Gièvres

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Gièvres
La gare de Gièvres.
La gare de Gièvres.
Blason de Gièvres
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Romorantin-Lanthenay
Canton Selles-sur-Cher
Intercommunalité Communauté de communes Cher - Sologne
Maire
Mandat
Robert Mougne
2014-2020
Code postal 41130
Code commune 41097
Démographie
Gentilé Giévrois(es)
Population
municipale
2 361 hab. (2011)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 16′ 38″ N 1° 40′ 11″ E / 47.2772222222, 1.66972222222 ()47° 16′ 38″ Nord 1° 40′ 11″ Est / 47.2772222222, 1.66972222222 ()  
Altitude Min. 72 m – Max. 102 m
Superficie 38,05 km2
Localisation

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Gièvres
Liens
Site web Site officiel

Gièvres est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L’origine de Gièvres remonte à l’antiquité gauloise. identifiée avec le nom Gabris qui figure sur la table de Peutinger viendrait d’un nom d’homme gaulois Gabrius[1]. Voir Giverny.

À l’époque gallo-romaine la cité se développe au croisement de voies romaines de Tours à Bourges, d’Orléans à Poitiers, d’Orléans à Argenton et du Mans à Bourges ; elle compte environ un millier d’habitants.

Vers le IIIe siècle cette cité disparaît sans laisser la moindre trace, sauf au lieu-dit le « Perreux » où furent retrouvés de nombreux fragments de vie. Diverses fouilles y ont été pratiquées aux XIXe et XXe siècles.

Jusqu’au milieu du XIXe siècle le bourg de Gièvres se localise au Bas-Bourg tapi auprès de son église du XIe siècle, prieuré qui dépendait de l’abbaye de Massay. En 1845 elle est désaffectée puis démolie. Elle est reconstruite en 1853. Cette date marque une nouvelle urbanisation autour de la place actuelle et tout le long de la route de Selles-sur-Cher à Villefranche.

Avant 1789 Villedieu est une paroisse indépendante dont l’église romane dépend de la Commanderie de Malte de Villefranche-sur-Cher ; elle est désaffectée avant la Révolution. Sur sa demande, la commune de Villedieu est rattachée à celle de Gièvres en 1815.

Aux XIXe et XXe siècles, Gièvres, qui est essentiellement agricole et viticole, voit son commerce se développer avec le creusement du Canal de Berry en 1830, la construction de la route nationale 76 en 1840, l’arrivée du chemin de fer de Tours à Vierzon en 1867, du chemin de fer du B A (Blanc- Argent) en 1902, de l’édification d’un pont suspendu sur le Cher en 1840, remplacé par un pont métallique en 1898 lui-même remplacé par le pont actuel en 1970.

De 1917 à 1919, un immense camp est implanté à Gièvres par l’armée américaine, le GISD (General Intermediate Supply Depot). Il forme un losange de 13 km de long sur 3 de large. Il comprend 213 km de voies ferrées, 555 aiguillages, plus de 200 hangars d’une superficie totale de 36 ha couverts, une usine frigorifique pouvant contenir 8000 tonnes de viande, 400 baraques de cantonnement où logent entre 20 000 et 30 000 hommes. En 1918, on adjoint à cet entreprôt, pour le montage des avions, le Centre de Production aéronautique No 2 de Romorantin qui s’étend pratiquement jusqu’à la limite de Romorantin. Ce camp est à l’origine de la base aérienne 273 et de l’Entrepôt des Alcools. Tout le reste a été vendu, dépecé, disséminé après la guerre. L’histoire du camp américain a été contée par l’abbé Chauveau dans son ouvrage de 1922 : Les Américains à Gièvres.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, la commune est située en zone occupée et sur la ligne de démarcation qui se trouve sur le Cher.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gievres
Gievres
  • Description littéraire : De pourpre semé de colonnes antiques d’or, à deux barres d’argent, l’écu est chargé à dextre en chef d’un écusson d’argent au chef de sable, à la croix latine pattée de gueules brochant
  • Explication : Les colonnes d’or sur pourpre évoquent la cité commerçante et prospère créée sous l’Empire romain, les deux barres argentées obliquent symbolisent le Cher et la Sauldre qui traversent la ville de part en part, l’écusson à dextre rappelle la position, au Nord-Ouest de la commune, du fief templier de Villedieu dont une église subsiste encore.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008   Robert Mougne    
1986 mars 2008 François Poinclou    
1905 1930 Alphonse Bougros    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 361 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
544 582 531 885 896 952 1 010 1 001 1 057
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 083 1 140 1 180 1 225 1 314 1 259 1 246 1 265 1 250
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 298 1 335 1 321 2 166 1 363 1 319 1 228 1 185 1 438
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 292 1 254 1 534 1 666 1 767 1 999 2 185 2 189 2 361
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (29 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 19 %, 15 à 29 ans = 14,7 %, 30 à 44 ans = 19,9 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 26,1 %) ;
  • 50,8 % de femmes (0 à 14 ans = 16,9 %, 15 à 29 ans = 13 %, 30 à 44 ans = 18,8 %, 45 à 59 ans = 19,4 %, plus de 60 ans = 31,9 %).
Pyramide des âges à Gièvres en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,3 
8,3 
75 à 89 ans
12,1 
17,2 
60 à 74 ans
18,5 
20,3 
45 à 59 ans
19,4 
19,9 
30 à 44 ans
18,8 
14,7 
15 à 29 ans
13,0 
19,0 
0 à 14 ans
16,9 
Pyramide des âges du département du Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Caserne des sapeurs pompiers édifiée en 1927.

- L'effectif de la caserne est de 23 sapeurs pompiers et un médecin. Elle dispose de 4 véhicules :

    • un CCF 4000
    • une VL
    • un VSAB
    • un VTU

La caserne de Gièvres est sous la responsabilité du Capitaine Michel Carré.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  4. « Évolution et structure de la population à Gièvres en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 8 octobre 2010)
  5. « Résultats du recensement de la population du Loir-et-Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 8 octobre 2010)


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]