Ordre de la Croix étoilée

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La croix de l'ordre

L’ordre de la Croix étoilée est un ordre féminin autrichien fondé en 1668 par Éléonore de Gonzague.

Historique[modifier | modifier le code]

Cet ordre a également porté les noms de :

  • ordre de la Noble Croix
  • ordre des Dames Chevalières de la Croix du Rédempteur
  • ordre des Dames réunies pour honorer la Croix
  • ordre des Chevalières de la Vraie Croix
  • société des Dames Nobles de la Croix étoilée.

L’origine de cet ordre se trouve dans la volonté de l’impératrice Éléonore de Gonzague, née duchesse de Mantoue, veuve de l’empereur Ferdinand II de perpétuer le souvenir d’un fait remarquable.

Le 2 février 1668, un terrible incendie détruisit une partie des bâtiments du palais impérial à Vienne. Parmi les objets supposés détruits se trouvait une boite de bois ornée de cristal et d'émail, contenant un morceau de la vraie croix. Quelques jours plus tard, à la grande surprise de tous, on retrouva au milieu des décombres ce morceau de la vraie croix, parfaitement conservé, bien que la boîte qui le renfermait fut complètement détruite par le feu.

L'ordre de la Croix étoilée fut institué le 18 septembre 1668 (le 15 septembre 1668 pour certains auteurs[1]). Il est destiné à récompenser les dames nobles qui se distinguaient par leur vertu, leurs bonnes œuvres et leur charité. Cette institution reçut la confirmation du pape Clément IX par une bulle du 27 juillet 1668. Le 9 septembre de la même année, l'empereur Léopold Ier le reconnut par lettres patentes.

barrette de l'ordre

Structure[modifier | modifier le code]

Les nominations appartiennent à la grande maîtresse, qui est toujours une princesse de la maison d'Autriche. Les membres doivent appartenir à la plus haute noblesse, ayant 16 quartiers de noblesse, et quand elles sont mariées, leur mari doit en posséder au moins 8. Elles sont divisés en dames grands-croix et dames chevalières. Leur nombre est illimité.

Les Dames de la Croix étoilée ont pour marque un médaillon qui s'attache sur le sein gauche avec un ruban noir, et qui porte la devise latine Salus et Gloria.

La fête de l'ordre se célèbre les 3 mai et 14 septembre de chaque année.

Liste des Dames de la Croix étoilée[2][modifier | modifier le code]

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1713 :
    • Marie Therese (Comtesse d'Erdodi), née Baronne de Bereni.
  • 1718:
    • Lannoy de la Motterie (Marie Thérèse Isidore comtesse de),épouse de Joseph Lothaire de Königsegg, comte de Königsegg-Rotenfels, chevalier de l'ordre de la Toison d'or.
  • 1722:
    • Gourcy-Affléville (Henriette Gabrielle Comtesse de),épouse d'Ignace Marquis de Gournay puis de Claude Francois Marquis de Toustain de Viray;
  • 1733 :
    • Faing de Hasselt (Lambertine Lamoraldine Thérèse comtesse du), épouse d'Eugène Hyacinthe Ignace de Lannoy, comte de Lannoy et de la Motterie, chevalier de l'ordre de la Toison d'or.
    • Barbe (Comtesse de Csakli), née Comtesse de Bereni.
  • 1734 :
    • Elisabeth (Comtesse de Czizy), née Comtesse de Bereni.
  • 1742 :
    • Marie-Therese (Comtesse de Bereni), née Comtesse de Herberstein.
  • 1743 :
    • Anne-Marie (Comtesse de Csakli), née Comtesse de Bereni.
  • 1747, 3 mai :
    • Hove (Digne van), épouse du comte Ernest de Winterfeldt, puis du comte Maximilien-Joseph de Lalaing.
  • 1750, 14 septembre :
    • Therese (Comtesse de Richecourt), née Marquise de Tissona de Crescentin
  • 1755, 14 septembre :
    • Gourcy-Récicourt (Marie Charlotte Comtesse de), Chanoinesse du chapitre noble d'Epinal.
  • 1785, 14 septembre :
    • Houx de Dombasle ( Charlotte Victoire Constance du),épouse de Charles Henri Innocent comte de Gourcy-Récicourt chevalier de l'odre royal et militaire de Saint Louis et de l'ordre souvrain de Malte.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1826 : Sécus (baronne Élisabeth-Scholastique de), épouse du comte de Grunne.
  • 1829 : Trach (baronne Jeanne), épouse du comte de Saint-Genois.
  • 1831 : Bizemont (comtesse Adrienne de), épouse de Charles Antoine comte de Gourcy-Récicourt Grand Ecuyer du roi Charles X.
  • 1833 : Trautmannsdorff (comtesse Caroline de), épouse du comte de Grunne.
  • 1834 :
    • Yve de Bavay (marquise d'), épouse du marquis d'Assche.
    • Thysebaert (baronne Ludmille de).
  • 1838 : Osy de Zegwaert (Louise-Caroline), épouse du baron de Vrints Treuenfeld.
  • 1881 : Berthe Charlotte de Clinchamp, dame d'honneur de la duchesse d'Aumale, épouse d'Henri d'Orléans.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

  • Zita de Habsbourg-Lorraine, impératrice d'Autriche et reine de Hongrie
  • l'archiduchesse Regina d'Autriche
  • l'archiduchesse Gabriela d'Autriche

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Heili, Anne-Charlotte de Lorraine (1714-1773), abbesse de Remiremont et de Mons : une princesse européenne au siècle des Lumières. Société d'histoire de Remiremont et de sa région. Éditions Gérard Louis, 88200 Remiremont. (ISBN 2.907016.58.X[à vérifier : ISBN invalide]). p. 215.
  2. Voir notamment : « Liste des dames belges admises dans l'Ordre de la Croix étoilée », dans Annuaire de la noblesse de Belgique, Bruxelles, 1850, pp. 274-283.

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Sources[modifier | modifier le code]

  • W. Maigne, Dictionnaire encyclopédique des ordres de chevalerie civils et militaires créés chez les différents peuples depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, Paris, Adolphe Delahays,‎ 1861, 240 p. (lire en ligne)


  • L'Ordre des Dames de la croix de l'etoile, etabli par sa Majeste l'Imperatrice Eleonore douairiere de Ferdinand III [1]
  • « Liste des dames belges admises dans l'Ordre de la Croix étoilée », dans Annuaire de la noblesse de Belgique, Bruxelles, 1850, pp. 274-283.
  • Site infobretagne
  • L'ordre des Dames de la Croix de l'Etoile etabli p. Sa. Majesté, 1761, page 108