Civray-de-Touraine

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Civray-de-Touraine
Image illustrative de l'article Civray-de-Touraine
Blason de Civray-de-Touraine
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Bléré
Intercommunalité C.C. de Bléré Val de Cher
Maire
Mandat
Alain Bernard
2014-2020
Code postal 37150
Code commune 37079
Démographie
Gentilé Civraisiens
Population
municipale
1 830 hab. (2011)
Densité 80 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 19′ 59″ N 1° 02′ 58″ E / 47.3330555556, 1.04944444444 ()47° 19′ 59″ Nord 1° 02′ 58″ Est / 47.3330555556, 1.04944444444 ()  
Altitude Min. 46 m – Max. 129 m
Superficie 22,88 km2
Localisation

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Civray-de-Touraine est une commune française du département d'Indre-et-Loire, dans la région Centre.

Ses habitants sont appelés les Civraisiens, Civraisiennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Une commune à cheval sur le Cher : seule commune de Touraine à s'étendre largement de part et d'autre du Cher, ce qui lui valut, d'ailleurs, d'être coupée en deux parties par la ligne de démarcation entre novembre 1942 et la Libération : l'une en zone occupée (nord), l'autre en zone non occupée (sud). Le terroir présente ainsi une grande variété : de la forêt d'Amboise en passant par les coteaux couverts de vignes, la Varenne humide en fond de vallée et au sud l'amorce du plateau de la Champeigne tourangelle.

Communes limitrophes : Amboise, Souvigny-de-Touraine, Chenonceaux, Francueil, Luzillé, Bléré (chef-lieu de canton), La Croix-en-Touraine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , Civray sur Cher est devenu Civray de Touraine.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Civray-de-Touraine (Indre-et-Loire).svg

Les armoiries de Civray-de-Touraine se blasonnent ainsi :

D'azur à un pont voûté d'une arche en ogive d'or, maçonné de sable, accompagné de trois tours d'argent aussi maçonnées de sable et ouvertes du champ, et surmonté d'une grappe de raisin tigée au naturel

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1863 1870 François Cormier    
1870 1871 Pierre Prion   président de la délégation spéciale
1871 1876 François Godeau    
1876 1878 Louis Métivier    
1878 1878 François Godeau    
1878 1882 Louis Métivier    
1882 1892 Etienne Gaillard    
1892 1912 Sylvain Deschamps    
1912 1920 Jean-Baptiste Germain    
1920 1941 Alfred Tessier    
1941 1944 Maurice Allair   président de la délégation spéciale
1944 1953 Marc Deschamps    
1953 1971 Henri Courault    
1971 1971 Marcel Avrin    
1971 1977 Virgile Girard    
1977 1979 Jean-Claude Perochon    
1979 1983 Virgile Girard    
1983 1995 Claude Bouchaud    
1995 1999 Christian Rocher    
1999 mars 2001 Alain Bernard    
mars 2001 mars 2008 Alain Bernard    
mars 2008 mars 2014 Alain Bernard    
mars 2014 mars 2020 Alain Bernard    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 830 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
864 898 944 972 1 029 1 045 1 083 1 087 1 116
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 152 1 186 1 149 1 133 1 160 1 185 1 197 1 124 1 017
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 020 1 003 976 945 900 825 839 841 947
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
973 918 1 037 1 158 1 377 1 523 1 686 1 713 1 815
2011 - - - - - - - -
1 830 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint Germain (XIIIe siècle)

L'Église paroissiale fut classée monument historique en 1946. Elle est dédiée à Saint-Germain. En effet, au VIe siècle, Civray était un domaine appartenant à Germain de Paris, Évêque de Paris. Les parties les plus anciennes de l'édifice ont aujourd'hui près de 900 ans puisqu'elles datent du XIIe siècle : il s'agit de la nef et du transept. Le chœur, à chevet plat et voûte angevine, date du XIIIIe siècle tout comme les trois vitraux retraçant la vie de Saint-Germain. À l'intérieur, une pierre d'autel armoriée (XVIIe siècle) provient du Donjon de Mesvres. L'Église occupe l'emplacement d'un sanctuaire plus ancien : on a retrouvé au XIXe siècle, les vestiges d'un baptistère carolingien (VIIIe siècle) équipé d'une cuve en poterie (un dolium) qui devait être à l'origine (IVe ou Ve siècle) une grande jarre utilisée pour le stockage du grain ; ce dolium est conservé à Tours, à l'Hôtel Goüin, musée de la Société archéologique de Touraine.

Donjon de Mesvres (XIIe-XVe siècle)

Classé à l'inventaire des monuments historiques en 1932. La Vallée de Mesvres se situe en limite ouest de la Commune, à 3 km du centre-bourg. Il s'agit d'une petite agglomération longiligne qui s'étend sur près de 2 km, le long du ruisseau du même nom, lui-même affluent du Cher. Le château occupe une position centrale dans la vallée. Les parties les plus anciennes datent des XIIe et XIIIe siècles mais le bâtiment fut en grande partie reconstruit au XVe siècle. On peut encore voir la massive silhouette du donjon carré, équipé d'une bretèche sur la face sud. Une chapelle (désaffectée) lui est accolée. Des restes de douves et plusieurs souterrains sont également conservés.

L'ensemble d'éclusage sur le Cher

Il est composé d'un barrage, d'une écluse et de sa maison-éclusière. On pouvait en effet remonter le Cher depuis Tours jusqu'à Saint-Aignan (Loir et Cher) et parvenir à Vierzon, Bourges et même Nevers par le canal du Berry. Les travaux d'aménagement remontent au XIXe siècle (le canal du Berry fut ouvert en 1828). Le barrage, haut de deux mètres est muni d'aiguilles que l'on retire en période de hautes eaux. La maison-éclusière porte les marques des deux grandes crues de mai et juin 1856. Pendant la dernière guerre, dans l'est du département et jusqu'à Bléré, la ligne de démarcation suivait le cours du Cher : Civray se trouvait donc coupé en deux entre zone occupée (au nord) et zone non-occupée (au sud) ; les barrage-écluses étaient alors des lieux stratégiques.

Château de la Grillonnière (XVe-XVIe siècle) Logis de Diane (XVIe siècle) Château de Civray (XVIIIe siècle) Manoir de Thoré (XIXe siècle) Nombreux puits et lavoirs et quelques loges de vignes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]