Charles Picqué

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Charles Picqué
Charles Picqué.jpg
Fonctions
6e Ministre-président du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale
Actuellement en fonction
Depuis le 19 juillet 2004
Monarque Albert II
Gouvernement Gouvernement Picqué III
Gouvernement Picqué IV
Prédécesseur Jacques Simonet
1e Ministre-président du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale
12 juillet 198915 juillet 1999
Monarque Baudouin
Albert II
Gouvernement Gouvernement Picqué I
Gouvernement Picqué II
Successeur Jacques Simonet
Biographie
Date de naissance 1er novembre 1948 (1948-11-01) (63 ans)
Lieu de naissance Etterbeek
Drapeau de Belgique Belgique
Nationalité Belge
Parti politique Parti socialiste
Diplômé de Université catholique de Louvain

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Ministres-présidents du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale

Charles M.J.V. Picqué est un homme politique belge, socialiste (PS), né le 1er novembre 1948 à Etterbeek. Licencié en sciences économiques appliquées (Institut d'administration et de gestion de l'UCL, 1973), Ministre d'État, bourgmestre de la Commune de Saint-Gilles (Bruxelles) depuis 1985, il a cumulé cette fonction avec de nombreuses autres responsabilités politiques. Il a ainsi été à trois reprises (1989-1995, 1995-1999, 2004-2009) Ministre-président de la Région bruxelloise.

Sommaire

[modifier] Carrière

Lancé dans une carrière politique lors des élections communales de 1982, il deviendra à cette occasion échevin de l'urbanisme de la commune de Saint-Gilles. En 1985, il remplace en cours de législature le bourgmestre démissionnaire Corneille Barca. Il occupe toujours cette fonction à l'heure actuelle.

Passionné par les problématiques urbaines, et bruxelloises en particulier, il s'est toujours affiché comme un défenseur de Bruxelles en tant que région au sein de l'État fédéral belge.

Ministre-président du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale lors de sa création en 1989, il le restera jusqu'en 1999. Il l'est redevenu en juillet 2004 et occupe toujours ce poste à l'heure actuelle, qu'il a toujours cumulé avec d'autres responsabilités (tel le mayorat de Saint-Gilles).

En 1999, il est commissaire du gouvernement fédéral chargé de la Politique des grandes villes, compétence qu'il reprend parmi ses attributions en tant que ministre de l'Économie et de la Recherche scientifique du même Gouvernement fédéral, de 2000 à 2003. Dans ce cadre, il mettra en place les programmes de soutien aux grandes villes belges qui connaissent des problématiques spécifiques.

Son action à la tête de la région de Bruxelles-Capitale aura été marquée par les fortes impulsions données à la revitalisation urbaine et à la politique de cohésion sociale (tout particulièrement au sein des communes et quartiers en difficulté du centre-ville et de la première périphérie en Région bruxelloise), mais aussi par le dossier du réaménagement du quartier de la gare de Bruxelles-Midi, sur le territoire de la commune de Saint-Gilles.

Depuis 2007, il a initié le plan de développement international pour Bruxelles (ou PDI), qui au cours de la décennie à venir est censé permettre l'aménagement et l'équipement de dix grands sites urbains, dans le but de conforter le rôle de Bruxelles comme capitale de l'Europe et grande ville européenne à dimension internationale. Cette politique est dénoncée par quelques comités de quartier comme étant le vecteur d'une mutation sociologique de la ville, menée à l'encontre des populations les plus fragilisées[1]. Ces associations remettent aussi en question le caractère démocratique du PDI. Mathieu Van Criekingen et Jean-Michel Decroly, chercheurs de l'Université libre de Bruxelles, qualifient cette politique urbaine de Charles Picqué de « néolibérale »[2]. Les partis d'opposition dénoncent dans le PDI un plan fourre-tout et sans valeur légale.[réf. nécessaire]

Candidat au poste de ministre-président bruxellois pour la quatrième fois en 2009, Charles Picqué fait campagne sur le thème des réformes institutionnelles en cours de négociations au sein de l'État belge. Il se présente comme meilleur défenseur du statut de Bruxelles en tant que Région à part entière, et tout particulièrement en soulignant l'importance fondamentale du rôle économique de Bruxelles pour la Belgique et pour les deux autres régions du pays, ainsi que son rôle de lien et de cohésion - comme seule Région officiellement bilingue - entre les deux grandes communautés francophones et néerlandophones de la Belgique. Suite à l'accord de majorité entre le PS, le CDH et Ecolo, dite l'olivier, il a été reconduit à la tête de l'exécutif régional jusqu'en 2014. En mai 2011, il a annoncé qu'il ne terminera sans doute pas son mandat[3].

Il est grand officier de l'Ordre de Léopold.

[modifier] Opinions

Charles Picqué se revendique de la social-démocratie[4]. Philippe Moureaux lui reconnaît « un côté populiste », mais aussi « une empathie exceptionnelle ». Guy Vanhengel estime quant à lui qu'il est « un libéral qui s'ignore »[5].

[modifier] Liste chronologique de ses fonctions

  • 1983-1985 : Échevin de l'urbanisme, à Saint-Gilles
  • 1985- : Bourgmestre de Saint-Gilles
  • 1985-1987 : Conseiller provincial du Brabant
  • 1988-1990 : Député fédéral
  • 1988-1989 : Ministre de la Communauté française chargé des Affaires sociales et de la Santé
  • 1989-1995 : Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale, chargé de l'Aménagement du territoire, des Pouvoirs locaux, de l'Emploi, et de la Rénovation urbaine
  • 1995-1999 : Ministre-Président du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargé des Pouvoirs locaux, de l'Emploi, des Monuments et sites (Gouvernement Picqué II)
  • 1995-1999 : Ministre de la Communauté française chargé de la Culture
  • 1999-2000 : Député fédéral
  • 1999-2000 : Commissaire du gouvernement fédéral, chargé de la Politique des grandes villes
  • 2000-2003 : Ministre fédéral de l'Économie et de la Recherche scientifique, chargé de la Politique des grandes villes
  • mai 2003- : Député fédéral
  • janvier 2004: Ministre d'État
  • 2004-2009 : Ministre-Président du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargé des Pouvoirs locaux, de l'Aménagement du territoire, des Monuments et sites, de la Rénovation urbaine, du Logement, de la Propreté publique, et du Commerce extérieur

[modifier] Bibliographie

  • Pascal Sac, Charles Picqué, d'altermondialisme à Zwanze : l'abécédaire de Monsieur Bruxelles, Luc Pire, Bruxelles, 2004, 114 p.
  • Charles Picqué, Rapport d'évaluation de la Politique fédérale des grandes villes 2000-2002, Service public de programmation Intégration sociale, Politique des grandes villes, Bruxelles, 2002, 171 p.
  • Charles Picqué, Participation citoyenne et politique urbaine – Rapport final, Conférence européenne, Bruxelles, 8-9 octobre 2001, Ministère des Affaires sociales, de la Santé publique et de l'Environnement, Administration de l'Intégration sociale, Cellule Politique des grandes villes, Bruxelles, 2001, 70 p.
  • Charles Picqué, Bruxelles: entre périls et espoirs, Racine, Bruxelles, 1999, 134 p.
  • Charles Picqué, « Bruxelles, troisième Région... ou première Région ? » dans Charles Picqué (coord.), Réussir Bruxelles, Labor, Bruxelles, 1989 (pp. 17-26)
  • Gwenaël Breës, Bruxelles-Midi, l'urbanisme du sacrifice et des bouts de ficelle, Aden, Bruxelles, 2009.

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes

  1. Voir le site www.bruxellesvilledurable.be, créé par quelques comités de quartier bruxellois.
  2. Mathieu Van Criekingen et Jean-Michel Decroly, « Le Plan de développement international de Bruxelles (PDI). Promesses de développements immobiliers et d'inégalités croissantes ? », dans Brussels Studies, [lire en ligne].
  3. Interview dans Matin Première 26/5/2011
  4. Pascal Sac, Charles Picqué, d'altermondialisme à Zwanze : l'abécédaire de Monsieur Bruxelles, Luc Pire, Bruxelles, 2004.
  5. François Robert, William Bourton et Francis Dubois, « Pourquoi tout le monde aime Charles Picqué ? », dans Le Soir, 24 août 2009, [lire en ligne]
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