Saint-Aignan (Loir-et-Cher)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Aignan.
Saint-Aignan
Vue de la commune depuis le château.
Vue de la commune depuis le château.
Blason de Saint-Aignan
Blason
Saint-Aignan (Loir-et-Cher)
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Centre
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Romorantin-Lanthenay
Canton Saint-Aignan
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Val de Cher - Saint-Aignan
Maire
Mandat
Jean-Michel Billon
2008-2014
Code postal 41110
Code commune 41198
Démographie
Gentilé Saint-Aignanais(e)[1]
Population
municipale
3 162 hab. (2008)
Densité 171 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 16′ 10″ N 1° 22′ 36″ E / 47.2694444444, 1.3766666666747° 16′ 10″ Nord
       1° 22′ 36″ Est
/ 47.2694444444, 1.37666666667
  
Altitude Min. 64 m — Max. 164 m
Superficie 18,48 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Aignan

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Aignan
Liens
Site web www.ville-staignan.fr/

Saint-Aignan ou Saint-Aignan-sur-Cher, anciennement appelée Saint-Aignan-en-Berry, est une commune française, située dans le département de Loir-et-Cher et la région Centre.

Sommaire

Géographie [modifier]

Erigée à flanc de coteau sur les bords de la rivière Cher, la cité possédait une situation très enviée au carrefour des 3 provinces : Orléanais, Berry et Touraine. Elle conserve de son histoire, une architecture urbaine faite de petites ruelles ainsi que de nombreux monuments.

Histoire [modifier]

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Entre 1790 et 1794, la commune a absorbé celle voisine de Saint-Aignan-Hors-l'Enclos[2].

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Carismont[2].

Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 3 100 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant Franco, arrivent dans le Loir-et-Cher. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (les haras de Selles-sur-Cher sont notamment utilisés), 47 villages sont mis à contribution[3], dont Saint-Aignan[4]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants, sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[5]. Au printemps et à l'été, les réfugiés sont regroupés à Bois-Brûlé (commune de Boisseau)[6].

Articles détaillés : Retirada et Histoire du Loir-et-Cher.

Blasonnement [modifier]

Blason ville fr saint aignan (loir-et-cher).svg

Les armoiries de Saint-Aignan se blasonnent ainsi :
Écartelé : au premier et au quatrième de gueules à la bande d’argent, au deuxième de gueules aux deux burèles, l’une en chef, l’autre en pointe, au bâton haussé brochant arrêté à la burèle de pointe, au troisième de gueules aux deux burèles, l’une en chef, l’autre en pointe, au bâton abaissé brochant arrêté à la burèle du chef ; sur le tout écartelé : au I et IV d’azur aux trois fleurs de lys d’or, au II et III de gueules aux chaînes d’or posées en orle, en croix et en sautoir, chargées en cœur d’une émeraude au naturel.

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1983 Yves Piau PS vétérinaire
1983 2001 Guy Martineau DVD pharmacien
2001 2008 Yves Piau PS vétérinaire
2008 en cours Jean-Michel Billon DVD kinésithérapeute
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

Évolution démographique [modifier]

D’après le recensement Insee de 2007, Saint-Aignan compte 3 209 habitants (soit une diminution de 9 % par rapport à 1999). La commune occupe le 3 110e rang au niveau national, alors qu’elle était au 2 638e en 1999, et le 18e au niveau départemental sur 291 communes.

L’évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Saint-Aignan depuis 1793. Le maximum de population a été atteint en 1990 avec 3 672 habitants.

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 341 2 985 2 597 2 845 2 772 2 856 3 049 3 146 3 434
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 337 3 600 3 648 3 393 3 349 3 337 3 471 3 301 3 300
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 208 3 106 2 992 2 724 2 768 2 667 2 723 2 649 2 670
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 -
3 029 3 445 3 602 3 600 3 672 3 543 3 257 3 209 -
Sources : base Cassini de l’EHESS pour les nombres retenus jusqu’en 1962[2], base Insee à partir de 1968 (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[7],[8]

Pyramide des âges [modifier]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d’un âge supérieur à 60 ans (39,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). À l’instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,4 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d’âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 14,1 %, 15 à 29 ans = 16,5 %, 30 à 44 ans = 16,6 %, 45 à 59 ans = 20,5 %, plus de 60 ans = 32,3 %) ;
  • 53,4 % de femmes (0 à 14 ans = 10,7 %, 15 à 29 ans = 13 %, 30 à 44 ans = 12,6 %, 45 à 59 ans = 17,6 %, plus de 60 ans = 46 %).
Pyramide des âges à Saint-Aignan en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,5 
90  ans ou +
5,5 
13,7 
75 à 89 ans
21,0 
17,1 
60 à 74 ans
19,5 
20,5 
45 à 59 ans
17,6 
16,6 
30 à 44 ans
12,6 
16,5 
15 à 29 ans
13,0 
14,1 
0 à 14 ans
10,7 
Pyramide des âges du département du Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Lieux et monuments [modifier]

Fresques murales datant du XIe siècle relatant la vie de saint Gilles
  • Collégiale Saint-Aignan de Saint-Aignan : collégiale avec crypte des XIe et XIIe siècles. Double clocher, dont le plus récent, qui surmonte le porche de l’église, a été marqué des querelles de la fin du XIXe siècle : il porte encore l’inscription « Liberté Égalité Fraternité » ; en effet, cette ville a vu naître de grandes tensions entre laïcs et chrétiens au début du XXe siècle. C’est là aussi que fut effectué le premier enterrement laïc de l’histoire de France. La collégiale a été classée monument historique dès 1845. La crypte, plus exactement l'église primitive de Saint-Aignan, abrite des fresques datant du XIIe siècle la plus ancienne, située dans le cul de four représente le Christ en majesté qui trône dans une double gloire en mandorle ;
  • Château de Saint-Aignan, bâti sur un promontoire, il domine la ville. Il est composé d’éléments de plusieurs époques, du IXe au XIXe siècle (dont la tour Hagard et les vestiges de l'ancienne forteresse constituant la partie la plus ancienne (IXe et Xe siècles) et le château Renaissance (XVe et XVIe siècles) encore habité par la famille de La Roche-Aymon, descendants des Beauvilliers, ducs de Saint-Aignan ;

« On y fait d’assez grands travaux, solides et même riches comme construction, mais, malheureusement, d’un style qui ne parait pas assez analogue à celui des constructions primitives. C’est par exemple une grosse tour saxonne à côté des tourelles pointues de Louis XI. Ce château est très froid. »

— Dorothée de Courlande (1793-1862), duchesse de Dino, lettre datée de Saint-Aignan, 7 décembre 1841[11]

  • Maisons de chanoines dans le bourg ;

Personnalités liées à la commune [modifier]

Évènements [modifier]

  • Festival Jazz en Val-de-Cher, depuis 1998 ,
  • Festival Harmonicas sur Cher depuis 2003,
  • Concerts de l’ensemble harmonique « La Lyre saint-aignanaise »,
  • Concerts du groupe de percussions « Ensemble de Percussion du Val de Cher - Saint Aignan »

Notes [modifier]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 10/05/2010
  2. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d’aujourd’hui, sur site de l’École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 5 octobre 2010
  3. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  4. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  5. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  6. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  7. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 5 octobre 2010
  8. Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 5 octobre 2010
  9. Évolution et structure de la population à Saint-Aignan en 2007, sur le site de l’Insee. Consulté le 5 octobre 2010
  10. Résultats du recensement de la population du Loir-et-Cher en 2007, sur le site de l’Insee. Consulté le 5 octobre 2010
  11. Lettre citée dans « La duchesse de Dino, dernier amour de Talleyrand », Le Magazine de la Touraine, no 55, juillet 1995, p. 65 
  12. Notice de Joseph-Paul Boncou dans le Dictionaire des personnalités de Sologne et Environs, Le petit Solognot, printemps 2011

Voir aussi [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]