Hélène de Mecklembourg-Schwerin

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La duchesse d'Orléans tenant son fils, Philippe, comte de Paris. Portrait par Franz Xaver Winterhalter, 1839. Château de Versailles.

Hélène de Mecklembourg-Schwerin, princesse de Mecklembourg-Schwerin puis, par son mariage, duchesse d'Orléans et princesse royale, est née le 24 janvier 1814 et est morte le 17 mai 1858. C'est une personnalité de la Monarchie de Juillet.

Sommaire

[modifier] Famille

Hélène est la fille du prince héréditaire Frédéric de Mecklembourg-Schwerin (1778-1819) et de sa deuxième épouse la princesse Caroline de Saxe-Weimar-Eisenach († 1816). Par son père, elle est la petite-fille du grand-duc Frédéric-François Ier de Mecklembourg-Schwerin (1756-1837) et de son épouse la princesse Louise de Saxe-Gotha.

Le 30 mai 1837, la princesse épouse, au château de Fontainebleau, Ferdinand-Philippe d'Orléans (1810-1842), prince royal et duc d'Orléans. Ce dernier est le fils aîné du roi des Français Louis-Philippe Ier (1773-1850) et de la reine Marie-Amélie de Bourbon (1782-1866), princesse des Deux-Siciles.

De cette union naissent deux enfants :

[modifier] Biographie

Après que de nombreux partis ont été envisagés par la famille royale de France, la princesse Hélène de Mecklembourg-Schwerin est choisie pour épouser Ferdinand-Philippe d'Orléans, duc d'Orléans et prince royal, fils aîné de Louis-Philippe Ier, roi des Français.

Pour le duc d'Orléans, c'est une alliance convenable, mais sans éclat[1], même si la princesse est la nièce du roi de Prusse, Frédéric-Guillaume III[2].

Mais pour l'ambitieuse Hélène, qui n'est pas particulièrement belle[3] et passe pour libérale, il s'agit là d'un mariage brillant puisque le fougueux Ferdinand-Philippe est appelé à succéder un jour à son père qui est déjà sexagénaire[4]. C'est la raison pour laquelle, tout en conservant la religion protestante, la princesse accepte la demande en mariage, que réprouve pourtant sa famille[5].

Le duc et la duchesse d'Orléans forment un mariage heureux et seule la reine Marie-Amélie se préoccupe quelque peu du protestantisme et du libéralisme de la princesse Hélène.

Plus prosaïquement, la princesse aurait popularisé en France la coutume germanique du sapin de Noël.

En février 1848, lorsqu'éclate la révolution, le roi Louis-Philippe est poussé à l'abdication par sa famille et quitte le territoire national sans résister aux insurgés. Cependant, contrairement au roi, la duchesse d'Orléans n'est pas prête à renoncer aux droits de sa progéniture. Elle part donc à l’Assemblée avec ses deux enfants, le comte de Paris et le duc de Chartres, et son beau-frère, le duc de Nemours, pour faire proclamer l’aîné roi des Français. Conscient de son impopularité, Louis d'Orléans, duc de Nemours, est alors prêt à renoncer au profit de sa belle-sœur au titre de régent que la loi de 1842 lui octroie. Mais la tentative de la duchesse d'Orléans est un échec et l'assemblée proclame la république.

Hélène de Mecklembourg-Schwerin gagne alors l'Allemagne avec ses enfants et commence une longue période d'errance.

Pendant la IIe République et les débuts du Second Empire, la duchesse d'Orléans maintient ses positions politiques et continue à réclamer les droits du jeune comte de Paris. Elle empêche ainsi pendant longtemps les princes d'Orléans de se rapprocher du prétendant légitimiste au trône de France, Henri de Bourbon, comte de Chambord et de réunir ainsi définitivement les monarchistes français.

La princesse meurt en 1858 d'une mauvaise grippe qu'elle contracte en soignant son fils cadet, le duc de Chartres, pendant un voyage en Angleterre.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Sources

  • Hélène d'Orléans, duchesse d'Orléans, Lettres originales de Madame la duchesse d'Orléans : Hélène de Mecklenbourg-Schwerin et souvenirs biographiques recueillis par G.H. De Schubert, Paris, Genève, Éditions H. Goerg et Paris, Éditions Magnin, 1859
  • Georges Poisson, Les Orléans, une famille en quête d'un trône, Perrin, Paris, 1999. (ISBN 226201583X)

[modifier] Articles connexes

[modifier] Notes et références

  1. « Petite mais bonne maison », tranche Metternich (cité par Guy Antonetti, Louis-Philippe, Paris, Fayard, 2002, p. 782)
  2. dont la mère était née Louise de Mecklembourg-Strelitz. Cette parenté n'a pas manqué de susciter des difficultés à Berlin, que l'ambassadeur de France, le comte Bresson, est parvenu à résoudre.
  3. On lui prête une grande bouche et un menton fuyant
  4. Malheureusement le duc d'Orléans meurt dans un accident en 1842 et ne devient jamais roi
  5. Les Mecklembourg-Schwerin boudent finalement le mariage et Hélène n'est accompagnée durant ses noces que de sa belle-mère, la princesse Augusta de Hesse-Hombourg
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