Saint-Aignan (Loir-et-Cher)
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| Saint-Aignan | ||
Vue de la commune depuis le château. |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Centre | |
| Département | Loir-et-Cher | |
| Arrondissement | Romorantin-Lanthenay | |
| Canton | Saint-Aignan (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes Val de Cher - Saint-Aignan | |
| Maire Mandat |
Jean-Michel Billon 2008-2014 |
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| Code postal | 41110 | |
| Code commune | 41198 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Saint-Aignanais(e)[1] | |
| Population municipale |
3 162 hab. (2008) | |
| Densité | 171 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 64 m — Max. 164 m | |
| Superficie | 18,48 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.ville-staignan.fr/ | |
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Saint-Aignan ou Saint-Aignan-sur-Cher, anciennement appelée Saint-Aignan-en-Berry, est une commune française, située dans le département de Loir-et-Cher et la région Centre.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Erigée à flanc de coteau sur les bords de la rivière Cher, la cité possédait une situation très enviée au carrefour des 3 provinces : Orléanais, Berry et Touraine. Elle conserve de son histoire, une architecture urbaine faite de petites ruelles ainsi que de nombreux monuments.
Histoire [modifier]
Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.
Entre 1790 et 1794, la commune a absorbé celle voisine de Saint-Aignan-Hors-l'Enclos[2].
Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Carismont[2].
Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 3 100 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant Franco, arrivent dans le Loir-et-Cher. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (les haras de Selles-sur-Cher sont notamment utilisés), 47 villages sont mis à contribution[3], dont Saint-Aignan[4]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants, sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[5]. Au printemps et à l'été, les réfugiés sont regroupés à Bois-Brûlé (commune de Boisseau)[6].
Blasonnement [modifier]
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Les armoiries de Saint-Aignan se blasonnent ainsi : |
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
D’après le recensement Insee de 2007, Saint-Aignan compte 3 209 habitants (soit une diminution de 9 % par rapport à 1999). La commune occupe le 3 110e rang au niveau national, alors qu’elle était au 2 638e en 1999, et le 18e au niveau départemental sur 291 communes.
L’évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Saint-Aignan depuis 1793. Le maximum de population a été atteint en 1990 avec 3 672 habitants.

Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d’un âge supérieur à 60 ans (39,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). À l’instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,4 %) est supérieur au taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d’âge est, en 2007, la suivante :
- 46,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 14,1 %, 15 à 29 ans = 16,5 %, 30 à 44 ans = 16,6 %, 45 à 59 ans = 20,5 %, plus de 60 ans = 32,3 %) ;
- 53,4 % de femmes (0 à 14 ans = 10,7 %, 15 à 29 ans = 13 %, 30 à 44 ans = 12,6 %, 45 à 59 ans = 17,6 %, plus de 60 ans = 46 %).
Lieux et monuments [modifier]
- Collégiale Saint-Aignan de Saint-Aignan : collégiale avec crypte des XIe et XIIe siècles. Double clocher, dont le plus récent, qui surmonte le porche de l’église, a été marqué des querelles de la fin du XIXe siècle : il porte encore l’inscription « Liberté Égalité Fraternité » ; en effet, cette ville a vu naître de grandes tensions entre laïcs et chrétiens au début du XXe siècle. C’est là aussi que fut effectué le premier enterrement laïc de l’histoire de France. La collégiale a été classée monument historique dès 1845. La crypte, plus exactement l'église primitive de Saint-Aignan, abrite des fresques datant du XIIe siècle la plus ancienne, située dans le cul de four représente le Christ en majesté qui trône dans une double gloire en mandorle ;
- Château de Saint-Aignan, bâti sur un promontoire, il domine la ville. Il est composé d’éléments de plusieurs époques, du IXe au XIXe siècle (dont la tour Hagard et les vestiges de l'ancienne forteresse constituant la partie la plus ancienne (IXe et Xe siècles) et le château Renaissance (XVe et XVIe siècles) encore habité par la famille de La Roche-Aymon, descendants des Beauvilliers, ducs de Saint-Aignan ;
« On y fait d’assez grands travaux, solides et même riches comme construction, mais, malheureusement, d’un style qui ne parait pas assez analogue à celui des constructions primitives. C’est par exemple une grosse tour saxonne à côté des tourelles pointues de Louis XI. Ce château est très froid. »
— Dorothée de Courlande (1793-1862), duchesse de Dino, lettre datée de Saint-Aignan, 7 décembre 1841[11]
- Couvent Notre-Dame des Anges (couvent des Bernardines) ;
- Maisons de chanoines dans le bourg ;
- Maison natale de Joseph Paul-Boncour (une plaque sur le pont en venant de Noyers-sur-Cher) ;
- La Prévôté, bâtiment du XIVe siècle, servant actuellement d’espace d’exposition ;
- Maison de la Maréchaussée, maison du XIIe siècle rue de la Raquette ;
- Hôtel-Dieu Mansart, bâti par Jules Hardouin-Mansart ;
- Maison à pans de bois, 27, rue Constant-Ragot ;
- Perception, actuellement Trésor public ;
- ZooParc de Beauval, créé en 1980 sur près de 20 hectares.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Joseph Paul-Boncour (1873-1972), homme politique, y est né[12].
- Armand Beauvais (1840-1911), peintre, est décédé à Saint-Aignan.
Évènements [modifier]
- Concerts de l’ensemble harmonique « La Lyre saint-aignanaise »,
- Concerts du groupe de percussions « Ensemble de Percussion du Val de Cher - Saint Aignan »
Notes [modifier]
- Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 10/05/2010
- Des villages de Cassini aux communes d’aujourd’hui, sur site de l’École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 5 octobre 2010
- Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
- Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
- Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
- Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 5 octobre 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 5 octobre 2010
- Évolution et structure de la population à Saint-Aignan en 2007, sur le site de l’Insee. Consulté le 5 octobre 2010
- Résultats du recensement de la population du Loir-et-Cher en 2007, sur le site de l’Insee. Consulté le 5 octobre 2010
- Lettre citée dans « La duchesse de Dino, dernier amour de Talleyrand », Le Magazine de la Touraine, no 55, juillet 1995, p. 65
- Notice de Joseph-Paul Boncou dans le Dictionaire des personnalités de Sologne et Environs, Le petit Solognot, printemps 2011
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Liste des communes de Loir-et-Cher
- Ligne Blois - Saint-Aignan-sur-Cher (ancienne ligne de chemin de fer à voie métrique)