Éléonore de Neubourg

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Éléonore de Neubourg
Éléonore du Palatinat-Neubourg, Impératrice Romaine Germanique.
Éléonore du Palatinat-Neubourg, Impératrice Romaine Germanique.
Titre
Impératrice consort du Saint-Empire,
reine consort de Bohême et archiduchesse consort d'Autriche
14 décembre 16765 mai 1705
(28 ans, 4 mois et 21 jours)
Prédécesseur Claude-Félicité d'Autriche
Successeur Wilhelmine-Amélie de Brunswick-Lunebourg
Reine consort de Germanie et de Hongrie
14 décembre 167624 février 1699
(22 ans, 2 mois et 10 jours)
Prédécesseur Claude-Félicité d'Autriche
Successeur Wilhelmine-Amélie de Brunswick-Lunebourg
Princesse consort de Transylvanie
16925 mai 1705
Prédécesseur Ilona Zrínyi
Successeur Wilhelmine-Amélie de Brunswick-Lunebourg
Biographie
Dynastie Maison de Wittelsbach
Date de naissance 6 janvier 1655
Lieu de naissance Düsseldorf (Berg)
Date de décès 19 janvier 1720 (à 65 ans)
Lieu de décès Vienne (Autriche)
Sépulture Crypte des Capucins
Père Philippe-Guillaume de Wittelsbach-Neubourg
Mère Élisabeth-Amalie de Hesse-Darmstadt
Conjoint Léopold Ier du Saint-Empire

Éléonore Madeleine du Palatinat-Neubourg, en allemand Eleonora Magdalena von Pfalz-Neuburg, née le 6 janvier 1655 à Düsseldorf et décédée le 19 janvier 1720 à Vienne, fut impératrice consort du Saint-Empire (1676-1705), puis impératrice douairière (1705-1720), reine consort de Bohême, de Germanie et de reine consort de Hongrie, archiduchesse consort d'Autriche (1676-1705).

Fille de Philippe Guillaume du Palatinat (1615-1690), comte Palatin de Neubourg, Électeur palatin du Rhin, et d'Élisabeth-Amalie de Hesse-Darmstadt (1635-1709), elle était l'aînée d'une famille de 17 frères et sœurs, dont Marie-Anne de Neubourg, reine d'Espagne, femme de Charles II d'Espagne (dont est inspirée la reine du Ruy Blas de Victor Hugo et de La Folie des grandeurs de Gérard Oury), Marie-Sophie, reine de Portugal épouse de Pierre II de Portugal, et Sophie-Dorothée épouse successive de deux ducs de Parme et mère de la reine d'Espagne Élisabeth Farnèse. Les frères, entre autres François-Louis de Palatinat-Neuburg, occuperont plusieurs sièges épiscopaux dans l'Empire (notamment les sièges électoraux de Trèves, Cologne et Mayence). La réputation d'extrême fécondité des princesses de la maison de Neubourg, que d'ailleurs Éléonore confirmera pour sa part, faisait de ces dernières l'objet d'alliances très recherchées des souverains européens. Elle a été couronnée en 1689 par l'archevêque de Mayence Anselm Franz von Ingelheim.

Un premier échec[modifier | modifier le code]

À la mort de l'infante Marguerite-Thérèse d'Autriche, première épouse de l'empereur Léopold Ier(1673), le choix de la remplaçante reste un moment en balance entre Éléonore et la princesse Claude Félicité d'Autriche-Tyrol.

Le prince Lobkowitz, premier ministre de l'Empereur, partisan d'Éléonore, s'efforce de compromettre la candidature de Claude Félicité, mais en vain, car cette dernière est finalement choisie dans la mesure où elle faisait partie de la Maison de Habsbourg.

La nouvelle impératrice se venge impitoyablement de l'homme qui a failli lui faire perdre une couronne. Accusé entre autres d'un commerce secret avec la France, le prince est conduit prisonnier à Ratnitz en Bohême (1674).

Toutefois, Claude Félicité meurt prématurément en 1676, et cette fois, la candidature d'Éléonore est agréée. Devenue impératrice, elle saura se souvenir du prince Lobkowitz, en faisant élever les enfants du ministre disgracié aux premiers honneurs de la Cour Impériale.

Une épouse et une souveraine exemplaire[modifier | modifier le code]

Très proche de son mari qui lui était fidèle, elle le soignait elle-même pendant ses maladies. Fait exceptionnel, l'empereur et l'impératrice assistèrent personnellement dans ses derniers moments le frère capucin Marc d'Aviano qui avait été un soutien efficace des souverains pendant les moments difficiles du règne.

Elle correspondit, entre autres, avec le futur cardinal Rannuzio Pallavicino de Bologne en Italie par l'intermédiaire de son secrétaire Benenolla dans les années 1670.

Son mari, Léopold Ier, qui passa une bonne partie de son règne à faire la guerre malgré lui, sauva l'Europe de l'invasion des Turcs en battant les Ottomans qui avaient mis le siège devant Vienne, grâce à l'aide de l'armée de secours, dirigée par son beau-frère le duc Charles V de Lorraine et le roi de Pologne Jean III Sobieski, qui écrasa les assiégeants le 12 septembre 1683 à la Bataille du Kahlenberg. Ce fut le point de départ d'une "guerre de libération" qui devait se conclure en 1699 par le Traité de Paix de Karlowitz (en serbe Sremski Karlovci), qui rendait à la couronne de Hongrie-Croatie ses possessions de Slavonie, Syrmie, Bácska et Banat, que Soliman le Magnifique avait conquises au XVIe siècle.

Éléonore épouse l'empereur Léopold Ier

Descendance[modifier | modifier le code]

Devenue en 1676, l'épouse de Léopold Ier, Éléonore de Neubourg lui donne dix enfants :