Lewis Trondheim

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Lewis Trondheim

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Lewis Trondheim lors du festival Delcourt en 2007

Nom de naissance Laurent Chabosy
Naissance 11 décembre 1964 (50 ans)
Fontainebleau (France)
Nationalité français
Profession
Famille
Signature de Lewis Trondheim

Laurent Chabosy, dit Lewis Trondheim, né le 11 décembre 1964, à Fontainebleau, est un dessinateur, scénariste et éditeur français de bande dessinée.

Il est un des membres fondateurs de L'Association, de l'OuBaPo, de la collection Shampooing de Delcourt, du « Syndicat des Auteurs de Bande Dessinée » (SNAC-BD) et de la revue Papier.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et débuts[modifier | modifier le code]

Né à Fontainebleau de parents libraires, après un CAP de dessin industriel et un reclassement en terminale A4[1] et une année d'armée en Allemagne[2], il entre dans une école de graphisme publicitaire[1]. Il rencontre Jean-Christophe Menu dans un colloque de Cerisy en 1987, ce qui lui permet de comprendre qu'il est possible de faire de la bande dessinée sans connaître le dessin académique[1].

Harry Morgan, auteur du fanzine The Adamantine, décide Trondheim à lancer son propre fanzine, Approximate Continuum Comics Institute H3319 (ACCI H3319). Les Cahiers de la bande dessinée y voient dès novembre 1988 « la naissance d'un nouvel humoriste[3] ». Il produit « douze numéros et demi ». Certaines des histoires comportaient des visages humains, ce qu'il abandonne définitivement par la suite[4]. Le premier livre de Trondheim, Psychanalyse, est un recueil d'histoires courtes publiées dans ACCI H3319[4].

L'Association[modifier | modifier le code]

En 1990, il fonde L'Association, en collaboration avec Jean-Christophe Menu, David B., Stanislas, Mattt Konture, Patrice Killoffer et Mokeït. Dans le cadre des expérimentations de cette nouvelle maison d'édition, Trondheim se lance dans un exercice de style bien déterminé : créer une bande dessinée de 500 pages exactement, sans crayonné, sans scénario écrit au préalable et en respectant un format "gaufrier" de trois cases sur quatre. Contrainte supplémentaire : avant d'entamer cet exercice, il ne sait pas dessiner (c'est du moins ce qu'il prétend). C'est ainsi que naît Lapinot et les carottes de Patagonie, que certains qualifieront d'« ouvrage clé de l’œuvre de Trondheim », d'« album monumental, surprenant, inédit, indémodable et fondateur de ce que l’on nommera un peu pompeusement la “nouvelle bande dessinée” »[5].

En 1992, il s'installe à l'Atelier Nawak avec Jean-Christophe Menu, Jean-Pierre Duffour, Emile Bravo, Christophe Blain, David B., suivi de Joann Sfar, et Fabrice Tarrin.

Oubapo et projets[modifier | modifier le code]

Début 1993, il participe à la création de l'OuBaPo (Ouvroir de Bande-dessinée Potentielle), dont il fera partie pendant plusieurs années[6]. Trondheim en est un des précurseurs, avec la bande dessinée Moins d'un quart de seconde pour vivre, créée avec Jean-Christophe Menu au dessin en 1991, donc avant le lancement officiel de l'OuBaPo[7],[8].

En 2000, il réalise une série d'animation, Les Aventures d'une mouche, inspirée de sa bande dessinée La Mouche, avec l'aide de Samuel Kaminka et d'un coproducteur canadien. Les 65 épisodes sont notamment diffusés sur la chaîne de télévision française France 3 dans MNK, TO3 et France Truc et sur Télétoon.

En 2004, Lewis Trondheim a annoncé à la surprise générale qu'il comptait cesser d'être un auteur de bandes-dessinées et ne se consacrerait plus qu'à la version animée du Roi Catastrophe[réf. nécessaire]. Il se consacre depuis à cette dernière et à Donjon. Mais la version animée est finalement annulé et il a depuis écrit et dessiné bien d'autres albums.

En 2005, il lance sa collection Shampooing, chez Delcourt. Cette année-là naît une rumeur persistante (malgré plusieurs démentis), dont une vidéo du Frantico sur son blog, qui veut aussi qu'il soit l'auteur énigmatique de la BD blog à succès Frantico. Il crée également son propre blog BD, Les Petits Riens. Fin 2006, il annonce son départ de L'Association en raison de « divergences éditoriales » avec Jean-Christophe Menu[9],[10].

En 2007, il participe à la fondation du « Syndicat des Auteurs de Bande Dessinée » (SNAC-BD)[11].

En 2013, il fonde avec Yannick Lejeune la revue de bande dessinée Papier publiée par Delcourt dans la collection Shampooing[12].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il joue, comme Joann Sfar, du ukulélé. Il accompagne de cet instrument Judith Holofernes, la chanteuse et guitariste allemande du groupe Wir sind Helden qui lui a demandé de faire des illustrations pour ses concerts[13].

Membre du Réseau éducation sans frontières, Trondheim est le parrain d'un jeune marocain, Abderrahmane. Début 2011, il participe à une campagne afin de s'opposer à son expulsion[14].

Il est marié à la coloriste Brigitte Findakly.

Personnalité[modifier | modifier le code]

Lewis Trondheim se distingue aussi par le fait qu'il refuse d'accorder des interviews aux journalistes, arguant que tout est dit dans ses œuvres. Il n'aime pas les journalistes et ne s'en cache pas, les appelant même ses « ennemis »[15].

« Les journalistes savent que je ne les aime pas. Surtout Yves-Marie Labé du Monde. Il y en a quelques autres aussi. J’aimerais bien nettoyer l’univers de la bande dessinée des pseudo-journalistes qui n’y connaissent rien. Je crois que le temps des consensus mous est fini, pour la BD et pour le reste. Il faut nommer nos ennemis, aussi puissants soient-ils. Par exemple Le Monde, c’est caca. Ce groupe a racheté Télérama pour en tirer le plus d’argent possible. Usuellement, ça ne se dit jamais, sinon on perd des articles et des ventes hypothétiques. Je me permets donc de chier dans la bouche de qui il me plaira afin d’être enfin un maillon qui permettra d’échapper à cette période sombre du pré-sarkozysme annoncée, du politiquement correct UMPien. C’est la somme des individus de bonne volonté qui fait changer le monde à long terme, pas les mini-Napoléon à vision étroite. Merde ! J’espère que je n’en suis pas un ! »

— Lewis Trondheim, en réponse à la question : « Craignez-vous la surexposition médiatique à venir ? », 20 minutes, le 02/02/2006)

Il a pris l'habitude de répondre aux interviews de manière humoristique. Par exemple, à la question « Pourquoi avoir décidé d'en faire un album ? » à propos de l'album Boule de neige, il répond « Parce qu'il va y avoir une gigantesque éruption solaire qui va péter tous les satellites. Il n'y aura plus Internet et on sera content d'en avoir une trace sur papier. »[16], ou encore à la question « Comment expliquez-vous cette productivité ? », il répond « Si je ne faisais pas de BD, je ne gagnerais pas d’argent et j’aurais faim. Ce serait embêtant et je mourrais. »[17].

Pour ses autographes, il a pris pour habitude d'accompagner sa signature et ses dessins personnalisés de la mention « Approximativement »[réf. nécessaire].

Œuvre[modifier | modifier le code]

L'itération iconique[modifier | modifier le code]

Les premières histoires de Trondheim, publiées dans ACCI H3319, consistent souvent en une suite de cases photocopiées autant de fois que nécessaire, formant ainsi des strips où seuls les dialogues changent d'une case à l'autre. Cette technique, que l'OuBaPo appellera par la suite itération iconique, et le graphisme peu appliqué de Trondheim, semblent démontrer un certain radicalisme, une volonté de désacralisation du dessin. Ceci impose à l'auteur une lisibilité qui fait penser à la ligne claire[4].

L'exercice de Moins d'un quart de seconde pour vivre impose de nouvelles contraintes. Il s'agit toujours d'itération iconique, mais avec des cases en nombre limité (huit), dessinées par un autre (Jean-Christophe Menu). Trondheim doit donc recourir à certains artifices pour garder un maximum de liberté dans le dialogue, notamment en multipliant les personnages hors-champ[4].

Cependant, la narration de Trondheim reste classique. Il ne révolutionne pas les grands principes et les outils du comic strip tels que la mise en page, mais utilise des thèmes et des personnages bizarres, qui suffisent parfois à eux seuls à justifier un gag. C'est dans le décalage que Trondheim trouve sa marque de fabrique[4].

C'est en entamant Lapinot et les carottes de Patagonie que Trondheim va rompre avec l'itération iconique et passer à la bande dessinée anthropomorphique[4].

Lapinot et l'anthropomorphisme[modifier | modifier le code]

En se lançant à lui-même le défi de Lapinot et les carottes de Patagonie - 500 planches de 3 cases sur 4 improvisées au fur et à mesure - Trondheim cherche avant tout à trouver une efficacité, à acquérir une technique qui lui permette de raconter une histoire complexe avec un minimum de moyens. C'est pourquoi il se force à abandonner le crayonné et à dessiner directement à l'encre. Cette technique de dessin direct, caractéristique fondamentale de Trondheim, peut être vue comme une forme de transparence, tandis que le crayonné, invisible sur la planche terminée, « cache » une partie du procédé. Pour se faciliter la tâche, il utilise volontairement un trait gras et, lors des premières planches, dessine chaque case séparément afin de les couper/coller l'une derrière l'autre (reproduisant ainsi la technique qu'il utilisait pour Psychanalyse et Le Dormeur)[18].

Comme on l'a vu pour les Carottes et dans l'esprit de l'OuBaPo, Trondheim travaille systématiquement sous une forme ou l'autre de contrainte. Il se lance, telle une boutade, une contrainte formelle ou technique et il s'y tient. Plus la contrainte est forte, plus son travail serait stimulant, ce qui sera perçu par le lecteur. Une partie de son art dépend directement de cet intérêt du lecteur pour les procédés, les « clés de compréhension » utilisées par Lewis Trondheim dans ces histoires[18].

Selon Trondheim lui-même, les principales influences qui lui ont donné l'envie de se lancer dans la bande dessinée animalière sont Carl Barks et Floyd Gottfredson, auteurs de Walt Disney connus respectivement pour les bandes dessinées de Picsou et de Mickey Mouse[19]. On peut qualifier les BD de Trondheim de zoomorphistes, dans la mesure où ses personnages sont humains, avec des caractéristiques (physiques notamment) animales[19]. Une des particularités de ce zoomorphisme trondheimien, est qu'on y retrouve des « acteurs ». En effet, le Lapinot des Carottes n'est pas celui de Blacktown, qui n'est pas le même que celui de Vacances de printemps. En somme, il s'agit d'un même acteur qui joue des personnages différents[19]. Il en va de même pour le chat (Richard / Mildiou / Richardson), le canard (Félix de sans Lapinot / Herbert de Donjon / Ralph Azham), etc.

« Pourquoi créer de nouveaux personnages alors que certains peuvent servir de matrice et s'en enrichir ? Il faut qu'un album isolément soit intéressant, mais il faut aussi que l'ensemble des albums ait une richesse supplémentaire, et que ce ne soit pas une simple répétition d'actions et de scénarios. »

— Lewis Trondheim, cité par Laurent Gerbier et Didier Ottaviani[20]

Mais l'animalier n'est pas le seul univers exploité par Trondheim, certaines de ses créations mettent en scène des extra-terrestres (A.L.I.E.E.N, Kaput & Zösky) ou des monstres (Psychanalyse, Monstrueux...). Ce qui importe est surtout la notion de masque, qui rend l'identité la plus explicite possible. David Turgeon qualifie cette approche de schématiste : le but n'est pas d'atteindre un réalisme de la représentation, mais de mettre en évidence les rôles des personnages et d'exacerber leurs relations[19].

Travail sous contrainte[modifier | modifier le code]

Une des principales caractéristiques de l’œuvre de Trondheim est la contrainte. Trondheim, en fondateur de l'OuBapo — et donc héritier de l'OuLiPo — est « un rat qui construit lui-même le labyrinthe dont il se propose de sortir »[21]. Chez Trondheim, les contraintes sont peu visibles et donnent même l'impression de permettre à l'auteur une grande liberté[20].

La pseudo-autobiographie en bande dessinée[modifier | modifier le code]

« Plus que jamais, Lewis avance masqué »

— Killoffer, Postface d'« Approximativement »

Récompenses[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Lewis Trondheim est scénariste et dessinateur, sauf indication contraire.

Revues et publications périodiques[modifier | modifier le code]

  • ACCI H3319, fanzine, douze numéros de 1988 à 1990
  • Bludzee, une bande dessinée en ligne quotidienne[23]
  • Papier, revue trimestrielle collectif de bande dessinée créée avec Yannick Lejeune

Albums isolés[modifier | modifier le code]

  • Psychanalyse, Le Lézard, coll. « Lézard Grafik »,‎ 1990
  • Moins d'un quart de seconde pour vivre (scénario), avec Jean-Christophe Menu (dessin), L'Association, 1990. Réédition L'Association, coll. « Éperluette », 1996 avec une préface de Noël Arnaud
  • Un intérieur d'artiste, L'Association, coll. « Patte de Mouche » (première série), 1991
  • Lapinot et les carottes de Patagonie, L'Association et Le Lézard, 1992. Réédition L'Association, coll. « Ciboulette », 1995
  • Comix, dans Le boîte Paxon, L'Association, cadeau-adhérent, 1992
  • Monolinguistes, Le Lézard, coll. « Lézard Grafik », 1992
  • Approximate Continuum Comix, Cornélius, 6 comix, 1993-1994. Recueillis sous le titre Approximativement, Cornélius, coll. « Pierre », 1995
  • Imbroglio, L'Association, coll. « Patte de Mouche », 1992. Redessiné en 1995
  • Slaloms, L'Association, 1993. Redessiné, colorisé et publié par Dargaud en 1997 comme numéro 0 de la série Lapinot
  • Le dormeur, Cornélius, coll. « Delphine », 1993
  • Mildiou, Le Seuil, 1994
  • Gare Centrale (scénario), avec Jean-Pierre Duffour (dessin), L'Association, coll. « Ciboulette », 1994
  • Les aventures de la fin de l'épisode (scénario), avec Frank Le Gall (dessin), L'Association, coll. « Patte de mouche », 1995
  • Nous sommes tous morts (dessin), avec Jean-Luc Coudray (scénario), L'Association, coll. « Patte de Mouche », 1995
  • Diablotus, L'Association, coll. « Patte de Mouche », 1995
  • La Mouche, Le Seuil, 1995
  • Genèses Apocalyptiques, L'Association, cadeau-adhérent, 1995. Réédition L'Association, coll. « Mimolette », 2001
  • Le pays des trois sourires, L'Association, coll. « Éperluette », 1997
  • Non, non, non, L'Association, coll. « Patte de Mouche », 1997
  • Projets, Librairie Sans Titre, 1998
  • Politique étrangère (scénario), avec Jochen Gerner (dessin), L'Association, coll. « Éperluette », 2001
  • Les Ineffables, L'Association, coll. « Mimolette », 2001
  • Farniente (scénario), avec Dominique Hérody (dessin), L'Association, coll. « Mimolette », 2002
  • Mister O, Delcourt, coll. « Humour de rire », 2002. Réédition Delcourt, coll. « Shampooing », 2002
  • Bleu, L'Association, 2003
  • La poule et la pétanque, Cornélius, coll. « Delphine », 2003. Offert pour l'achat de deux volumes de la collection « Delphine », à l'occasion de la réédition du Dormeur
  • A.L.I.E.E.N., Bréal, coll. « Bréal Jeunesse », 2004, rééd. dans la collection Bayou en 2007
  • Mister I, Delcourt, coll. « Shampooing », 2005
  • Désœuvré (sous-titré essai), L'Association, coll. « Éprouvette », 2005
  • Célébritiz (scénario), avec Ville Ranta (dessin), Dargaud, coll. « Poisson Pilote », 2006
  • Bande dessinée, apprendre et comprendre (scénario), avec Sergio Garcia (dessin), Delcourt, 2006
  • La nouvelle pornographie, L'Association, coll. « Patte de Mouche », 2006
  • Ovni (scénario), avec Fabrice Parme (dessin), Delcourt, coll. « Shampooing », 2006
  • Île Bourbon 1730 (scénario et dessin), avec Appollo (scénario), Delcourt, coll. « Shampooing », 2007
  • Panique en Atlantique, avec Fabrice Parme (dessin), Le Spirou de... tome 6, Dupuis, 2010
  • Omni-Visibilis, avec Matthieu Bonhomme (dessin), Dupuis, 2010
  • Bludzee, Delcourt, coll. « Shampooing », 2010

Séries[modifier | modifier le code]

0. Slaloms, 1997. Réédition de l'album publié par L'Association en 1993
1. Blacktown, 1995
2. Pichenettes, 1996
3. Walter, 1997
4. Amour & Intérim, 1998
5. Vacances de printemps (dessin), avec Frank Le Gall (scénario), 1999
6. Pour de vrai, 1999
7. La Couleur de l'enfer, 2000
8. La Vie comme elle vient, 2004
9. L'Accélérateur atomique, 2003
  1. Les Aventures de l'univers, 1997
  2. Ordinateur mon ami, 1999
  3. Cyberculture, mon amour, 2001
  4. Top Ouf, 2010
  1. Cœur de Canard, avec Walter (couleur), 1998
  2. Le Roi de la bagarre, avec Walter (couleur), 1998
  3. La Princesse des barbares, avec Walter (couleur), 2000
  4. Sortilèges et avatars, avec Brigitte Findakly (couleur), 2002
  5. Un mariage à part, avec Boulet (dessin et couleur) et Lucie Albon (couleur), 2006
  6. Retour en fanfare, avec Boulet (dessin et couleur) et Lucie Albon (couleur), 2007
  1. Monstrueux Bazar, 1999
  2. Monstrueux Noël, 1999
  3. Monstrueux Dindon, 2000
  4. Monstrueux Dinosaure, 2001
-99. La chemise de la nuit, 1999
-98. Un justicier dans l'ennui, 2001
-97. Une jeunesse qui s'enfuit, 2003
-84. Après la pluie, 2006
-83. Sans un bruit, 2008
101. Le Cimetière des dragons, 1999
102. Le Volcan des Vaucauson, 2001
103. Armaggedon, 2002 (volontairement orthographié ainsi)
104. Le Dojo du lagon, avec Kerascoët (dessin), 2005
105. Les Nouveaux Centurions, avec Kerascoët (dessin), 2006
106. Révolutions, avec Obion (dessin), 2009
110. Haut Septentrion, avec Alfred (dessin), 2014
111. La fin du Donjon, avec Mazan (dessin), 2014
  1. Bonjour Petit Père Noël, avec Isabelle Busschaert (couleur), 2000
  2. Joyeux Halloween Petit Père Noël, avec Isabelle Busschaert (couleur), 2001
  3. Petit Père Noël contre le docteur Méchant, avec Corinne Bertrand et Véronique Le Gros (couleur), 2002
  4. On a volé le courrier du Petit Père Noël, avec Corinne Bertrand (couleur), 2003
  5. Petit Père Noël et le cadeau perdu, avec Corinne Bertrand (couleur), 2004.
  1. Les trois chemins, 2000
  2. Les trois chemins sous la mer, 2003
  1. Les Cosmonautes du futur, 2000
  2. Le Retour, 2001
  3. Résurrection, 2004
  • Donjon Parade (scénario), avec Joann Sfar (scénario), Manu Larcenet (dessin) et Walter (couleur), Delcourt, coll. « Humour de rire » :
  1. Un Donjon de trop, 2000
  2. Le Sage du ghetto, 2001
  3. Le Jour des crapauds, 2002
  4. Des fleurs et des marmots, 2004
  5. Technique Grogro, 2007
  • Venezia (scénario), avec Fabrice Parme (dessin), Dargaud, coll. « Poisson Pilote » :
  1. Triple Jeu, 2001
  2. Codex Bellum, 2002
  1. Adalbert ne manque pas d'air, 2001
  2. Adalbert perd les pédales, 2001
  3. Adalbert a tout pour plaire, 2002
  4. Adalbert s'en sort pas mal, 2002
  5. Adalbert plus que super, 2003
  6. Adalbert fait du scandale, 2003
  7. Adalbert change d'atmosphère, 2004
  8. Adalbert est trop génial, 2004
  9. Adalbert fait des affaires, 2005
  • Donjon Monsters (scénario), avec Joann Sfar (scénario), Delcourt, coll. « Humour de rire » :
  1. Jean-Jean la terreur, avec Mazan (dessin) et Walter (couleur), 2001
  2. Le Géant qui pleure, avec Jean-Christophe Menu (dessin) et Walter (couleur), 2001
  3. La Carte majeure, avec Andreas (dessin) et Walter (couleur), 2002
  4. Le Noir Seigneur, avec Stéphane Blanquet (dessin et couleur), 2003
  5. La Nuit du tombeur, avec Jean-Emmanuel Vermot-Desroches (dessin) et Walter (couleur), 2003
  6. Du ramdam chez les brasseurs, avec Yoann (dessin et couleur), 2003
  7. Mon fils le tueur, avec Blutch (dessin) et Walter (couleur), 2003
  8. Crève-Cœur, avec Carlos Nine (dessin et couleur), 2004
  9. Les Profondeurs, avec Killoffer (dessin et couleur) et Walter (couleur), 2004
  10. Des Soldats d'honneur, avec Frédéric Bézian (dessin) et Walter (couleur), 2006
  11. Le Grand Animateur, avec Stanislas (dessin) et Dominique Thomas (couleur), 2007
  12. Le Grimoire de l'Inventeur, avec Kéramidas (dessin) et Walter (couleur), 2008
  1. Une histoire, 2001
  2. Plein d'histoires, 2003
  • Kaput et Zösky (scénario, dessin du t.1), Delcourt, coll. « Jeunesse » :
  1. Les Zigouilleurs de l'infini, 2002
  2. Les Flinguizeurs du cosmos, avec Éric Cartier (dessin), 2003
  • Carnet de Bord, L'Association, coll. « Côtelette » :
  1. 1-10 décembre 2002, 2002
  2. 22-28 janvier 2002 / 17-27 février 2002, 2002
  3. 10-19 avril 2002 / 11 juin - 12 juillet 2002, 2002
  4. 2002-2003, 2004
  1. La Malédiction du parapluie, 2006
  2. Le Syndrome du prisonnier, 2007
  3. Le Bonheur inquiet, 2008
  4. Mon Ombre Au Loin, 2009
  5. Le Robinet Musical, 2011
  6. Deux ou trois mois d'éternité, 2013
  1. Est-ce qu'on ment aux gens qu'on aime ?, 2011
  2. La Mort au début du chemin, 2011
  3. Noires sont les étoiles, avril 2012
  4. Un caillou enterré n'apprend jamais rien, 2012
  5. Le Pays des démons bleus, 2013
  6. L'Ennemi de mon ennemi, 2014
  7. Une fin à toute chose, 2014

Collectifs[modifier | modifier le code]

  • Une page dans Raaan, L'Association, cadeau-adhérent, 1994
  • Première version de Pichenette, L'Association, Lapin n° 5, 1994
  • Un long récit Le Crabar de Mammouth, L'Association, Lapin n° 7, 1995
  • « Promenade », dans Noire est la Terre, Autrement, coll. « Histoires graphiques », 1996
  • « Réinterprétation de L'homme à la valise » (d'après Daniel Goossens dans l’Oupus 1, L'Association, coll. « Oubapo », 1997
  • Un strip dans Hommage à Mr Pinpon, L'Association, cadeau-adhérent, 1997
  • Trois pages dans Comix 2000, L'Association, 1999
  • Deux pages dans Le Rab de Comix 2000, L'Association, cadeau-adhérent, 1999
  • Six planches dans Oupus t. 3 : Les vacances de l'OuBaPo, L'Association, coll. « Oubapo », 2000
  • Participation au collectif Tati, Drozophile, 2000
  • Participation au collectif Comix Mac, Automne 67, 2000
  • Une planche dans Lapins, L'Association, cadeau-adhérent, 2000
  • Participations à l’Oupus t. 2, L'Association, coll. « OuBaPo », 2003
  • Participations à l’Oupus t. 4, L'Association, coll. « OuBaPo », 2005
  • « L'incroyable labyrinthe », dans Little Lit t. 2 : Drôles d'histoires pour drôles d'enfants, Le Seuil, 2005
  • Participation à Coïncidences (dessin), avec Fabien Vehlmann (scénario), On a marché sur la bulle, 2006
  • Participation aux 24h de la bande dessinée, dans Boule de neige, Sérendipité, 2007
  • Quoi !, L'Association, 2011

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Loret, 2007
  2. « Trondheim, Lewis », sur BD Gest' (consulté le 29 mai 2011)
  3. « Brèves : Un certain Lewis… », dans Les Cahiers de la bande dessinée n°83, décembre 1988, p. 6
  4. a, b, c, d, e et f Turgeon, 2008-2
  5. Mikaël Demets, « ‘Lapinot et les carottes de Patagonie’ a 15 ans - Naissance de Trondheim », sur evene.fr,‎ 2007 (consulté le 29 mai 2011)
  6. « L'OuBaPo », sur Chifoumi,‎ 2010 (consulté le 29 mai 2011)
  7. VincentB, « Moins d'un quart de seconde pour vivre - Avis de Sceneario.com », sur sceneario.com,‎ 14 avril 2008 (consulté le 29 mai 2011)
  8. Eric Bouchard, « L’Oubapo sans dessus dessous », sur Le Délivré,‎ 18 juin 2010 (consulté le 29 mai 2011)
  9. Didier Pasamonik, « Trondheim et Sfar quittent L’Association ? », sur Actua BD,‎ 2006 (consulté le 29 mai 2011)
  10. « Trondheim le bullimique », sur L'Express.fr,‎ 2007
  11. « Groupement des Auteurs de Bande Dessinée - SNAC », sur http://www.syndicatbd.org
  12. « Papier, une revue déterminée à (ne pas) "lâcher prise" », sur http://www.actuabd.com,‎ 2013 (consulté le 26 juin 2014)
  13. documentaire « Au cœur de la nuit - Lewis Trondheim et Judith Holofernes » Arte, 2006
  14. http://www.lewistrondheim.com/blog/ publication n°608
  15. Didier Pasamonik, « Trondheim désigne ses « ennemis » dans « 20 Minutes » », sur Actua BD,‎ 2006 (consulté le 29 mai 2011)
  16. 20 minutes, 15/10/2007
  17. 20 minutes, 02/02/2006
  18. a et b Turgeon, 2008-3
  19. a, b, c et d Turgeon, 2008-4
  20. a et b Gerbier et Ottaviani 2001
  21. Ciment 2007
  22. Éditions Delcourt [1]
  23. BoDoï, août 2009 - [2]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Dossier spécial de 55 pages sur Lewis Trondheim, sans interview : Paul Gravett, « Soyez spontané ! » ; Jean-Pierre Mercier, « En vacances » ; Alexis Laballerie, « Donjon : l'univers de tous les possibles » ; Clément Lemoine, « Lewis Trondheim, ou l'enfance réinventée » ; Gilles Ciment, « Un homme libre qui s'oblige » ; et les témoignages de collègues comme Jean-Christophe Menu, Jean-Pierre Duffour et Jochen Gerner. Contient également une réédition de la version de Pichenette parue dans Lapin en janvier 1994.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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