Charles Jalabert

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Charles Jalabert, photographie publiée par la Maison Goupil.

Charles Jalabert[1], né à Nîmes le 25 décembre 1818, mort en 1901, est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charles Jalabert est l'élève du peintre Alexandre Colin (1798-1875) à l'école de dessin de Nîmes. Son père, trouvant qu'une carrière commerciale serait plus lucrative, l'envoya à Paris à cette fin. C'est son employeur qui l'encouragea à poursuivre sa vocation. En 1839, il est admis dans l'atelier de Paul Delaroche (1797-1856) et sera contraint de le quitter à la fermeture de celui-ci par suite d'un bizutage tragique. Il gardera une amitié indéfectible à son professeur jusqu'à la mort de celui-ci[2]. Lauréat du deuxième prix de Rome en peinture de 1841, il ne réussit pas à obtenir le premier prix malgré trois tentavive et part à ses frais à Rome en 1843.

De retour en France en 1847, Charles Jalabert expose au Salon un Virgile qui fut acquis par l'État pour le musée du Luxembourg. Il devient rapidement un artiste de renom dans la haute société parisienne, et fréquente notamment le salon d'Apollonie Sabatier. Il expose depuis régulièrement au Salon des sujets religieux et historiques. À partir de 1863, il devient un peintre portraitiste de renom et travaille particulièrement pour la famille d'Orléans.

Jean-Léon Gérôme présenta Jalabert à l'éditeur parisien Adolphe Goupil, qui lui assura une large diffusion de son œuvre et une stabilité financière.

La Ville de Nîmes fit élever un monument à sa mémoire par le sculpteur Pierre-Nicolas Tourgueneff (1853-1912), en 1904.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Oedipe et Antigone, 1842, musée des beaux-arts de Marseille.
En France
Aux États-Unis
  • Baltimore, Walters Art Museum :
    • Nymphes écoutant des morceaux d'Orphée, 1855, huile sur toile
    • Le Martyr chrétien noyé dans le Tibre, après 1853, huile sur toile, par Paul Delaroche, achevé par Charles Jalabert
    • Moïse sauvé des eaux, après 1853, huile sur toile, par Paul Delaroche, achevé par Charles Jalabert
    • Le Réveil ou Femme à l'enfant, 1863, huile sur toile
    • Maria Pasqua, 1863, huile sur bois

Estampes d'après Charles Jalaber[modifier | modifier le code]

Salons[modifier | modifier le code]

  • 1847 : Virgile
  • 1853 : Nymphes écoutant les chants d'Orphée
  • 1863 : Marie des Abbruzes

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 1981 : musée des beaux-arts de Nîmes, « Charles-François Jalabert (1819-1900) »
  • Décembre 2005 : Paris, Galerie Talabardon et Gautier, « Le XIXe siècle »
  • 2012 : Paris, Galerie Alexis Bordes, Galatée

Élèves[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit
  • Émile Reinaud, Charles Jalabert, l'homme, l'artiste, d'après sa correspondance, préface de Jean-Léon Gérôme, Paris, Hachette, 1903.
  • Collectif, Charles-François Jalabert (1819-1900), catalogue d'exposition, Nîmes, musée des beaux-arts, 1981.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Né Charles François Jalabert.
  2. Catalogue de la Galerie Alexis Bordes, novembre 2012, p.15-16.
  3. Base Palissy[réf. nécessaire]
  4. Ministère de la Culture, 2006, inventaire topographique de l'église Saint-Léger de Glisy

Liens externes[modifier | modifier le code]

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