Marc-Michel

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Portrait de Marc-Michel par Lhéritier

Marc-Antoine-Amédée Michel, dit Marc-Michel, est un dramaturge, poète et journaliste français, né à Marseille le et mort à Paris le .

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1821, Marc-Michel débute ses études à Aix-en-Provence au collège Saint-Louis, tenu par les jésuites et dirigé alors par le père Jean Nicolas Loriquet[1], pour les poursuivre au collège de Marseille. Il publie ses premiers essais littéraires, Le Sémaphore, un recueil de poésies mélancoliques, sous le pseudonyme de Scribomane Job[2].

En 1834, il part pour Paris. Il commence par y publier des poésies dans la Revue de France, puis dans la Revue des théâtres, où il fait la connaissance d'Eugène Labiche et d'Auguste Lefranc. Il change dès lors de genre : il se met à écrire pour le théâtre, tout en donnant dans le Journal général des tribunaux des comptes-rendus spirituels et amusants d'audiences correctionnelles.

En 1838, Labiche, Lefranc et Marc-Michel fondent la « société dramatique Paul Dandré », pseudonyme littéraire collectif destiné à la production de vaudevilles et de drames. Un contrat en bonne et due forme lie les trois débutants qui s'engagent à réserver toute leur production à la jeune entreprise. Ils reçoivent le soutien du dramaturge à succès Eugène Scribe, cousin d'Auguste Lefranc, mais l'expérience ne dure que deux années et chaque membre reprend sa liberté, tout en conservant des relations amicales et professionnelles.

À l'exception de deux drames et d'un roman, Le Mari de Mme Gaillardot paru en 1840, toute l'œuvre de Marc-Michel consiste en comédies-vaudevilles et en pochades qui se caractérisent par l'excentricité bouffonne du langage et des situations. Il est ainsi l'auteur d'une centaine de pièces, soit seul, soit en collaboration avec Labiche (pour la moitié d'entre elles), Jacques Ancelot, Auguste Anicet-Bourgeois, Édouard Brisebarre, Henri Chivot, Adolphe Choler, Alfred Delacour, Louis Dugard, Dumanoir, Émile Fontaine, Emmanuel Gonzalès, Eugène Grangé, Ernest Jaime, Laurencin, Auguste Lefranc, Lockroy fils, Jules Lorin, Albert Maurin, Alexandre Peupin, Paul Siraudin et Charles Varin.

Plusieurs de ces œuvres remportent de grands succès, en particulier celles écrites avec Labiche, la plus célèbre étant Un chapeau de paille d'Italie, considéré comme un chef-d'œuvre du genre. Leur collaboration cesse en 1862 après La Station Chambaudet[3]. Les deux hommes conserveront néanmoins des relations d'amitié jusqu'à la mort de Marc-Michel le 12 mars 1868 à Paris.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mathieu Richard Auguste Henrion, Vie du révérend père Loriquet de la Compagnie de Jésus : écrite d'après sa correspondance et ses ouvrages inédits, Poussielgue-Rusand, 1845, p. 207
  2. Edmond Antoine Poinsot, Dictionnaire des pseudonymes, E. Dentu, 1849, p. 72 (lire en ligne)
  3. Il semble y avoir deux raisons à cela : d'une part, Labiche désirait depuis de nombreuses années élever le niveau de ses œuvres, et Marc-Michel ne lui paraissait pas être le collaborateur adéquat pour cela ; d'autre part, le caractère de plus en plus difficile de Marc-Michel rendait pénibles leurs séances de travail.[réf. nécessaire]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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