les pourparlers en vue de la création d'une union des trois principaux partis de gauche au Québec. L'Union des forces progressistes (UFP) résulte de ces négociations en juin 2002[7]. Ce nouveau parti est reconnu par le directeur général des élections du Québec le 1er novembre 2002.

À l’élection générale du 14 avril 2003, l'Union des forces progressistes présente 74 candidats et récolte 1,06 % des voix[8]. L'UFP devient le quatrième parti politique provincial québécois en importance[9].

En mai 2004, Françoise David, ancienne présidente de la Fédération des femmes du Québec, et François Saillant, coordonnateur du FRAPRU, fondent Option citoyenne, un mouvement politique de gauche, féministe, écologiste et altermondialiste. Dès novembre 2004, les exécutifs de l'Union des forces progressistes et d'Option citoyenne entament des pourparlers en vue d'une fusion[9].


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Nouveau Parti démocratique du Québec
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Parti communiste du Québec
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Parti de la démocratie-socialiste
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Rassemblement pour l'alternative progressiste
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Union des forces progressistes
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Option citoyenne
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Québec solidaire
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


Le Manifeste pour un Québec solidaire[modifier | modifier le code]

La formation de Québec solidaire[modifier | modifier le code]

Idéologie[modifier | modifier le code]

Québec solidaire se définit comme « un parti de gauche qui vise la construction d’une société basée sur la justice sociale, l’élargissement de la démocratie, l’égalité entre les hommes et les femmes, le respect de nos écosystèmes, l’établissement de liens égalitaires et pacifiques avec les peuples du monde entier et, en premier lieu, avec les nations autochtones avec lesquelles nous partageons ce territoire. Son projet de société a pour fondement la démocratie participative et la souveraineté populaire. »[10] Le programme du parti, encore en élaboration, reflète ces principes. En date de mai 2013, quatre grands blocs du programme étaient adoptés et portent sur les thèmes suivants :

  1. Souveraineté, Pluralisme et Démocratie
  2. Économie, Environnement et Travail
  3. Justice sociale, Santé, Éducation et Culture[11]
  4. Femmes, Familles, Diversité sexuelle et de genre

Pour définir son parti, le premier élu de Québec solidaire, Amir Khadir, a affirmé lors de son assermentation que « [n]ous ne sommes ni gauche caviar ni gauche radicale[12] ».

Souveraineté et assemblée constituante[modifier | modifier le code]

Sur la question nationale, Québec solidaire se définit indifféremment comme «souverainiste» ou «indépendantiste». Québec solidaire croit que le «fédéralisme canadien est irréformable sur le fond» et qu'il «est impossible pour le Québec d’y obtenir l’ensemble des pouvoirs auxquels il aspire»[13].

Le parti propose une démarche d'accession à la souveraineté :

  • Élection d'une assemblée constituante représentative des divers courants d’opinion. Ses membres seront élus au suffrage universel. Elle aura pour mandat de consulter la population en vue de rédiger une proposition sur l’avenir politique du Québec et un projet de Constitution.
  • Tenue d'un référendum sur la proposition de statut politique du Québec et sur le projet de constitution[14].

Structure[modifier | modifier le code]

Militants de Québec solidaires à la parade de la fierté gai de Montréal

Québec solidaire a pour logo un être humain stylisé qui évoque celui de l'Organisation internationale de la francophonie. Il fut choisi lors du Conseil national qui eut lieu à Québec le 27 mai 2006. Le choix de ce logo vise à démontrer que, pour Québec solidaire, l'humain est au centre de tout choix politique.

En décembre 2011, le parti comptait environ 7 500 membres en règle[15]. Au cours de l'année 2012, le parti, porté par le mouvement social, connaît une forte croissance. Il dépasse les 10 000 membres en juin[16] pour atteindre les 13 000 membres en septembre, à la veille des élections législatives[17].

Direction[modifier | modifier le code]

La direction du parti est assumée par le Comité de coordination national, composé de 16 personnes élues par le Congrès de fondation. Une personne de l'équipe des bénévoles de la permanence y siège également.

Il n'y a pas de « chef » à proprement parler dans ce parti, qui compte plutôt deux porte-parole (Françoise David et Andrés Fontecilla), comme c'était le cas au sein d'Option citoyenne et de l'Union des forces progressistes. Lors du conseil national du 29 septembre au 1er octobre 2006, les délégués de QS décident officiellement de placer plus à l'avant Françoise David, en vue de la période électorale de 2007, tout en conservant tout de même deux porte-parole.

Les tâches généralement dévolues au chef sont réparties entre la présidente, le secrétaire général et les porte-parole. À l'entrée du parti à l'Assemblée nationale du Québec, Amir Khadir était le « leader de l'aile parlementaire » de Québec solidaire, alors que Françoise David était la « leader de l'aile extraparlementaire » de la formation politique[12].

Régent Séguin fut élu secrétaire général du parti lors du congrès de fondation et a agi comme chef de parti au sens de la Loi électorale du Québec jusqu'au printemps 2008. Lors du congrès du printemps 2008, Benoît Renaud le remplacera à ce poste. Pierre-Paul St-Onge, le secrétaire général actuel, est en fonction depuis le congrès de mai 2013[18].

Alexa Conradi a été présidente de la fondation du parti en 2006 jusqu'à juin 2009. Françoise David est devenue présidente-porte-parole par la suite.

Les porte-parole nationaux de Québec Solidaire disposent d'une plus grande visibilité que le secrétaire général et sont donc plus connus. Françoise David a été nommée « Personnalité de l'année » par Le Point et Amir Khadir est connu pour être devenu le premier député du parti lors des élections dans Mercier en 2008.

Le 2 décembre 2012, les délégués de Québec Solidaire choisissent André Frappier comme nouveau « leader de l'aile extraparlementaire ». Il remplace Khadir à titre de porte-parole masculin tout en remplaçant Françoise David qui est maintenant la nouvelle « leader de l'aile parlementaire ». André Frappier remplace aussi Françoise David à titre de président du parti[19].

André Frappier exécute ces tâches par intérim jusqu'au congrès du printemps 2013, où quatre personnes se portent candidates pour le poste de porte-parole masculin et président du parti : Alexandre Leduc, Andrés Fontecilla, David Fortin Côté et Yvan Zanetti. Le 5 mai 2013, Andrés Fontecilla est officiellement élu[20]. Il devient ainsi le porte-parole définitif de l'aile extraparlementaire pour un mandat de 2 ans.

Associations et commissions[modifier | modifier le code]

L'unité de base du parti est l'association locale. Il y a une association locale pour chacune des 125 circonscriptions électorales au Québec. Ces associations locales sont regroupées dans 19 associations régionales qui ont pour mandat premier de soutenir la fondation d'associations locales. En mars 2007, Québec solidaire compte 61 associations locales organisées. Les étudiant-e-s et le personnel des établissements d'enseignement supérieur sont regroupés au sein d'associations de campus qui participent aussi à la vie démocratique du parti.

Deux commissions nationales font aussi partie de la structure de Québec solidaire : la Commission politique et la Commission nationale des femmes. La première est composée de 14 commissions thématiques et est chargée de proposer aux membres un programme. Elle a été responsable de la rédaction de la plate-forme électorale du parti aux élections générales de 2007. La Commission nationale des femmes est composée de déléguées de chacune des régions et est chargée de s'assurer que le féminisme soit une valeur transversale au sein du parti.

Collectifs[modifier | modifier le code]

Il y a au sein de Québec solidaire ce que l'on nomme des « collectifs ». Un collectif est un ensemble de membres en règle du parti qui peuvent, en respect des exigences, faire la promotion de leurs idées politiques respectives à l'intérieur de Québec solidaire. Par contre, ces collectifs ne bénéficient pas d'une représentation formelle au Congrès, au Conseil national ou dans les autres instances du parti[21]. Québec solidaire compte actuellement 2 collectifs environnementalistes et 5 aux principes plus radicaux que le parti lui-même. Il s'agit entre autres des collectifs du Parti communiste du Québec, de Gauche socialiste, de Masse critique, de Socialisme International et de la Tendance marxiste internationale.

« Les collectifs participent aux débats qui mènent aux engagements électoraux, mais une fois qu’ils sont adoptés, ils s’y soumettent comme le reste des membres[22] ».

Schéma des collectifs de Québec solidaire.

 
Parti communiste
du Québec
(le parti)
 
 
 
 
 
 
 
 
Québec solidaire
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Parti communiste
du Québec
(le collectif)
 
Gauche
Socialiste
 
Masse
critique
 
Socialisme
International
 
Tendance
marxiste
internationale
 
Décroissance
conviviale
 
 

Parti communiste du Québec[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parti communiste du Québec.

Le Parti communiste du Québec est une organisation se réclamant du marxisme. Elle estime nécessaire de créer un parti révolutionnaire des travailleurs qui a pour objectif d’éliminer le capitalisme mondial. Le PCQ a comme priorité la construction du socialisme et l'indépendance du Québec tout en prônant la solidarité internationaliste[réf. nécessaire]. Dans son site Internet, il est affirmé que les opinions qui y sont exprimées « n'engagent que leurs auteurs et/ou le PCQ », selon le cas. Elles n'expriment pas forcément une position officielle de la part de Québec solidaire dans son ensemble[23]. Ce collectif, de par le parti qu'il représente, est historiquement associé à la IIIe Internationale, l'Internationale communiste.

Le Parti communiste du Québec est un parti politique reconnu par le Directeur général des élections du Québec, au même titre que Québec solidaire. Toutefois, puisqu'il fait partie de Québec solidaire en tant que collectif, celui-ci a décidé de ne pas présenter de candidats et de candidates lors des élections et de plutôt appuyer ceux et celles de Québec solidaire. Il faut préciser que le PCQ était l'un des partis fondateurs de l'UFP, ancêtre de Québec solidaire. Le parti a décidé de ne rester actif qu'afin d'éviter qu'une nouvelle formation politique prenne son nom. Les membres du Parti communiste peuvent néanmoins se présenter sous la bannière de Québec solidaire.

Ainsi, en 2007, le chef du parti, André Parizeau, Francis Gagnon-Bergmann, membre de l'exécutif central, et Jocelyn Parent ont d'ailleurs été candidats pour QS dans les circonscriptions Acadie, Blainville et Mirabel[24].

Lors de l'élection générale québécoise de 2008, parmi les candidats de Québec solidaire, on compte notamment André Parizeau dans Acadie et Francis Gagnon-Bergmann dans Blainville, respectivement l'ancien et le nouveau chef du Parti communiste du Québec, collectif reconnu au sein de Québec solidaire[25],[26]. Deux autres communistes étaient candidats : Sabrina Perreault, dans Terrebonne, de Jean-Nicolas Denis, dans Bellechasse[27].

Gauche socialiste[modifier | modifier le code]

Gauche socialiste soulève « [l]a réalité de l'oppression nationale du Québec » et critique « [l]a domination de la bourgeoisie canadienne » qui agit en « complicité [avec] la bourgeoisie québécoise ». Il critique l'étapisme. Il rejette « l'indépendantisme interclassiste » ; pour Gauche socialiste, il faut « [m]obiliser la majorité ouvrière dans un parti de classe ». En somme, Gauche socialiste souhaite « un Québec socialiste et démocratique » dans « une perspective internationaliste[28] ». Ce collectif est rattaché au Secrétariat unifié de la Quatrième Internationale[29].

Masse critique[modifier | modifier le code]

Masse critique est une organisation ayant une base anticapitaliste et indépendantiste. Elle estime que l'accession du Québec à la souveraineté politique doit passer par la formation d'une Assemblée constituante chargée de rédiger une constitution. Masse critique dit appuyer à la fois la politique des urnes et la politique de la rue[30]. Ce collectif élabore plusieurs formations (éco-socialisme, éducation, économie participative, médias, etc.) dans le but de faire de l'éducation populaire au sein du parti et à l'extérieur[réf. nécessaire]. Trois membres de Masse critique se sont d'ailleurs présentés comme candidats lors de l'élection générale québécoise de 2008.

Socialisme International[modifier | modifier le code]

Socialisme International se décrit comme étant « un réseau international de socialistes et de militantes et militants anticapitalistes. Nous participons aux luttes contre la mondialisation, l'impérialisme, la guerre, la brutalité policière, le racisme, le sexisme, l’homophobie, l’assaut contre les droits des travailleuses et travailleurs, bref contre tout ce qui nous divise et sape la solidarité[31] ». L'ancien coordonnateur et secrétaire général de Québec solidaire, Benoît Renaud, est membre de Socialisme International.

Tendance marxiste internationale[modifier | modifier le code]

La Tendance marxiste internationale est un collectif se réclamant du marxisme de filiation trotskiste. Elle est composée des membres québécois de la Tendance marxiste internationale, qui se sont affiliés à QS au quatrième congrès du parti en juin 2009[32]. Elle se prononce pour que « QS doit devenir le parti de la classe ouvrière » par « s'unir avec les principaux syndicats » et « mobiliser l'appui des travailleurs et des jeunes en adoptant un programme socialiste. »[33] Elle publie un journal intitulé La Riposte[34].

Décroissance conviviale[modifier | modifier le code]

Le collectif Décroissance conviviale fut reconnu par les instances du parti au début de l'année 2009[35]. Au mois de juin 2007, il avait exposé ses idées au sein d'un Manifeste pour une décroissance conviviale[36].

Collectif pour la laïcité[modifier | modifier le code]

Suite au dépôt à l'automne 2013 du projet de Charte des valeurs québécoises par le gouvernement du Parti québécois, les médias ont révélé l'existence au sein de Québec solidaire d'un « Collectif pour la laïcité ». Alors que QS s'oppose à l'interdiction du port de symboles ostentatoires religieux par les employés de l'État, le Collectif pour la laïcité s'est rangé du côté des partisans du projet[37].

Participations électorales[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux de Québec solidaire
Élection Sièges Voix
Candidats /
Circonscriptions
en élection
Sièges
obtenus
Nombre Pourcentage
Mars 2007 123 / 125 0 144 418 3,64 %
Décembre 2008 122 / 125 1 122 618 3,78 %
Septembre 2012 124 / 125 2 263 111 6,03 %
Avril 2014 124 / 125 3 323 312 7,64 %
Sources : « Directeur Général des Élections du Québec : Sommaire provincial »

Élections partielles[modifier | modifier le code]

Élection partielle du 10 avril 2006

Manon Massé Sainte-Marie—Saint-Jacques 22 % 3e

Élection partielle du 14 août 2006

Dominique Ritchot Pointe-aux-Trembles 8 % 3e
Manon Blanchard Taillon 7 % 4e

Le 10 avril 2006, Québec solidaire participe au premier test électoral de son histoire soit l'élection partielle dans la circonscription de Sainte-Marie—Saint-Jacques. La candidate de Québec solidaire, Manon Massé, remporte 22 % des voix, terminant ainsi troisième. Le Parti libéral du Québec termine deuxième avec quelques points de pourcentage de plus et le Parti québécois premier avec un peu plus de 40 % des voix. Le Parti vert du Québec, l'Action démocratique du Québec, ainsi que deux candidats indépendants participaient également à cette élection.

Le 14 août de la même année, Québec solidaire participe aux élections partielles dans les circonscriptions de Pointe-aux-Trembles et de Taillon. Le chef du PQ, André Boisclair, participe à l'élection dans cette première circonscription. Le PLQ et l'ADQ ne lui opposant pas de candidat, il remporte l'élection haut la main. Québec solidaire termine troisième, derrière le Parti vert, avec 8 % des votes exprimés en sa faveur. Dans Taillon, Québec solidaire termine quatrième, derrière le PQ, le PLQ et l'ADQ, avec 7 % des voix. Bien que les journalistes y ont perçu un recul par rapport au score de 22 % obtenu dans Sainte-Marie—Saint-Jacques. Françoise David y voit au contraire une progression, puisque l'UFP avait reçu un résultat bien moindre lors de l'élection générale de 2003 dans ces deux circonscriptions. De plus, ces deux circonscriptions n'ont pas le même profil socio-économique que Sainte-Marie-Saint-Jacques[réf. nécessaire].

Au mois de mai 2008, QS participe aux élections partielles dans Hull, Bourget et à nouveau dans Pointe-aux-Trembles. Dans la circonscription de Hull, Bill Clennett recueille 9,70 % des votes, terminant troisième. C'est la candidate libérale qui remporte la victoire. Dans la circonscription de Bourget, le candidat solidaire a recueilli 4,33 % des votes. Enfin, dans la circonscription de Pointe-aux-Trembles, la candidate de Québec solidaire, a obtenu 1,65 % des votes. Il s'agit donc là d'un net recul par rapport à l'élection partielle qui s'était tenue dans cette même circonscription deux ans plus tôt[38].

Élection générale québécoise de 2007[modifier | modifier le code]

Lors des élections de 2007, Québec solidaire a présenté des candidates et des candidats dans 123 des 125 circonscriptions québécoises[réf. nécessaire], plus de la moitié d'entre eux étaient des femmes, 65 pour être plus précis, une première pour un parti politique en Amérique du Nord. Françoise David était candidate dans la circonscription montréalaise de Gouin, alors qu'Amir Khadir était candidat dans la circonscription de Mercier[39].

Pendant la campagne, le parti de Françoise David et d'Amir Khadir a défendu la plate-forme adoptée l'automne précédent lors de son Congrès d'orientation et intitulée : 25 engagements électoraux pour les 1 000 premiers jours d'un gouvernement solidaire. Le 2 mars, les deux porte-parole présentaient le cadre financier d'un gouvernement solidaire[40].

Le 10 février 2007, pendant la période préélectorale, Québec solidaire a pris position dans le débat entourant les accommodements raisonnables, un sujet qui aura finalement marqué les élections du 26 mars. Françoise David souhaite que cesse « la distinction entre « nous » et « eux », entre Québécois de souche et Néo-Québécois. De plus, le parti a critiqué le fait qu'aucune femme ne fut nommée par le premier ministre Jean Charest pour diriger la Commission sur les accommodements raisonnables, alors que la plupart des accommodements religieux déraisonnables exposés dernièrement s'attaquaient au principe de l'égalité entre les hommes et les femmes. Enfin, Amir Khadir a averti « les démagogues en mal de récolte électorale [qu'ils] font fausse route en attisant les tensions », pointant explicitement du doigt Mario Dumont et son parti, l'Action démocratique du Québec[41].

Par ailleurs, malgré ses multiples demandes, Québec solidaire n'a pu participer au débat télévisé des chefs de parti, qui avait lieu pour la première fois à Québec[42].

Le 26 mars 2007, Québec solidaire a participé à sa première élection générale. Le parti n'a pas réussi à faire élire de député, mais a récolté 144 418 voix en sa faveur, soit 3,64 % des votes exprimés[43]. Amir Khadir a recueilli plus de 29 % des votes dans Mercier, terminant ainsi deuxième derrière le péquiste Daniel Turp, qui a recueilli un peu plus du tiers des votes, et avec une avance de 10 points de pourcentage sur la candidate libérale Nathalie Rochefort[44]. Mme Rochefort avait été élue dans la même circonscription lors d'une élection partielle en 2001 pour ensuite être défaite en 2003 par le candidat péquiste[44]. Françoise David est elle aussi terminée deuxième dans sa circonscription de Gouin, recueillant plus de 26 % des suffrages, soit près de 8 % de plus que la candidate libérale Nathalie Rivard[44].

Élection générale québécoise de 2008[modifier | modifier le code]

Amir Khadir, député de la circonscription de Mercier depuis 2008

Contrairement aux élections du 26 mars 2007, Québec solidaire a décidé de ne pas présenter de candidats dans la circonscription de Notre-Dame-de-Grâce, là où le Parti vert avait enregistré son meilleur score[45]. Ce dernier avait alors obtenu 15,73 % des voix, arrivant deuxième derrière le candidat du Parti libéral[46]. Par ailleurs, Québec solidaire ne présente pas de candidat dans la circonscription de Gatineau et dans celle d'Abitibi-Ouest[47].

À quelques jours du vote, Radio-Canada affirmait que la lutte était « féroce » dans la circonscription de Mercier entre le péquiste Daniel Turp et le porte-parole masculin de Québec solidaire Amir Khadir. Lors des élections de 2007, environ 1 000 votes séparaient les deux candidats. Selon Amir Khadir, « Mercier est un terreau fertile pour son parti en raison de son profil sociodémographique. Ici, près de 30 % des électeurs œuvrent dans le domaine des arts, de la culture, du loisir ou des sciences sociales[48] ». Selon Michèle Ouimet, journaliste à La Presse, un bénévole du Parti québécois l'ayant rejoint par téléphone par hasard lui a affirmé que Québec solidaire était en avance dans la circonscription de Mercier. Ainsi, Amir Khadir est devenu le premier député de ce parti à l'Assemblée nationale[49].

Dans la circonscription voisine de Gouin, on assiste plutôt à une lutte à trois entre le député péquiste sortant, Nicolas Girard, la porte-parole féminine de Québec solidaire, Françoise David, et la candidate libérale Édith Keays. C'est finalement le péquiste Girard qui remporte la circonscription.

Le 8 décembre 2008, Amir Khadir est devenu le premier député solidaire à l'Assemblée nationale en remportant circonscription de Mercier par 810 voix d'avance sur le député péquiste sortant Daniel Turp. Il a obtenu 8 597 votes (37,89 %), contre 7 787 (34,32 %) pour M. Turp. La libérale Catherine Emond est arrivé troisième avec 4 842 votes (21,34 %). Le Parti vert du Québec, l'ADQ et le Parti indépendantiste sont arrivés respectivement en quatrième, cinquième et sixième places[50]. À l'échelle nationale, Québec solidaire a reçu 3,78 % des votes (122 618)[51], ce qui en pourcentage correspond essentiellement au score qu'il a obtenu lors des élections du 26 mars 2007 (3,6 %)[52]. Le parti a néanmoins récolté 21 000 votes de moins qu'en 2007, alors que les libéraux et les péquistes recevaient respectivement 49 000 et 14 000 votes supplémentaires[53].

Quant à Françoise David, elle n'a pas remporté la circonscription de Gouin. Le péquiste sortant Nicolas Girard a remporté l'élection avec 10 276 votes (41,11 %), soit une majorité de 2 289 votes sur la candidate de Québec solidaire qui a récolté 7 987 votes (31,95 %). La candidate libérale a terminé troisième avec 19,90 % des suffrages, suivie respectivement par la candidate adéquiste, le candidat du Parti vert et le candidat du Parti indépendantiste[54].

Outre Mercier et Gouin, Québec solidaire a obtenu ses meilleurs résultats dans Sainte-Marie-Saint-Jacques avec Manon Massé, dans Rosemont avec François Saillant, coordonnateur du FRAPRU, dans Hochelaga-Maisonneuve avec Serge Mongeau, dans Hull avec Bill Clennett, dans Taschereau (Québec) avec Serge Roy et dans Laurier-Dorion avec Rhuba Gazal. Ce sont toutes des circonscriptions établies dans des milieux urbains, principalement Montréal.

39e législature du Québec[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 39e législature du Québec.

En 2008, Amir Khadir est devenu le premier député de Québec solidaire à l'Assemblée nationale. Ses prises de parole et ses coups d'éclat l'ont aidé à prendre sa place au sein des médias québécois.

Lors de son assermentation, il profite de son discours pour critiquer la monarchie britannique et fait une comparaison entre le sort du Québec et celui connu autrefois par l'Irlande. À l'image de l'ancien poète et député de Mercier Gérald Godin, il souhaite défendre les « mal pris »[55]. Peu de temps après son élection, le député de Mercier accepte de participer à une manifestation contre le président sortant des États-Unis, George W. Bush. Lors de cet évènement, il décide d'imiter le geste du journaliste irakien Muntadhar al Zaidi en lançant une chaussure sur une image représentant M. Bush. Certains critiquent alors une action qui ne serait pas digne d'un membre d'un Parlement élu[56].

À la suite des pertes colossales de 40 milliards de dollars enregistrées par la Caisse de dépôt et placement, Amir Khadir critique sévèrement le PDG sortant de la Caisse, M. Henri-Paul Rousseau, en commission parlementaire[réf. nécessaire].

En juin 2009, le député Khadir, qui est également médecin, se porte à la défense du ministre de la Santé et des Services sociaux Yves Bolduc. Celui-ci s'était fait accuser par le Dr Gaétan Barrette, président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, de ne pas se soucier du sort des femmes atteintes du cancer du sein[57].

Le député de Mercier se démarque notamment par ses recherches parlementaires consacrées au financement illégal des partis politiques. En mars 2010, il affirme que trois sociétés rattachées à Axor, une entreprise de génie-conseil, ont enfreint la Loi électorale en versant 150 000 $ au Parti libéral du Québec (113 500 $), au Parti québécois (34 000 $) et à l'Action démocratique du Québec (5 000 $). Au mois d'août, les trois entreprises ont reconnu leur faute et ont dû par conséquent payer une amende de 88 000 $[58]. En octobre de la même année, Amir Khadir accuse la société de génie-conseil Roche d'avoir recouru à des prête-noms entre 2000 et 2009 pour financer le Parti libéral (227 025 $), au pouvoir depuis 2003. Roche aurait aussi versé 8 860 $ au Parti québécois en 2008-2009[59].

À la suite de la parution du livre L’Affaire Michaud : Chronique d’une exécution parlementaire portant sur l'Affaire Michaud, M. Khadir affirme qu'Yves Michaud, un fervent souverainiste et ancien député de l'Assemblée nationale, fut injustement traité lorsque cette dernière a adopté unanimement une motion blâmant des propos soi-disant antisémites qu'il aurait tenus, ce qu'il a toujours nié. Le député de Mercier souhaite donc que l'Assemblée modifie son règlement pour qu'il ne soit plus possible de condamner les propos tenus par un citoyen[60].

En décembre 2010, il dépose un projet de loi visant à interdire la production et l'exportation d'amiante[61]. Quelques jours plus tard, un sondage conclut qu'Amir Khadir est le politicien le plus aimé des Québécois, bénéficiant de près de 45 % d'opinions favorables contre 18 % d'opinions défavorables[62]. Au cours du même mois, contrairement à la chef du PQ Pauline Marois, il refuse de condamner le Réseau de résistance du Québécois, un mouvement indépendantiste «pur et dur», qui avait décidé de dévoiler publiquement la liste des principaux contributeurs financiers du Parti libéral du Québec[63].

Au même moment, Amir Khadir participe à une manifestation tenue devant un commerçant de son comté, Mercier, pour protester contre la vente de chaussures israéliennes. Cette manifestation s'est tenue conformément au mouvement international de boycott des produits israéliens, afin de critiquer la politique menée par Israël en Palestine[64]. La participation d'Amir Khadir souleva toutefois bien des critiques[réf. nécessaire].

En février 2011, M. Khadir dépose à l'Assemblée nationale une pétition demandant la démission du premier ministre libéral Jean Charest ayant rassemblé 247 379 signatures[65].

Élection générale québécoise de 2012[modifier | modifier le code]

Le 4 septembre 2012, les deux portes-paroles sont élus: Amir Khadir dans Mercier et Françoise David dans Gouin. Khadir recueille 46,73 % des voix (14 164), devant le péquiste Jean Poirier (23,55 %). David, quant à elle, récolte 46,15 % des voix (15 509) devant le péquiste Nicolas Girard (32,55 %). Le parti a accumulé 6,03 % des voix (263 224), ce qui fait plus que doubler sa performance de 2008 en nombre de votes (122 618)[66]. Toutefois, Amir Khadir annonce quelques semaines plus tard sa démission à titre de porte-parole[67].

Percées importantes[modifier | modifier le code]

Sans l'emporter, des percées importantes ont pu être observées par rapport aux élections générales de 2008. Dans deux circonscriptions, les candidats solidaires parviennent à doubler le nombre de voix et à se propulser en deuxième place pour la première fois dans l'histoire du parti. Il s'agit de Sainte-Marie–Saint-JacquesManon Massé obtient 25,43% (7 253 voix) derrière le péquiste Daniel Breton (35,76%), puis d'Hochelaga-Maisonneuve, où Alexandre Leduc recueille 23,69% (6 701 voix) derrière la candidate péquiste Carole Poirier (45,10 %).

Sans atteindre la deuxième place, deux autres circonscriptions parviennent aussi à atteindre plus du double des voix de la dernière élection : Laurier-DorionAndrés Fontecilla recueille 24,33 % d'appuis (7 844 voix) comparativement à 13,01 % (2 963 voix) en 2008 et Outremont où Edith Laperle réussit à atteindre 18,02% (4 751 voix), alors que Québec solidaire n'avait obtenu que 11,43 % (2 228 voix) en 2008.

40e législature du Québec[modifier | modifier le code]

Article détaillé : 40e législature du Québec.

Élection générale québécoise de 2014[modifier | modifier le code]

Controverses[modifier | modifier le code]

Difficultés lors de la fusion UFP-OC[modifier | modifier le code]

Selon le quotidien La Tribune de Sherbrooke, le Directeur général des élections du Québec ne reconnaîtrait pas la fusion entre l'Union des forces progressistes et l'Option citoyenne puisque cette dernière est un mouvement politique et non un parti politique enregistré. Selon le directeur général, la fusion des actifs de ces deux entités revient à un don financier d'une personne morale (Option citoyenne) à un parti politique (Union des forces progressistes), ce qui est illégal au Québec.

Le DGEQ considère que, légalement, Québec solidaire est le nouveau nom de l'Union des forces progressistes, tout comme Union des forces progressistes était le nouveau nom du Parti de la démocratie socialiste, lui-même le nom modifié du Nouveau Parti démocratique du Québec. De manière formelle, Québec solidaire est la continuation, sous une nouvelle identité, du NDP-Québec. Pour se fusionner officiellement à l'Union des forces progressistes/Québec solidaire, Option citoyenne aurait dû s'enregistrer comme parti politique[68]. Le DGEQ a rencontré la direction de l'Union des forces progressistes et d'Option citoyenne à quelques reprises au cours de l'année 2005 afin d'élaborer les scénarios possibles pour assurer la fusion des deux entités.

Le 13 février 2006, le DGEQ a autorisé le changement de nom du parti de l'Union des forces progressistes qui est devenu Québec solidaire[69].

Guerre au Liban[modifier | modifier le code]

Fin juillet 2006 une controverse a éclaté quand un journal local a cité Ginette Lewis, candidate de Québec solidaire. Selon ce journal, dans une déclaration publique, madame Lewis disait son admiration pour l'organisation Hezbollah disant lui donner un « appui inconditionnel », vantant sa « résistance féroce » et disant que l'organisation musulmane était «un signe d'espoir[70]».

Françoise David, le porte-parole officiel du parti, a dissocié le parti des déclarations de Lewis le jour suivant, soulignant que le QS est un parti pacifiste. Cependant, Ginette Lewis n'a pas renié ses déclarations, et n'a pas non plus condamné l'organisation islamiste, prétendant qu'elle avait été citée de façon inexacte : « je n'ai jamais soutenu le Hezbollah. J'ai dit que j'étais sur le côté de solidarité, la justice et la paix […][71] ».

Lors d’une session plénière de QS, la présidente du parti Alexa Conradi est venue sur le podium pour offrir des excuses publiques à Ginette Lewis au nom de l’exécutif du parti. « Des choses inacceptables » ont été dites par certains chefs du parti a-t-elle dit. Spontanément, les délégués ont fait une ovation debout à Lewis[72].

De gauche ou d'extrême gauche?[modifier | modifier le code]

Certains commentateurs assimilent Québec solidaire à l'extrême gauche[73],[74],[75]. Ces critiques mentionnent souvent la présence de communistes au sein du parti et l'existence de propositions jugées radicales ou extrémistes[76]. (Voir la section Structure.) Québec solidaire reproche à ces critiques de «se fier à des préjugés»[22],[77] et de présenter « une vision déformée [de son programme] en se basant sur des propositions qui n’ont jamais été adoptées par le parti[11] ». Lors du VIe Congrès tenu en mars 2011, les délégués ont rejeté des propositions plus radicales appelant à la décroissance et à l'interdiction de l'économie privée[78].

Affaire David contre Bouchard[modifier | modifier le code]

Au cours du mois de janvier 2009, l'animateur de station de radio CJMF 93,3 FM de Québec, Sylvain Bouchard, a critiqué la mention de Françoise David dans un manuel du cours d'Éthique et culture religieuse destiné à éduquer des étudiants de l'enseignement secondaire québécois. Sylvain Bouchard a parlé de « propagande politique communiste » et de « brainwashage socialiste de vos profs syndiqués en faveur d'un parti », appelant les enfants, dans le cadre d'un concours, à arracher la page et à l'envoyer à sa radio. Il a affirmé que Françoise David est une « soviétique ». Il souligne le fait qu'on n'aurait pas accepté qu'un manuel scolaire offre une telle chance à un autre politicien, par exemple Mario Dumont, qui est selon lui un défenseur de la « famille moyenne québécoise ».

Françoise David a critiqué l'attitude de Sylvain Bouchard. Elle a envoyé une lettre à la radio CJMF 93,3 FM pour qu'on mette un terme au concours, sans quoi elle pourrait recourir à « d'autres mesures », sans les préciser[79]. Le passage du manuel sur Françoise David fait partie d’un chapitre intitulé « Le féminisme : un autre regard sur la justice » et la décrit comme l’une des féministes contemporaines les plus connues au Québec. On y souligne, notamment, ses années passées à la présidence de la Fédération des femmes du Québec, et aussi le rôle qu'elle a joué dans la marche Du pain et des roses et la Marche mondiale des Femmes contre la pauvreté et la violence. Plusieurs groupes de femmes ont appuyé la démarche de Mme David[80].

Le 20 octobre 2009, le Conseil canadien des normes de la radiotélévision a statué que Sylvain Bouchard n'a enfreint aucune règle avec le type de discours qu'il a tenu envers Françoise David[81].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Officiellement, le chef du parti, au sens de la Loi électorale, est Pierre-Paul Saint-Onge. Andrés Fontecilla et Françoise David sont en fait respectivement le porte-parole masculin et la porte-parole féminine de Québec solidaire.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. QUÉBEC SOLIDAIRE. « Déclaration de principes (Fondation) ».
  3. a et b Lavallée 2011, p. 202.
  4. Lavallée 2011, p. 203.
  5. a et b Lavallée 2011, p. 204.
  6. Lavallée 2011, p. 205.
  7. Lavallée 2011, p. 206.
  8. DGEQ, Rapport des résultats officiels du scrutin : élections générales du 14 avril 2003 :
    nouvelle élection du 20 mai 2003 dans la circonscription de Champlain
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    Directeur général des élections du Québec,‎ 2003, 918 p. (ISBN 2-550-40965-5)
  9. a et b Lavallée 2011, p. 207.
  10. « Compte-rendu des décisions du 5e congrès de Québec solidaire » sur quebecsoldaire.net.
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  12. a et b Robert Dutrisac, « Khadir prête serment d'allégeance aux « mal pris » », Le Devoir,‎ 18 décembre 2008 (lire en ligne).
  13. Un pays démocratique et pluriel - Décisions prises par le 5e congrès de Québec solidaire, Québec Solidaire,‎ 20-22 novembre 2009, 16 p. (lire en ligne), p. 4
  14. « Pour un pays de projets : La démarche»
  15. Paul Journet, « Il ne reste que 2521 membres à l'ADQ », Le Presse,‎ 14 décembre 2011 (lire en ligne).
  16. Québec solidaire, Résultats des élections partielles: Un avertissement sérieux pour le gouvernement Charest; encourageant pour Québec solidaire, juin 2012
  17. Bilan de campagne: Québec solidaire se démarque par le ton de sa campagne et ses propositions audacieuses
  18. http://www.quebecsolidaire.net/equipe/pierre-paul-st-onge/
  19. http://www.radio-canada.ca/regions/Quebec/2012/12/02/001-succeusseur-khadir-andre-frappier.shtml
  20. http://www.ledevoir.com/politique/quebec/377445/quebec-solitaire-andres-fontecilla-est-elu-president
  21. [PDF] Québec solidaire, Statuts provisoires, Magog, Québec solidaire,‎ 31 septembre 2006 (lire en ligne), p. 12.
  22. a et b « Mythe 1 : Parti de communistes » sur quebecsoldaire.net.
  23. « Parti communiste du Québec », sur www.pcq.qc.ca, Part communiste du Québec,‎ 29 octobre 2008 (consulté le 29 octobre 2008)
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  32. « La TMI s’affilie à Québec solidaire », La Riposte,‎ septembre 2009 (lire en ligne).
  33. « Notre Programme », La Riposte,‎ juin 2009 (lire en ligne).
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  46. Élections générales du 26 mars 2007 : Notre-Dame-de-Grâce
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  71. [3]. La Presse.
  72. [4] http://www.globalresearch.ca
  73. « Vive Staline! ».
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  76. « La vraie nature de Québec solidaire ».
  77. « Réaction au texte Avec une brique et un Facal ».
  78. Antoine Robitaille, « Québec solidaire veut marginaliser sa «gauche radicale» », Le Devoir,‎ 28 mars 2011 (consulté le 28 mars 2011)
  79. Alexandre Shields, « Un manuel du cours Éthique et culture religieuse fait les délices d'une radio-poubelle - Cette fois, la sorcière, c'est Françoise David... », Le Devoir,‎ 30 janvier 2009 (lire en ligne).
  80. « Le mouvement des femmes québécois réclame une rétractation en ondes et le retrait immédiat du concours odieux lancé auprès des jeunes », Blogue de L'R des centres de femmes du Québec,‎ 30 janvier 2009 (lire en ligne)
  81. Patricia Cloutier, « Sylvain Bouchard blanchi », Le Soleil,‎ 20 octobre 2009 (lire en ligne).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Josianne Lavallée, « Du Parti de la démocratie socialiste à Québec solidaire : 1995-2010 », Bulletin d'histoire politique, vol. 19, no 2,‎ 2011, p. 202 à 214 (ISSN 1201-0421). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]