Agnès de Méranie

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Agnès de Méranie
Enluminure d'Agnès de Méranie
Enluminure d'Agnès de Méranie

Titre Reine des Francs
Prédécesseur Ingeburge de Danemark
Successeur Blanche de Castille
Biographie
Nom de naissance Agnès d'Andechs
Naissance vers 1180
Décès 19 juillet 1201
Poissy, Royaume de France
Père Berthold IV de Méranie
Mère Agnès de Wettin
Conjoint Philippe II de France
Enfants Marie de France
Philippe Hurepel

Agnès ou Marie[1] de Méranie[2], ou Agnès d'Andechs née vers 1180, morte le 19 juillet 1201 à Poissy), est une fille de Berthold IV, duc de Méranie, et d' Agnès de Wettin. Elle est devenue reine de France par son mariage avec Philippe II de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Reine de France[modifier | modifier le code]

Veuf d'Isabelle de Hainaut, le roi Philippe II se remarie le 14 août 1193 avec Ingeburge de Danemark, mais pour des raisons encore inexpliquées, la prend en horreur le lendemain de sa nuit de noces, et fait annuler le mariage le 5 novembre 1193 par une assemblée d'évêques complaisants.

Le 1er juin 1196, Agnès devient la troisième épouse de Philippe Auguste.

Descendance[modifier | modifier le code]

Elle donne naissance à trois enfants :

Controverse sur la validité de l'union[modifier | modifier le code]

Le pape Célestin III déclare l'annulation illégale le 13 mars 1195, mais Philippe II passe outre à la décision pontificale et se remarie le 1er juin 1196 avec Agnès de Méranie.

Mais si le pape Célestin III meurt le 8 janvier 1198 sans avoir pu faire respecter sa décision, son successeur Innocent III entend confirmer la condamnation de l'annulation et la faire respecter. Après des négociations infructueuses, il lance, le 13 janvier 1200, l'interdit sur le royaume de France, entraînant la suspension de toutes les activités du clergé.

Cette situation risquant de créer des émeutes, Philippe II finit par se soumettre, fait mine de faire revenir Ingeburge à la cour. Lors d'une assemblée tenue le 7 septembre 1200 au château de Saint-Léger à Nesle, il annonce que l'interdit est levé[3]. Mais il l'enferme à Dourdan et reste auprès d'Agnès de Méranie. En mars 1201, le concile de Soissons se conclut par l'échec de Philippe Auguste à faire casser son mariage avec Ingeburge.

Décès[modifier | modifier le code]

En juillet 1201, Agnès de Méranie meurt en donnant naissance à un troisième enfant qui meurt peu après sa naissance[4]. Philippe Auguste parvient à faire reconnaître du pape la légitimité des enfants nés d'Agnès - c'est Pierre de Corbeil, archevêque de Sens, qui contre-signe l'acte[5].

Elle est inhumée en l'abbaye royale de Saint-Corentin à Septeuil à une quinzaine de kilomètres au Sud de Mantes. Son décès causa au roi qui l'aimait une douleur immense[réf. incomplète][6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rigord et Guillaume le Breton lui donnent le nom de Marie de Méranie; Albéric de Trois-Fontaines et la plupart des chroniques l'appellent Agnès. Cf. CAPEFIGUE (J.B. H.) Histoire de Philippe Auguste, (1829), t. 2, p. 131.
  2. Sa généalogie sur le site Medieval Lands
  3. Jean Nicolas Jager, Histoire de l'Église catholique en France…, 1864, p. 392
  4. Jules Viard, Les grandes chroniques de France, Société de l'histoire de France, 1930, p. 259
  5. Histoire literaire de la France: XIIIe siècle, Volume 17. Antoine Rivet de la Grange, François Clément, Charles Clémencet (dom), Pierre Claude François Daunou, Joseph Victor Le Clerc, Barthélemy Hauréau, Paul Meyer. 1832.
  6. Bimestriels "Dossier Actualité de l'Histoire" et Spécial Actualité de l'Histoire".

Voir aussi[modifier | modifier le code]