Éléonore de Nevers-Mantoue

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Éléonore de Nevers-Mantoue
Éléonore de Nevers-Mantoue.
Éléonore de Nevers-Mantoue.
Titre
Impératrice consort du Saint-Empire,
reine consort de Germanie, de Bohême et de Hongrie et archiduchesse consort d'Autriche
30 avril 16512 avril 1657
(5 ans, 11 mois et 3 jours)
Prédécesseur Marie-Léopoldine d'Autriche
Successeur Marguerite-Thérèse d'Autriche
Biographie
Dynastie Maison de Gonzague
Date de naissance 18 novembre 1630
Lieu de naissance Mantoue (Mantoue)
Date de décès 6 décembre 1686 (à 56 ans)
Lieu de décès Vienne (Autriche)
Sépulture Crypte des Capucins
Père Charles II de Nevers-Mantoue
Mère Marie de Mantoue
Conjoint Ferdinand III du Saint-Empire

Éléonore de Nevers-Mantoue, également appelée Éléonore de Mantoue, Éléonore de Gonzague-Mantoue ou Éléonore de Mayenne, née le 18 novembre 1630 à Mantoue (Mantoue) et décédée le 6 décembre 1686 à Vienne (Autriche) fut impératrice consort du Saint-Empire, reine consort de Germanie, de Bohême et de Hongrie et archiduchesse consort d'Autriche par son mariage avec Ferdinand III du Saint-Empire.

Elle ne doit pas être confondue avec Éléonore de Mantoue, femme de l'Empereur Ferdinand II. En effet, Éléonore de Mantoue était issue de la branche aînée de la maison de Gonzague, tandis qu'Éléonore de Nevers-Mantoue était issue de la branche cadette, appelée couramment Nevers-Mantoue car entrée par mariages successifs en possession du duché de Nevers, mais aussi des duchés de Rethel et de Mayenne.

Le 30 avril 1651, à Wiener Neustadt en Autriche, elle devient la 3e épouse de Ferdinand III, roi de Hongrie et de Bohême, empereur germanique. Ils eurent ensemble trois filles :

en 1670, Michel Wisniowiecki (1640-1673), roi de Pologne
en 1678, Charles V de Lorraine (1643-1690), duc de Lorraine
en 1678, Jean-Guillaume de Neubourg-Wittelsbach (1658-1716), prince-électeur palatin

Elle était la fille aînée de Charles II de Nevers-Mantoue et de Marie de Mantoue. Son ascendance la rattache aux maisons Gonzague, Lorraine, de Clèves, Médicis, de Savoie, d'Espagne et donc aux Habsbourg.

Éléonore était considérée comme une femme très cultivée et pieuse. Elle a elle-même écrit des poèmes, dirigé une académie littéraire et encouragé la vie culturelle de Vienne. Bien qu'elle soit catholique, elle s'est montrée très tolérante à l'égard des écrivains protestants. Elle a fondé plusieurs monastères, dont le cloître des Ursulines à Vienne. Elle était aussi la protectrice de l'ordre de Carmélites fondé en 1662 à Vienne. De même, elle a fondé un ordre religieux appelé Les esclaves de la vertu (Sklavinnen der Tugend).
Vienne lui doit aussi l'agrandissement du Hofburg. Lorsqu'en février 1668, un incendie éclata dans le château et détruisit la majeure partie du bâtiment, on retrouva, un peu plus tard, une croix reliquaire intacte sous les décombres. L'impératrice fonda alors le Sternkreuzorden, l'ordre de la Croix étoilée.

Devenue veuve en 1657, elle continua activement son action culturelle et religieuse.
Éléonore est enterrée dans le cimetière impérial du Kapuzinergruft à Vienne.

Ascendance[modifier | modifier le code]

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