Sganarelle ou le Cocu imaginaire
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| Sganarelle ou le Cocu imaginaire |
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| Auteur | Molière |
|---|---|
| Genre | comédie |
| Pays d'origine | |
| Date de la 1re représentation | 28 mai 1660 |
| Metteur en scène | Molière |
| Lieu de la 1re représentation | Théâtre du Petit-Bourbon |
Sganarelle ou le Cocu imaginaire est une comédie en un acte et en vers de Molière, créée sur le Théâtre du Petit-Bourbon le 28 mai 1660 par la troupe de Monsieur, frère unique du Roi. Elle comporte 9 personnages soit Sganarelle, sa femme, Lélie, Célie, Gorgibus, La suivante, Gros-René, Le parent et Villebrequin.
Distribution [modifier]
| Acteurs et actrices ayant créé les rôles | |
| Personnage | Acteur ou actrice |
|---|---|
| Gorgibus, bourgeois de Paris | L'Espy |
| Célie, sa fille | Mlle Du Parc |
| Lélie, amant de Célie | La Grange |
| Gros-René, valet de Gorgibus | Du Parc |
| Sganarelle, bourgeois de Paris et cocu imaginaire | Molière |
| Sa femme | Mlle de Brie |
| Villebrequin, père de Valère | De Brie |
| La suivante de Célie | Madeleine Béjart |
| Un parent de Sganarelle. | |
Répliques célèbres [modifier]
« Oui, son mari, vous-dis-je, et mari très marri. » (Sganarelle, scène IX, vers 292)
« A-t-on mieux cru jamais être cocu que moi.
Vous voyez qu’en ce fait la plus forte apparence
Peut jeter dans l’esprit une fausse créance :
De cet exemple-ci, ressouvenez-vous bien,
Et quand vous verriez tout, ne croyez jamais rien. » (Sganarelle, scène dernière)
Canicule [modifier]
Le mot canicule est emprunté au latin canicula, diminutif de canis "chien" à la fin du XVe siècle. Après s'être spécialisé en astronomie en 1539, pour la constellation de la Canicule, il signifiait également son étoile principale Sirius, la plus brillante étoile du ciel. Enfin, Molière a écrit dans cette pièce, "époque à laquelle le soleil et Sirius se lèvent en même temps (du 22 juillet au 23 août) " (I,2). C'est la raison pour laquelle ce mot s'est répandu au sens de "très forte chaleur", son origine étant oubliée[1].
- Dictionnaire historique de la langue française, p.605, Le Robert, Paris 1992